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Investir ou trading ?

Cette stratégie sur les actions a largement battu toutes les autres sur 52 ans

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Dans son livre What works on Wall Street, James O'Shaughnessy revient sur plusieurs stratégies qui ont su délivrer des rendements supérieurs à ceux du marché boursier américain.

La value investing est considérée comme une des stratégies d’investissement les plus efficaces.

Mais O'Shaughnessy a pris en compte des ratios classiques pour réaliser son étude. On a notamment, le price/sales ratio (PSR), le price/cashflow, le price/book ou encore le price/earnings (PER). Il a sélectionné, sur les titres du marché américain, les 50 premiers de chaque liste et les 50 derniers pour avoir un aperçu GROWTH et VALUE. Ensuite, il a analysé ce portefeuille, sur une période de 52 ans, en rebalançant une fois par an les listes à partir des mêmes critères. Ses travaux d’investigation ont pris fin en décembre 2003 (peu avant la troisième édition de la publication de son livre en 2005).

Voici ce qu’il ressort des résultats de l'expérience menée par O'Shaughnessy :

Value-Investing

Le capital de départ hypothétique pour cette étude est de 10 000 $. Parmi les 50 titres ayant le plus haut PSR, on constate qu’ils ont dégagé une performance de 19 118 $. Mais les actions avec le plus bas PSR ont largement battu cette performance avec un montant total de 22 012 919 $. La différence est énorme !

D’une manière similaire, si l’investisseur se concentre sur le price/cash-flow, le price/book, ou le PER, on remarque qu’il obtient de meilleurs résultats. Les valeurs délaissées battent ainsi les valeurs de croissance à long terme.

La subtilité de l'étude O'Shaughnessy est qu'elle va à l'encontre de l'idée que les marchés sont rationnels ou efficients.

Logiquement, en prenant plus de risques, on devrait s’attendre à obtenir des actions « de croissance », dont le rendement est supérieur à celui du marché ; or, ce n’est pas le cas !

La value investing est particulièrement intéressante dans le contexte actuel que nous traversons (forte volatilité). Elle offre à l’investisseur une certaine marge de sécurité, principe que l’on doit à Benjamin Graham. L'achat d'actions à prix nettement sous-évalué donne une meilleure chance de réaliser des profits futurs, lors de la revente. On perdra aussi moins d’argent, si l’action n’évolue pas autant qu’on l’aurait souhaité. Les actions spéculatives peuvent chuter brutalement, les actions de valeur, sont quant à elles, beaucoup plus stables et moins capricieuses.

Elles disposent, en outre, d’une valeur intrinsèque. C'est-à-dire, quand vous achetez l’action, vous l’obtenez à sa juste valeur, pour ce qu’elle vaut réellement dans le pire des cas. Généralement, vous acquerrez la capitalisation en dessous de sa valeur intrinsèque. A contrario, les actions de croissance sont souvent surévaluées, et achetées au prix fort.

Beaucoup d’investisseurs sont d’accord pour admettre que la patience est une qualité essentielle quand on privilégie l’approche de valeur. Il ne faut pas se précipiter et se laisser piéger par les excès d’optimisme. Les indicateurs de sentiment de marché sont très importants.

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