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Mon money management (Partie 2)

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Analyse de la liquidité au carnet pour anticiper les conditions de débouclage de position
  
  
 - Anticiper la sortie avant même d’entrer en position
  
 Protéger son trade c’est anticiper ; l’évaluation préalable du niveau de liquidité apparent par le niveau de remplissage du carnet, est donc une attitude préventive salutaire ; je choisis les carnets liquides plus sécurisés aux carnets insuffisamment liquides, donc dangereux par définition, comme sur un bon nombre de titres du compartiment C : le risque, c’est de s’y retrouver coincé, sans contrepartie vendeuse pour sortir !
  
 Mon principe de base prudentiel avant de prendre position, c’est de m’assurer qu’il y a une contrepartie apparemment suffisante en face pour couper ma position si ça tourne mal ; j’anticipe donc ma sortie du carnet avant d’y entrer ; en clair, si je rentre long, je regarde s’il y a suffisamment d’acheteurs si je redeviens vendeur, au moment de vendre ma position ; si je suis short, je regarde s’il y a suffisamment de vendeurs au carnet au moment où je vais racheter ma position ; c’est une analyse symétrique, de bon sens !
  
  
 - Les quantités disponibles visibles au carnet ne sont qu’apparentes
  
 Cette méthode a deux limites et ne convient pas toujours, même si globalement est m’a permis de limiter la casse et de protéger par anticipation certaines de mes prises de position dans le passé :
 - d’abord il faut toujours considérer un carnet comme un instrument dynamique et évolutif, ce qui était valable à un moment t ne l’est pas forcément à un moment t + 1 ; aussi, l’analyse prédictive que l’on fait en entrant au carnet peut se retourner subitement sous l’effet d’une grosse manip’, de la présence d’ordres icebergs invisibles par définition, une réorganisation du carnet au profit des acheteurs ou des vendeurs, etc., qui annulent le bénéfice de cette anticipation, désormais obsolète ; par contre, je ne donne pas beaucoup de crédit à mes anticipations sur les carnets du compartiment C, a priori moins fiables au niveau de leur remplissage : les ordres apparaissent ou disparaissent subitement, le carnet se gonfle ou se dégonfle de façon factice et artificielle, etc.
  
 - secundo, certaines valeurs toujours très liquides - comme la plupart des valeurs CAC et des grosses valeurs SRD - ne nécessitent pas ce type de précaution par anticipation : par exemple, Alcatel-Lucent (ALU) ou Alstom RGPT (ALO) pour le CAC, et Rhodia (RHA)/Scor (SCO), ou encore Ubisoft (UBI)/Infogrames (IFG) pour le SRD, sont des valeurs toujours très liquides, car très travaillées par le marché en général…
  
  
 Le courtage comme coût assurantiel de protection du capital

  
  
 - L’importance du déchet en day trading
  
 Le trading intraday au carnet, c’est beaucoup de déchets et de ratages : petites pertes sur déclenchements de stop loss, positions soldées flat au même prix de revient mais avec le courtage en plus, etc. ; autant d’occasions donc, d’enrichir mon broker et de multiplier les frais, avant même d’avoir engrangé la moindre plus-value, parfois même en plus des pertes de la journée ou du mois, qui sont déjà difficiles à avaler !
  
 La nature même de mon trading multipliant les allers/retours intraday sur des montants parfois très importants, entraîne des frais de courtage élevés ; l’importance de choisir un broker compétitif au niveau du prix est ici essentielle pour limiter le coût annuel des transactions.
  
  
 - Le courtage comme élément entrant dans les frais généraux de fonctionnement
  
 Le courtage est le prix à payer pour protéger mon capital et dormir tranquille ; c’est une assurance contre la perte ; en théorie, la seule perte que j’accepte est celle des frais de coupe ou de transaction !
  
 C’est une erreur et un faux calcul de penser que multiplier les allers/retours c’est multiplier les frais et donc enrichir son broker ; les quelques euros par transaction laissés au courtier ne sont rien par rapport aux pertes potentielles théoriques, liées à la volatilité des cours de Bourse ; c’est incomparablement moins cher de couper souvent court et de sauver ainsi son capital que de laisser filer des pertes pour économiser du courtage ; tant mieux si mon broker s’enrichit, il me permet de rester en vie sur le marché et ce service vaut bien les frais que je lui verse annuellement…

 

 

Vincent Baron

Extrait de l'ouvrage :

http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/vincent-baron-temoignage-d-un-trader-9782915401219

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