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Ludovic Matten

Ludovic Matten

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    LUDOVIC MATTEN


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Investir, cela nécessite de savoir (parfois) ruser…

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Ces dernières semaines, les discussions à la maison tournent souvent autour des travaux, des matériaux, de l’agencement de nos futurs appartements (oui, ça manque de glamour). Nous nous devons de trouver les meilleurs produits au meilleur prix, afin de ne pas exploser le budget familial. Et hier, j’ai eu la satisfaction de réaliser une bonne affaire…

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Petit hors-sujet pour débuter. Il y a trois semaines, j’ai discuté avec la nounou de ma fille et son charmant mari. Ce couple très agréable m’avait sollicité pour savoir comment investir. En une heure trente, nous avions passé en revue pas mal de points fondamentaux. Le monsieur m’avait montré un produit, persuadé d’avoir trouvé le produit parfait : studio de 28 m2, sans travaux. Moi, je n’étais pas convaincu (pour un ensemble de raisons). Nous avons parlé objectifs, rentabilité et fiscalité. Je l’ai alors mis sur la piste d’un appartement que j’avais vu il y a de cela fort longtemps. Bien placé, un prix de vente en baisse, un propriétaire pressé, du métrage… Bref, un produit que j’estimais de qualité pour débuter.

Savoir foncer…

Dix jours ont passé. « Alors, tu es allé visiter ? » lui ai-je demandé. « Je vais appeler le propriétaire », m’a-t-il rétorqué. Dans mon esprit, je me suis dit, « ben il n’est pas pressé ». Ce qu’il m’a confirmé ;) Puis la semaine suivante, enfin s’est-il pris en main (c’est l’expression à la mode dans l’immobilier). Il a contacté le propriétaire, avait rendez-vous samedi matin, avec madame, pour une visite. Résultat des opérations ? « Nous n’avons pas visité, répond son épouse. Quand nous avons appelé le propriétaire, alors que nous étions devant la porte de l’immeuble, il nous a dit qu’il arrivait, qu’il était en train de faire visiter son appartement. Quand il est descendu, il s’est juste excusé. « Navré, ce couple vient d’acheter », a-t-il dit. Le duplex nous avait filé sous le nez. Nous avons fait le déplacement pour rien. » C ‘est « drôle » mais je m’en doutais. Le bien était en vente depuis début 2013 ! Soit près de deux ans. Le prix de l’appartement avait très sensiblement baissé. Il fallait agir… vite. Quand vous voyez des opportunités, sachez les saisir. Sinon, d’autres le feront pour vous.

Les appartements sont loués

De mon côté, mes projets avancent. La maison acquise à la campagne et divisée en deux appartements a été relouée. Travaux effectués, locataires trouvés. Certains pensaient que je ne trouverais jamais de locataire dans ce bourg perdu. Le téléphone n’a pas sonné chaque jour. Mais une visite a, à chaque fois, suffi à trouver preneur. Pensez différemment des autres pour vous enrichir… ;)

Enfin, je m’occupe d’un autre projet, l’acquisition de plateaux. Je suis actuellement dans la recherche d’entrepreneurs. J’ai trouvé le mode de fonctionnement qui sera selon moi optimal et qui me permettra d’entrer dans le budget (j’en reparlerai prochainement). Il me faut désormais trouver les matériaux au meilleur prix. Ainsi, j’ai acheté l’ensemble de mon parquet massif. Où ? Chez Brico-Dépôt. Affiché au prix de 38,90 €, le parquet a été vendu 18,75 € le m2. Quand vous avez 110 m2 à acheter, l’économie est réelle.

Du parquet de bonne qualité… très bon marché

Comment m’y suis-je pris ? Il y a un peu plus d’un mois, Brico a fait une offre exceptionnelle de déstockage sur ce parquet massif : 46 paquets d’1,008 m au prix de 18,75 € le m2. « Quand nous ne vendons pas un produit pendant deux mois, nous le déstockons », avouait la vendeuse. J’ai pris le tout pour 17,50 €. Et j’ai demandé, juste en sortant : « Des opérations comme ça, vous en referez ? » Aucune réponse… évidemment.

Depuis, je scrute sur internet le prix de ce parquet. Etonnamment, les responsables de ce Brico (tous les Brico sont indépendants) n’ont pas rectifié le prix de ce parquet. Sur internet. Car dans le magasin, le prix était bien affiché à 38,90 € le paquet d’1,008 m. Et ne soyons pas fous, les clients qui se déplacent à Brico ne mettent pas 40 €/m2 pour du parquet. Ce parquet est donc resté là, bien dans le rayon, à m’attendre patiemment…

Cette fois, j’agis. J’emprunte une camionnette et je me déplace…

Car hier, j’ai décidé d’agir. J’ai emprunté une camionnette et pris la route du magasin. J’ai demandé à acheter les 63 paquets qui restaient au prix de 18,75 €/m2. Etonnement du vendeur ! « Vous voyez bien qu’il est affiché à 38,90 € », m’a-t-il annoncé. Et là, je lui ai sorti une petite vidéo tournée avec mon portable dans l’heure qui précédait. Cette vidéo montrait bien le jour et l’heure de la mise à jour (Brico met à jour quasi en temps réel son stock sur internet) du produit, le prix du parquet. Le vendeur s’est donc renseigné. « C’est vrai, il sort bien à 18,75 €/m2″ m’a-t-il confirmé après quelques minutes de recherches. Erreur d’étiquetage ou de mise à jour, je m’en moque bien. Du parquet comme celui-là à ce prix-là, cela ne se trouve pas (il est affiché aujourd’hui dans les autres magasins de France entre 35,90 et 38,90). Pour 100 m2 de parquet, c’est près de 2000 € d’économisés…

Sachez que si un produit est affiché (dans les rayons ou sur internet), même par erreur, à un prix plus intéressant, le magasin est obligé de vendre ce produit (même à perte) au prix affiché. Voici une partie de l’article que l’on retrouve sur cliquedroit.com :

 L’obligation d’affichage des prix est un très beau principe, le fruit d’un long combat. Mais en l’absence de sanction, il faut bien reconnaître qu’elle ne serait pas très efficace.

C’est pourquoi le vendeur est tenu de vendre le produit au prix indiqué, même si la différence avec le prixauquel il comptait vendre procède d’une simple erreur d’étiquetage. Juridiquement, le produit accompagné du prix est en effet considéré comme une offre, et la décision du consommateurde l’acheter en constitue l’acceptation, ce qui forme le contrat : le produit devra donc être  vendu conformément à ce qui était affiché.
Ainsi, le prix du produit ou service devient celui qui était indiqué et non celui auquel le professionnel espérait vendre.

Plus précisément, l’arrêté ministériel du 31 décembre 2008 relatif aux annonces de réduction de prix à l’égard des consommateurs (l’intitulé est trompeur, car l’arrêté vise en réalité d’autres cas, notamment la publicité des prix d’une manière générale) impose au vendeur, dans son article 3, de vendre un produit ou service au prix annoncé. Le vendeur est donc tenu, même en cas d’erreur d’affichage, de vendre au prix indiqué.

Au final, un professionnel ne saurait se réfugier derrière sa propre négligence au regard des nombreuses obligations d’information qui pèsent sur lui : il est donc tenu de vendre au prix affiché.

S’il refuse, il pourra être contraint de vendre au prix indiqué par une décision de justice. Et il s’expose également à des condamnations pénales puisque l’article L.122-1 du Code de la consommation fait du refus de vente une contravention punie d’une amende de 5ème classe, c’est-à-dire d’un maximum de 1 500 euros (3 000 euros en cas de récidive).

Pour résumer, si vous voulez faire des affaires, vous devez être malin. Et si vous voulez gagner de l’argent en immobilier, soyez réactif. Sur ce, bonne journée…
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