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Gilles Janssen

Gilles Janssen

Amoureux de la vie et passionné par la finance, ma conception de la vie est qu’elle ne se vit pleinement qu’à condition d’être libre, càd libre de nos schémas mentaux et donc également des attentes diverses, internes et externes, qui pèsent sur nous. Est-ce réellement atteignable ? Aucune certitude… mais s’en rapprocher me passionne.

Pour les attentes internes, chacun sa m***** et doit créer sa propre voie. Pour les attentes externes, je ne vois que trois façon d’y arriver : L’acceptation totale de sa condition, se retirer loin de tout (idéalement en groupe qui partage ta vision) ou l’indépendance financière. Je me suis lancé dans cette troisième option.

Plus pratiquement, j’ai 15 années d’expérience dans la finance et quelques expériences d’entreprenariat, dans l’immobilier principalement mais également une en e-commerce.

Chacun doit construire sa vérité, que ce soit en ce qui concerne la gestion de son patrimoine ou dans la vie en général, et j’espère que mes réflexions vous permettront d’enrichir les vôtres.

« L’expérience compte plus que le résultat… …qui de toute façon nous dépasse et ne nous appartient pas »









 

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Le rôle des banques dans le communisme 2.0

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Comme vous avez pu vous en apercevoir, le rôle des banques a drastiquement évolué depuis 15 ans. Voici comment on pourrait décrire cette évolution :

-          Jusqu’en 2007/2008 : Secteur très diversifié avec des acteurs privés, publics et quelques banques coopératives. La tendance était à la privatisation des banques publiques et à une règlementation minimale. La confidentialité était la norme (voire secret bancaire dans certaines juridictions). Il fallait clairement être client des banques coopératives lorsque c’était possible (peu présentes à l’international) ou d’une banque privée sérieuse qui défendait vos intérêts car il y régnait une forme de jungle. Dans tous les cas, il fallait éviter à tout prix les banques publiques restantes tant le niveau de corruption y était maximal en l’absence de tout contrôle (probablement une des plus grandes erreurs de Bernard Tapie dans l’affaire Adidas).

-          A partir de 2008 : Suite à la crise des subprimes, les régulateurs savaient que la meilleure façon de se prémunir d’une nouvelle crise systémique était de fragmenter les géants bancaires mais se sont laissés enfumer par le lobby bancaire qui avait trop peur de perdre en compétitivité à l’international. Un compromis a donc été trouvé en pensant que la règlementation de Bâle – en réalité de l’auto règlementation puisque le CA du Comité de Bâle est composé de banquiers – ainsi que la mise en place d’un mécanisme de faillite (résolution) supposé garantir une partie des dépôts et empêcher le recours à l’argent des contribuables en cas de faillite feraient l’affaire. Cette overdose réglementaire a conduit les banques européennes a se concentrer sur de l'administratif et à délaisser pendant 10 ans l'innonvation. Quiquonque a un compte bancaire en Europe et en Asie comprendra de quoi je parle. Même une banque de seconde zone asiatique permet de faire sur mobile davantage de choses que les apps bancaires des majors européens.

Le résultat de ces règlementations coûteuses et peu efficaces, couplé à la décennie de taux bas a pesé sur la rentabilité des banques européennes et a transformé des banques fragiles mais compétitives à l’international et rentables en des banques… …fragiles, non concurrentielles à l’international et avec une rentabilité en berne (cf Deutsche Bank qui agonise depuis des années).

De plus, les faillites bancaires observées jusqu’à présent ont soit conduit à un renflouement indirect (cf banques italiennes) soit à un adossement à des banques plus grandes créant ainsi des too big too fail encore plus grand (ex : Banco popular vendue à Santander).

On arrive donc plus ou moins à l’opposé de ce qu’il aurait fallu faire. Pour ma part, j’aurais préféré une stratégie visant à limiter la taille des banques européennes au sein de l’UE en rendant contraignant un ratio de levier et/ou une imposition proportionnelle aux parts de marché (éviter les too big too fail) afin de les forcer à s’étendre à l’international, là où il y avait des taux d’intérêts réels positifs et donc de la rentabilité. Cela aurait probablement conduit à des banques moins systémiques, plus diversifiées et forcées d'innover.

 Il ne vous aura évidemment pas échappé qu’elles sont également devenues les bras droits des états dans la collecte des impôts (CRS, FATCA, prélèvement forcé de l’impôt sur vos comptes,…). Parallèlement, les banques systémiques européennes ont été placées sous la supervision de la BCE.

 
-          Depuis 2020, la position adoptée SIMULTANEMENT par TOUTES les banques systémiques de souscrire à la stratégie de la finance verte (ndlr. votre épargne ne vous rapporte rien mais au moins rachète votre culpabilité d’exister) confirme une intuition que j’avais depuis plusieurs années à savoir que les banques systémiques deviennent des filiales de la BCE. Chose faite à présent.


Conclusion : Contrairement à ce que je pouvais encore penser il y a peu, le risque de faillite est devenu proche de 0 pour le plus grand too big too fail de chaque pays de l’UE car la BCE en a trop besoin. En revanche, les banques systémiques de second rang pourraient être fusionnées avec les n°1 de façon à n’avoir qu’une filiale par pays.

Si on ne peut/veut sortir son épargne de l’Europe, il vaut mieux l’avoir dans des banques coopératives non-systémiques car ce sont elles qui sont le plus susceptibles de défendre votre intérêt.

Enfin, je m’attends à ce que la finance verte soit rentable dans les prochaines années du fait des capitaux qui vont y être drainés de gré ou de force. Mais la rentabilité à long terme d’une économie administrée me semble totalement illusoire.
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