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L'IRAN veut vendre du pétrole à 1$ le baril + les frais de transport et de traitement pour son retour en 2016 sur le marché mondial - une news ultra déflationniste

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Il y a un an, lorsque le journaliste américain, Anatole Kaletsky, annonçait que les prix du pétrole pourraient s’effondrer au niveau des 20 $ le baril, la plupart des personnes lui riait au nez ! L’économie mondiale croulait à cette époque là sous une demande effrénée. Le baril dépassait les 100 $ allègrement. Patatras ! A l’aube de 2015, les prix chutent lourdement en dessous des 50 $. Bien plus, que ce qu’avait anticipé Citibank qui voyait, elle, les cours remonter à 63 $, après la première baisse consentie fin 2014.

oil

Qu’en est-il aujourd’hui ?


Les cours se sont écroulés à 37 $ le baril. Goldman Sachs a récemment émis l’hypothèse d’une chute des prix plus sévère à 20 $ le baril… ce qui risque de compliquer d’avantage la tâche aux économies émergentes dépendantes des exportations de pétrole comme l'Arabie Saoudite ou la Russie. Les prix bas enregistrés récemment ont fragilisé leurs économies. Cette nouvelle vague baissière risque de les endommager encore plus.

L’ensemble des acteurs du marché est tendu. La situation est, pour beaucoup d’experts, en train de se figer. L’OPEP témoigne également d’une certaine inquiétude. Elle table sur le fait que les prix ne pourraient repasser au dessus des 100 $ que d’ici horizon 2040.


Des facteurs supplémentaires qui permettent de croire en une baisse généralisée des cours sur le long terme


Cette nouvelle est une bombe et a fait une entrée aussi révélatrice que fracassante ! L’Iran pourrait être en mesure de produire de l'huile pour seulement 1 $ le baril ! A ce tarif là, Exxon Mobil, Shell, BP ne peuvent plus espérer rivaliser avec des entreprises saoudiennes, iraniennes ou russes. Les sites d’extractions deviennent, par ailleurs, vétustes. L’Iran développe des infrastructures modernes et ses réserves de pétrole sont facilement accessibles.

Pour en revenir au coût de production, à titre de comparaison, celui de l’Arabie Saoudite se situe aux alentours des 10 à 20 $. En ce qui concerne l’Iran, le coût de production à 1 $ le baril ne représente pas le coût final. Car le pétrole doit être encore raffiné puis distribué. Les prix de vente s’élèvent en réalité de 5 à 7 $. Avec une politique si agressive, le ministre iranien, Bijan Namdar Zangeneh, est désormais une des personnes les plus suivies du milieu.

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Que peut-on en déduire ?


Jusqu'à tout récemment, quasiment tout le monde avait pensé que les prix du pétrole remonteraient. Pourtant, c’est le contraire que nous vivons aujourd’hui !

En outre, de nouveaux marchés se développent comme en Chine ou en Inde. Chaque acteur veut sa part des gâteaux. Les américains et les saoudiens sont omniprésents et multiplient leurs infrastructures. Une quantité d’offre accrue, par un nombre de producteurs croissant, conjugué à un ralentissement de la demande mondiale, fait inévitablement chuter les prix vers le bas !


Le cas de l’Iran


Depuis plusieurs mois, le pays extrait son pétrole pour un coût dérisoire évalué entre 1 $ et 1.50 $ le baril. En 2008, malgré des sanctions économiques infligées par les USA, un rapport du FMI soulignait déjà que l’Iran tirait profit de coûts de production très faibles à 5 $ le baril. Sur le marché, les cours atteignaient en moyenne 115 $.


Quelles perspectives ? Quelles en seront les conséquences ?


Il faut bien comprendre que l’Iran a vu son économie paralysé par les sanctions politiques émises par les Etats-Unis. A partir de l’année prochaine, c'est-à-dire en 2016, ces sanctions prendront un terme. L’Iran saura alors en mesure de vendre son pétrole à l’ensemble du marché mondial, à qui elle veut et la quantité qu’elle souhaite. A ce jour, deux orientations sont possibles. Le pays pourrait augmenter sa production. Beaucoup d’experts affirment non sans crainte, que si cela se passerait, l’Iran deviendrait le quatrième plus grand producteur de pétrole du monde.

Le second choix, serait de baisser sa production, afin de soutenir d’avantage les prix du marché. Mais cela n’aurait pas grand intérêt pour l’Iran. Dernièrement, Le Telegraph a rapporté que le ministre Bijan Namdar Zangeneh avait l’intention de réduire les prix de vente du baril pour assurer un volume d’exportations, au moins égal à celui dans lequel ils étaient avant les sanctions occidentales.

Résultat, un baril qui chute de 15 $ en dessous des prix standards du marché, le ramenant aux environs de 22 $. Les dirigeants iraniens s’attendent à ce que les cours du pétrole se stabilisent aux alentours des 40 $ pour 2016.


Conclusion


L'économie iranienne a énormément souffert des sanctions occidentales ces dernières années. Elle a besoin de se redynamiser, d’ouvrir les vannes et relancer le commerce. Tant que l'Iran peut vendre son pétrole en maximisant le plus possible ses bénéfices, il est difficile d’imaginer le pays se décider à changer de cap ! Il défendra ses intérêts propres, et non ceux du marché ou des autres pays, qui d’ailleurs, bataillent aussi farouchement.

William Finck
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