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Jean-François Faustinelli : Idée reçue - l’immobilier est un placement sans risque !

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Pour les fanas de la pierre, tout dépend de la période d’achat, le marché immobilier pouvant être versatile.

« La pierre ne ment pas », « mieux vaut investir dans le dur », « de toute façon, personne ne peut se passer de toit »…Ce genre de poncifs patrimoniaux amène trop souvent les ménages à couler dans le béton -ou la pierre- l’intégralité de leurs économies. Et à s’endetter sur une longue période. Leur principal argument : l’appartement ou le pavillon s’appréciera forcément avec le temps. Pourtant, l’histoire immobilière prouve qu’acheter un bien comporte aussi un risque de perte en capital, mais surtout il peut présenter un manque à gagner par rapport à des placements réputés plus capricieux, comme les actions.

Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre. L’immobilier, parisien en l’occurrence, enchaîne des hauts et des bas à un rythme plus effréné que les indices boursiers. Au troisième trimestre de 1986, le mètre carré s’échangeait à 1557 euros en moyenne. Cinq ans après, il fallait mettre le double, 3422 euros, sur la table. La bonne affaire pour les vendeurs ! A l’inverse, les acheteurs de 1994 constataient trois ans plus tard, en 1997, un effondrement des prix de 22%. Il leur a fallu attendre six ou sept ans pour retrouver leur prix d’achat. Plus récemment, les logements anciens en Ile-de-France ont réservé quelques déconvenues aux acquéreurs « malchanceux » en mai 2008, juste avant la crise financière. Un an après, leur bien valait 8% de moins.

La leçon ? L’immobilier sanctionne presque aussi durement que la Bourse le propriétaire tombé au « mauvais moment ». Un propriétaire doit patienter longtemps pour effacer une crise immobilière. Et en Bourse ? Bien sûr, le risque de perdre existe également pour un actionnaire, mais il se relève statistiquement plus vite d’un krach boursier. S’ajoutent, à la défaveur du propriétaire, des événements de proximité : la construction d’une route (négatif) ou d’une bouche de métro (positif), l’image subitement has been ou « tendance » du quartier, avec ses effets déterminants sur la valeur du bien. Les spécialistes parlent du risque « d’illiquidité ». En clair, comme chaque bien immobilier (contrairement aux millions d’actions France Télécom et aux parfaitement indifférenciables), les propositions d’achat et de vente sont peu nombreuses, du moins comparées à un carnet d’ordre boursier……

Extrait de : 150 idées reçues sur l’économie, de Franck Dedieu, Emmanuel  Lechypre et François de Witt.

En immobilier, c’est, certes à la vente que vous gagner de l’argent, mais c’est surtout à l’achat ! N’achetez jamais un bien au prix du marché, sinon vous êtes un potentiel et quasi certain perdant d’avance !!

 

Jean-François FAUSTINELLI

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