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Guillaume Rondan

Guillaume Rondan

Entrepreneur depuis plus de 10 ans, je suis expatrié en Asie. Installé à HCM-Ville au Vietnam depuis 7 ans, j'accompagne les chefs d’entreprise, sociétés et acheteurs internationaux qui souhaitent faire levier sur l’Asie, et en particulier au Vietnam. Création de société, assistance au sourcing et services de market entry.

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Mission de prospection commerciale au Vietnam : identification de partenaires et rendez-vous B2B

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Le Vietnam attire de plus en plus d’entreprises étrangères souhaitant développer leurs ventes en Asie du Sud-Est. Avec une économie industrialisée, une population de plus de 100 millions d’habitants, une classe moyenne en progression et des besoins croissants en équipements, technologies et services, le pays offre des opportunités qui ne se limitent plus à la sous-traitance.

mission de prospection commerciale au Vietnam


Pour une entreprise étrangère, une mission de prospection commerciale au Vietnam permet de mieux comprendre le marché, d’identifier des distributeurs ou partenaires locaux et d’organiser des rendez-vous B2B ciblés avant de décider d’un engagement plus important.

Cependant, venir au Vietnam sans travail préparatoire conduit souvent à des réunions trop générales, avec des interlocuteurs peu qualifiés. Une mission efficace doit commencer plusieurs semaines avant le déplacement.

Pourquoi prospecter le marché vietnamien ?

Le Vietnam est aujourd’hui l’une des économies les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est.

Selon la Banque mondiale, son PIB a progressé de 8 % en 2025 après une croissance de 7,1 % en 2024. La croissance devrait rester robuste en 2026, malgré un environnement commercial international plus incertain. Le pays demeure également très ouvert sur l’extérieur, avec un commerce total représentant près de 170 % du PIB.

Cette dynamique repose notamment sur :
  • une base industrielle importante ;
  • des investissements étrangers réguliers ;
  • le développement des infrastructures ;
  • une population urbaine en croissance ;
  • la modernisation progressive des entreprises locales ;
  • une meilleure intégration dans les chaînes de valeur internationales ;
  • de nombreux accords de libre-échange.
Le Vietnam ne doit donc pas uniquement être considéré comme un pays où produire. Il devient également un marché sur lequel vendre des équipements, des technologies, des composants, des services et des solutions à valeur ajoutée.

Cas d'étude : dans les coulisses d’une mission de prospection au Vietnam

Avant de se rendre au Vietnam, il est essentiel de comprendre qu’une délégation d’affaires ne se résume pas à organiser quelques rendez-vous sur place. Les résultats dépendent surtout du travail réalisé en amont : analyse du marché, identification des bonnes cibles, qualification des interlocuteurs et préparation de chaque rencontre.



Dans cette vidéo, nous partageons les coulisses d’une mission commerciale menée au Vietnam, depuis la préparation jusqu’aux rendez-vous B2B avec des entreprises locales.

Les points clés présentés dans la vidéo :
  • Comment identifier les distributeurs, clients et partenaires les plus pertinents ;
  • Pourquoi il faut qualifier les interlocuteurs avant de confirmer les rendez-vous ;
  • Comment adapter le message commercial au marché vietnamien ;
  • Pourquoi la prospection doit commencer plusieurs semaines avant l’arrivée de la délégation ;
  • Comment une équipe locale peut faciliter les prises de contact, les échanges et la compréhension des attentes ;
  • L’importance du suivi après la mission pour transformer les réunions en opportunités concrètes.
Cette vidéo illustre une réalité importante : le nombre de rendez-vous constitue un indicateur visible, mais la véritable valeur réside dans leur pertinence, la qualité des interlocuteurs rencontrés et la continuité des échanges après le déplacement.

Le Vietnam dans les stratégies « Chine plus Un »

Depuis plusieurs années, les entreprises internationales cherchent à réduire leur dépendance à un seul pays de production ou à un seul marché asiatique.

Cette approche, souvent appelée Chine Plus Un, consiste à conserver une présence en Chine tout en développant une deuxième base en Asie.

Le Vietnam figure parmi les principales destinations étudiées dans ce contexte en raison de :
  • sa proximité géographique avec la Chine ;
  • son accès aux chaînes d’approvisionnement asiatiques ;
  • ses ports et zones industrielles ;
  • ses coûts de production encore compétitifs dans plusieurs secteurs ;
  • son réseau d’accords commerciaux ;
  • son expérience dans la fabrication destinée à l’export.
Cette diversification industrielle crée aussi des débouchés commerciaux.

Lorsque de nouvelles usines s’installent au Vietnam, elles ont besoin de machines, de systèmes d’automatisation, de composants, de logiciels, de solutions énergétiques, de traitement de l’eau, de contrôle qualité, de maintenance et de services techniques.

Les entreprises étrangères peuvent ainsi profiter du mouvement China Plus One non seulement pour acheter au Vietnam, mais également pour y vendre.

Les ambitions économiques du Vietnam à l’horizon 2030

Le Vietnam cherche à devenir, d’ici 2030, un pays à revenu intermédiaire supérieur doté d’une base industrielle moderne. Son plan directeur national vise une croissance annuelle moyenne du PIB d’environ 7 % sur la période 2021-2030 et un PIB par habitant proche de 7 500 dollars en 2030.

Le gouvernement souhaite également renforcer la part de l’industrie manufacturière dans l’économie. Le ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce évoque un objectif d’environ 28 % du PIB pour les activités de transformation et de fabrication à l’horizon 2030, contre environ 24,5 % en 2025.

D’autres priorités concernent :
  • la transformation numérique ;
  • les infrastructures de transport ;
  • le développement des industries de soutien ;
  • l’amélioration de la productivité ;
  • l’énergie et la décarbonation ;
  • les technologies avancées ;
  • les matériaux stratégiques ;
  • la montée en gamme des entreprises vietnamiennes.
Dans le cadre de sa stratégie nationale de croissance verte, le Vietnam vise notamment une réduction d’au moins 15 % des émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB d’ici 2030 par rapport à 2014, ainsi qu’une part de 15 à 20 % d’énergies renouvelables dans l’approvisionnement énergétique primaire.

Ces ambitions créent une demande pour les entreprises capables d’apporter des technologies, du savoir-faire, des équipements et des solutions plus performantes.

Quels sont les secteurs porteurs pour vendre au Vietnam ?

Les opportunités varient selon le positionnement de l’entreprise, son niveau de prix et sa capacité à adapter son offre au marché local.

Équipements industriels et automatisation

La croissance de l’industrie manufacturière stimule la demande pour :
  • les lignes de production ;
  • les machines-outils ;
  • la robotique ;
  • les systèmes de contrôle ;
  • les capteurs ;
  • la maintenance prédictive ;
  • les logiciels industriels ;
  • les solutions d’amélioration de la productivité.
Les entreprises vietnamiennes cherchent progressivement à améliorer leur qualité, leur traçabilité et leur capacité à répondre aux exigences des clients internationaux.

Énergie et efficacité énergétique

L’industrialisation, l’urbanisation et l’augmentation de la consommation électrique créent des besoins dans :
  • les équipements électriques ;
  • l’efficacité énergétique ;
  • les systèmes de stockage ;
  • les énergies renouvelables ;
  • la gestion de réseau ;
  • le traitement des émissions ;
  • la réduction de la consommation en usine.
Les solutions doivent toutefois être adaptées aux contraintes tarifaires et réglementaires locales.

Environnement et traitement de l’eau

Les besoins sont importants dans :
  • le traitement des eaux industrielles ;
  • les eaux usées ;
  • la gestion des déchets ;
  • le recyclage ;
  • la filtration ;
  • la surveillance environnementale ;
  • l’économie circulaire.
Les entreprises étrangères peuvent cibler les groupes industriels, les parcs industriels, les acteurs publics ou les intégrateurs locaux.

Construction et infrastructures

Le développement urbain soutient la demande en :
  • matériaux de construction ;
  • systèmes de façade ;
  • portes et fenêtres ;
  • solutions de sécurité ;
  • équipements pour bâtiments ;
  • technologies de chantier ;
  • infrastructures de transport ;
  • solutions pour les villes intelligentes.
Dans ce secteur, il est souvent nécessaire de travailler avec des distributeurs, architectes, bureaux d’études, promoteurs ou entreprises générales.

Santé et dispositifs médicaux

La modernisation des hôpitaux et l’augmentation des dépenses de santé ouvrent des perspectives pour :
  • les dispositifs médicaux ;
  • les équipements hospitaliers ;
  • les technologies de diagnostic ;
  • les consommables ;
  • les logiciels de gestion médicale ;
  • les solutions de laboratoire.
La réglementation, l’enregistrement des produits et la sélection d’un importateur compétent doivent être étudiés avant toute prospection.

Agroalimentaire et technologies de transformation

Le Vietnam offre des opportunités pour :
  • les équipements de transformation alimentaire ;
  • les machines de conditionnement ;
  • les solutions de chaîne du froid ;
  • les ingrédients spécialisés ;
  • la sécurité alimentaire ;
  • les technologies agricoles ;
  • les systèmes de traçabilité.
Les opportunités ne concernent donc pas uniquement les produits finis, mais aussi les technologies destinées aux producteurs locaux.

Numérique, logiciels et services B2B

La digitalisation des entreprises crée une demande dans :
  • la cybersécurité ;
  • les logiciels de gestion ;
  • les solutions cloud ;
  • l’intelligence artificielle ;
  • la gestion de données ;
  • les technologies financières ;
  • les outils destinés à la logistique et à la production.
Les entreprises étrangères doivent néanmoins prévoir une adaptation locale, un support technique et parfois un partenaire d’intégration.

Pourquoi participer à une délégation d’affaires ?

Une délégation d’affaires permet de concentrer plusieurs actions de développement commercial sur une période courte.

Elle peut aider une entreprise à :
  • comprendre le fonctionnement du marché ;
  • rencontrer des distributeurs et importateurs ;
  • échanger avec des clients potentiels ;
  • rencontrer des associations professionnelles ;
  • identifier des partenaires techniques ;
  • comparer plusieurs modèles d’entrée ;
  • tester son discours commercial ;
  • obtenir des retours directs sur son offre.
Une mission collective peut également offrir une certaine visibilité institutionnelle et faciliter l’accès à des interlocuteurs qui seraient plus difficiles à contacter individuellement.

Cependant, la valeur d’une délégation ne dépend pas uniquement du nombre de rendez-vous organisés.

Une mission réussie doit être construite à partir des objectifs de chaque entreprise participante. Un fabricant d’équipements industriels, une société de logiciels et une marque agroalimentaire ne doivent pas recevoir le même programme ni rencontrer les mêmes profils.

Identifier les bons partenaires au Vietnam

La première étape consiste à définir précisément le type de partenaire recherché.

Il peut s’agir de :
  • distributeurs ;
  • importateurs ;
  • agents commerciaux ;
  • intégrateurs ;
  • clients industriels ;
  • revendeurs spécialisés ;
  • bureaux d’études ;
  • partenaires de service après-vente ;
  • associations sectorielles ;
  • investisseurs ou partenaires de coentreprise.
Une recherche de partenaires ne doit pas se limiter à la création d’une liste d’entreprises.

Chaque cible doit être évaluée selon plusieurs critères :
  • son expérience du secteur ;
  • les marques déjà représentées ;
  • sa couverture géographique ;
  • son portefeuille de clients ;
  • ses capacités techniques ;
  • sa capacité d’importation ;
  • son niveau d’intérêt ;
  • sa compatibilité avec le positionnement de l’entreprise étrangère.
Ce travail de qualification évite de remplir le programme avec des rendez-vous sans potentiel commercial réel.

Ce qu’il faut savoir avant d’organiser les rendez-vous B2B

Le Vietnam fonctionne par clusters économiques

L’activité économique n’est pas répartie uniformément sur le territoire.

Les principaux pôles sont :
  • Hô Chi Minh-Ville et le Sud, avec Bình Dương, Đồng Nai, Long An et Bà Rịa–Vũng Tàu ;
  • Hanoï et le Nord, avec Bắc Ninh, Hải Phòng, Hưng Yên, Hải Dương et Thái Nguyên ;
  • le Centre, notamment Đà Nẵng, Quảng Nam et plusieurs zones industrielles en développement.
Le Sud concentre une grande partie des activités commerciales, des sièges d’entreprises, de la distribution et de nombreuses industries.

Le Nord est particulièrement important pour l’électronique, les composants, les chaînes de valeur liées à la Chine et les grands projets industriels.

Le Centre peut être pertinent pour la mécanique, la fabrication lourde, les ports, le tourisme et certaines activités industrielles spécialisées.

Une mission doit donc être organisée en fonction des secteurs ciblés, et non uniquement autour de Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville.

La barrière de la langue reste réelle

Dans les grands groupes et les entreprises exportatrices, il est courant de rencontrer des interlocuteurs anglophones.

Cependant, dans les PME, chez certains distributeurs ou auprès de décideurs plus seniors, l’anglais peut rester limité.

La barrière linguistique peut affecter :

  • la prise de contact ;
  • la compréhension du produit ;
  • les négociations ;
  • l’interprétation des objections ;
  • le suivi après la réunion.
Une approche en vietnamien augmente souvent le taux de réponse et facilite l’accès aux bons décideurs.

L’accompagnement par une équipe locale ne sert donc pas seulement à traduire. Il permet aussi d’interpréter les réactions, les hésitations et le niveau réel d’intérêt de l’interlocuteur.

Les relations commerciales se construisent dans la durée

Au Vietnam, une première réunion permet rarement de conclure immédiatement un partenariat important.

Les entreprises locales souhaitent généralement :
  • comprendre la réputation de leur interlocuteur ;
  • vérifier son engagement sur le marché ;
  • évaluer sa capacité de support ;
  • comparer les conditions commerciales ;
  • développer une relation de confiance.
Les décisions restent souvent concentrées autour du fondateur, du propriétaire ou d’un petit groupe de dirigeants, notamment dans les entreprises familiales.

Un interlocuteur opérationnel peut donc être intéressé sans avoir le pouvoir de prendre une décision finale.

Il est important d’identifier :
  • qui influence la décision ;
  • qui possède le budget ;
  • qui peut signer ;
  • qui utilisera ou distribuera le produit.

Le code des affaires est relationnel, mais doit rester structuré

Les relations personnelles sont importantes, mais elles ne remplacent pas une proposition commerciale claire.

Une entreprise étrangère doit préparer :
  • son positionnement ;
  • ses prix indicatifs ;
  • ses conditions de distribution ;
  • ses délais ;
  • ses références ;
  • ses certifications ;
  • ses supports techniques ;
  • son service après-vente ;
  • ses conditions d’exclusivité éventuelles.
Les échanges peuvent sembler informels, mais les partenaires sérieux attendent des réponses rapides et des engagements précis.

Il convient également d’éviter d’accorder trop tôt une exclusivité nationale sans objectifs de vente, période test ou obligations de reporting.

L’importance de « pré-vendre » avant d’arriver

L’une des principales erreurs consiste à commencer la prospection une fois arrivé au Vietnam.

À ce stade, il est souvent trop tard pour identifier, contacter et qualifier correctement les décideurs.

Une mission doit être « pré-vendue » plusieurs semaines auparavant.

Cela signifie qu’avant le déplacement, l’équipe locale doit déjà avoir présenté :
  • l’entreprise ;
  • ses produits ;
  • ses références ;
  • ses avantages ;
  • le type de collaboration recherché ;
  • la raison de la réunion.
Les interlocuteurs doivent comprendre pourquoi la rencontre peut être pertinente.

Cette préparation permet également de recueillir des informations avant la réunion :
  • Le partenaire distribue-t-il déjà des produits similaires ?
  • Dispose-t-il d’une équipe commerciale ?
  • A-t-il une capacité d’importation ?
  • Le prix semble-t-il compatible avec le marché ?
  • Existe-t-il un besoin immédiat ?
  • Quel décideur participera à la réunion ?
Le rendez-vous sur place devient alors une étape avancée du processus commercial, plutôt qu’un premier contact à froid.

Comment préparer une mission de prospection ?

Une préparation efficace peut suivre les étapes suivantes.

1. Définir l’objectif

L’entreprise doit préciser si elle cherche :
  • un distributeur ;
  • plusieurs revendeurs régionaux ;
  • des clients industriels ;
  • un agent ;
  • un intégrateur ;
  • un partenaire stratégique ;
  • une validation du potentiel du marché.

2. Adapter la proposition de valeur

Le discours commercial doit répondre à une question simple :

Pourquoi un partenaire vietnamien devrait-il s’intéresser à cette offre ?

L’entreprise doit expliquer son avantage en matière de :
  • technologie ;
  • qualité ;
  • prix ;
  • productivité ;
  • différenciation ;
  • service ;
  • certification ;
  • accès à un nouveau segment.

3. Cartographier le marché

La cartographie doit couvrir :
  • les concurrents ;
  • les distributeurs ;
  • les clients ;
  • les prescripteurs ;
  • les associations ;
  • les clusters ;
  • les intégrateurs ;
  • les grands projets.

4. Qualifier les entreprises

La qualification doit avoir lieu avant la confirmation des rendez-vous.

Un accord pour participer à une réunion ne suffit pas à démontrer un réel potentiel.

5. Préparer chaque entretien

Pour chaque rendez-vous, le participant doit connaître :
  • le profil de l’entreprise ;
  • les personnes présentes ;
  • les produits déjà distribués ;
  • les objectifs de la réunion ;
  • les questions à poser ;
  • les prochaines étapes recherchées.

Que faire après une délégation d’affaires ?

Une délégation ne constitue que le début du processus commercial.

Le risque principal après une mission est de laisser retomber le momentum créé pendant les rendez-vous.

Envoyer un suivi rapidement

Un premier message devrait idéalement être envoyé dans les jours qui suivent la réunion.

Il doit rappeler :
  • les points discutés ;
  • les besoins du prospect ;
  • les documents convenus ;
  • les prochaines étapes ;
  • une date indicative pour le prochain échange.
Un message général envoyé à tous les interlocuteurs aura moins d’impact qu’un suivi personnalisé.

Continuer les discussions

Certains partenaires auront besoin de plusieurs échanges avant d’avancer.

Le suivi peut inclure :
  • une visioconférence technique ;
  • une présentation produit ;
  • un échange avec la direction ;
  • une démonstration ;
  • une étude de faisabilité ;
  • une discussion sur le modèle de distribution ;
  • une première offre.
Il est important de maintenir un rythme régulier sans devenir trop insistant.

Relancer les prospects

L’absence de réponse ne signifie pas toujours une absence d’intérêt.

Les décideurs vietnamiens peuvent être très sollicités et les priorités peuvent évoluer rapidement.

Une relance structurée peut être organisée après :
  • quelques jours pour les documents promis ;
  • une à deux semaines pour une décision simple ;
  • plusieurs semaines pour une discussion stratégique.
Chaque relance doit apporter quelque chose de nouveau : information technique, cas client, proposition, échantillon ou disponibilité pour un échange.

Envoyer les catalogues et documents adaptés

Après la réunion, il est préférable d’envoyer uniquement les documents pertinents pour l’interlocuteur.

Cela peut inclure :
  • un catalogue ciblé ;
  • une fiche technique ;
  • une grille tarifaire indicative ;
  • une présentation de références ;
  • une étude de cas ;
  • les certifications ;
  • les conditions de distribution ;
  • une proposition de projet pilote.
Un catalogue de plusieurs centaines de pages sans recommandation claire risque de ne pas être consulté.

Envoyer des échantillons

Pour les produits physiques, les échantillons jouent souvent un rôle décisif.

Avant l’envoi, il faut confirmer :
  • le modèle demandé ;
  • la quantité ;
  • le destinataire ;
  • l’adresse ;
  • les documents douaniers ;
  • les frais ;
  • l’objectif du test ;
  • le délai de retour attendu.
L’échantillon doit être lié à une prochaine étape claire, comme un test, une présentation client ou une réunion de validation.

Maintenir une présence locale

Un partenaire local peut poursuivre les relances, organiser une nouvelle visite ou clarifier les questions en vietnamien après le départ de la délégation.

Cette continuité est particulièrement utile lorsque l’entreprise étrangère ne dispose pas encore d’un bureau au Vietnam.

Comment mesurer les résultats d’une mission ?

Le nombre de rendez-vous est un indicateur, mais il ne suffit pas.

Les KPI peuvent inclure :
  • le nombre de partenaires qualifiés ;
  • le nombre de décideurs rencontrés ;
  • les opportunités commerciales ouvertes ;
  • les demandes d’offre ;
  • les échantillons demandés ;
  • les réunions de suivi ;
  • les projets pilotes ;
  • les accords de distribution ;
  • la valeur du pipeline ;
  • les premières commandes.
Certaines missions génèrent des résultats rapides. Dans les secteurs industriels ou réglementés, le cycle de vente peut cependant durer plusieurs mois.

Que retenir ?

Le Vietnam offre des opportunités croissantes aux entreprises étrangères souhaitant vendre des équipements, technologies, produits et services en Asie du Sud-Est.

Sa croissance, son industrialisation, les "stratégies Chine Plus Un" et les ambitions gouvernementales à l’horizon 2030 renforcent la demande dans de nombreux secteurs.

Cependant, une mission de prospection ne doit pas être considérée comme un simple déplacement commercial.

Sa réussite repose sur :
  • le choix des bons clusters ;
  • une compréhension des pratiques locales ;
  • une approche en vietnamien lorsque nécessaire ;
  • l’identification des décideurs ;
  • la qualification des partenaires ;
  • la prévente de l’offre avant l’arrivée ;
  • un suivi structuré après les rendez-vous.
Le véritable objectif n’est pas seulement d’organiser des rencontres, mais de transformer ces échanges en opportunités commerciales durables.
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