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Guillaume Rondan

Guillaume Rondan

Entrepreneur depuis plus de 10 ans, je suis expatrié en Asie. Installé à HCM-Ville au Vietnam depuis 7 ans, j'accompagne les chefs d’entreprise, sociétés et acheteurs internationaux qui souhaitent faire levier sur l’Asie, et en particulier au Vietnam. Création de société, assistance au sourcing et services de market entry.

En savoir plus :

livrePour ceux qui s'intéressent au Vietnam comme endroit de sourcing, j'ai également compilé mes meilleurs conseils, fruits d'années d'expérience à visiter les usines et accompagné des clients dans leur fabrication de produits au Vietnam dans le livre "The Ultimate Guide for Sourcing in Vietnam" (en anglais) que vous pouvez télécharger ici en quelques clics.

Inventé en Allemagne, fabriqué au Vietnam : l’avenir de la sous-traitance industrielle en 2027

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Inventé en Allemagne, fabriqué au Vietnam : l’avenir de la sous-traitance industrielle

Pendant longtemps, la sous-traitance industrielle en Asie était surtout associée à une logique de réduction des coûts. En 2027, la situation évolue.

Pour de nombreuses entreprises allemandes, la question n’est plus seulement de produire moins cher, mais de sécuriser des capacités de production supplémentaires, diversifier les risques fournisseurs et construire une supply chain plus flexible.

Dans cette vidéo, nous suivons justement un projet concret pour une entreprise industrielle allemande recherchant un nouveau partenaire de production au Vietnam. La vidéo montre la manière dont les critères de sélection sont définis, comment l'identification des fabricants s'opère, depuis la vérification de leurs capacités jusqu'aux visites d'usines et comparaison des capacités techniques avant de lancer une première production.


Pourquoi les industriels allemands sous-traitent davantage en Asie

L’industrie allemande reste extrêmement forte sur l’ingénierie, la conception, l’automatisation et les technologies industrielles. Mais elle fait également face à des contraintes importantes : hausse des coûts du travail, énergie, manque de main-d’œuvre qualifiée et capacités de production parfois saturées.

Dans ce contexte, sous-traiter certaines opérations en Asie peut permettre de conserver en Allemagne les activités à forte valeur ajoutée tout en externalisant :
  • la mécano-soudure ;
  • l’usinage ;
  • les structures acier ;
  • la tôlerie ;
  • l’assemblage mécanique ;
  • certains sous-ensembles ou machines complètes.
Le modèle devient alors moins une « délocalisation » qu’une extension de la capacité industrielle.

Le Vietnam monte progressivement en puissance

La Chine reste naturellement une référence pour la sous-traitance industrielle en Asie. Mais de nombreuses entreprises allemandes cherchent aujourd’hui à éviter une dépendance excessive à un seul pays.

C’est dans cette logique de diversification que le Vietnam gagne en importance.

Le pays est déjà bien établi dans le textile, la chaussure, le mobilier ou l’électronique, mais son tissu industriel évolue rapidement. Des fabricants vietnamiens sont désormais capables d’intervenir sur des projets plus complexes : structures métalliques, composants industriels, usinage CNC, assemblage de machines ou production de pièces techniques.

Le Vietnam attire également un nombre croissant d’entreprises allemandes. Selon AHK Vietnam, plusieurs centaines d’entreprises allemandes opèrent déjà dans le pays, dont une partie dispose d’activités de fabrication.

Trouver une usine est facile. Trouver la bonne beaucoup moins.

Pour une entreprise allemande, le principal risque est de confondre un fabricant qui semble capable avec un fabricant réellement capable.

Lorsqu’il s’agit de sous-traiter une machine industrielle ou un équipement complexe, le prix ne suffit pas.

Il faut vérifier :
  • les dimensions et poids maximum pouvant être fabriqués ;
  • les équipements de soudage et d’usinage ;
  • les capacités de levage ;
  • l’espace disponible dans l’atelier ;
  • les équipes d’ingénierie ;
  • les procédures qualité ;
  • les capacités d’assemblage et de test ;
  • l’expérience sur des projets comparables.

Une qualification technique sérieuse permet rapidement d’écarter les fournisseurs qui ne disposent pas réellement des capacités nécessaires.

Un deuxième fournisseur devient un outil stratégique

Pour beaucoup d’industriels allemands, l’objectif n’est d’ailleurs pas forcément de remplacer un fournisseur existant.

Il peut simplement s’agir de développer un second partenaire industriel.

Cette approche permet de réduire la dépendance, absorber des pics de production et disposer d’une solution alternative en cas de problème de capacité, de retard ou de rupture dans la chaîne d’approvisionnement.

Le Vietnam devient donc intéressant non seulement comme pays de production, mais aussi comme outil de diversification industrielle en Asie.

"Inventé en Allemagne, produit au Vietnam"

Le modèle qui pourrait se développer davantage en 2027 est finalement assez simple :

conception, standards et ingénierie en Allemagne ; fabrication et capacité industrielle au Vietnam.

Cela permet aux entreprises allemandes de préserver leur savoir-faire tout en développant une supply chain internationale plus flexible.

Mais le succès dépend d’une étape essentielle : la sélection et la vérification du fournisseur.

Car la véritable question n’est plus seulement :

« Peut-on sous-traiter au Vietnam ? »

Mais plutôt :

« Quel fabricant vietnamien peut réellement produire selon les exigences d’un industriel allemand ? »
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