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La Deutsche Bank prévoit un défaut de cycle sur les Junk Bonds à partir de 2017

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Une des plus grandes sources d'anxiété chez les investisseurs au début 2016 était le marché des obligations à haut rendement. En particulier, le marché des obligations émises par les sociétés pétrolières et gazières.

Comme le prix du pétrole a plongé en dessous de 30 $ en janvier et février, les investisseurs se sont précipités pour vendre de la dette émises par des sociétés qui avaient besoin d'un pétrole cher pour rester rentable. Mais la bombe à retardement, à savoir une vague de défauts sans précédent (rivalisant avec celles de la crise du logement américain en 2008), n’a pas encore explosé. Les investisseurs ont encore un an de marge selon les analystes de la Deutsche Bank. Les Junk bonds pourraient encore générer du rendement jusqu’à 2017, voire 2018.

Un groupe d’experts américain en crédit dirigé par Oleg Melentyev a déterminé quelques facteurs qui pourraient mettre en péril les Junk bonds.

Il faudrait une accumulation de la dette. Plus précisément une dette excessive en augmentation qui se détériore (une sorte de choc externe) avec des rendements qui régressent subitement. Ces éléments seraient déclencheurs d’un retournement de tendance.

À l'heure actuelle, 2 conditions sur 3 sont remplies. D’une part, on a des niveaux d’endettement croissants, d’autre part, un choc externe est apparu, car les prix du barils ont baissé de manière conséquente.

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Pendant les trois derniers cycles de défaut, y compris la bulle Internet et technologique, et la crise financière de 2008 ; les valeurs bancaires ont fortement sous-performé le marché dans sa globalité. Les analystes américains ont souligné que les actions financières US ont eu tendance à sous-performer l'indice S & P500 de 15-20% lors des phases de crises cycliques.

Aujourd’hui, elles ont sous-performé l’indice de référence d’environ 10% après avoir atteint leur niveau record récemment en août 2015. Les actions des banques américaines ont été 19% moins performantes que le  S & P500, en moyenne.

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Deutsche Bank anticipe des défauts à hauteur de 4% sur 25 dettes émises. Ce taux pourrait exploser pour les dettes émises par les entreprises pétrolières et de matières premières. La banque mise sur un ratio de 9 à 11%.

Néanmoins, cela reste beaucoup plu faible que les pics de défauts antérieurs, qui se sont établis à parfois près de 15%.

Par ailleurs, deux facteurs limitent le risque de défaut, à court moyen terme. Tout d’abord, il y a la politique monétaire de la banque centrale. Si à l’issue de cette année et la prochaine, les taux restent bas, cela pourrait aider les entreprises à refinancer à très bon marché, et restreindre leur niveau d’endettement.

Enfin, si les gouvernements commencent à dépenser et investir, stimuler la croissance, la demande pour le pétrole et les matières premières, les profits de ces entreprises seraient également revus à la hausse, ce qui réduit la probabilité d'une vague de défauts ou de dette toxique.

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