Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
William Finck

William Finck

Je m'intéresse à l'économie, la finance, la santé et... les impôts !

J'ai vécu 6 mois en Colombie, expérience que j'ai relaté sur un site : www.capcolombie.com

William-Finck

Faire une recherche
Trouver un article
Trouver un auteur
DE GIRO 2

De plus en plus de jeunes français quittent la France. Découvrez les raisons de leur motivation

Audience de l'article : 4037 lectures
Nature de contenu : Edito
Nombre de commentaires : 1 réaction
Votez pour cet article
(1 Vote) - Note : 5.00
Partagez cet article avec vos connaissances
On parle beaucoup d’exil fiscal sans  attacher d’importance à un phénomène qui prend de plus en plus d’envergure. Celui de l’expatriation exponentielle des jeunes français. La nouveauté est que cette tendance ne touche plus uniquement nos compatriotes diplômés ou hautement qualifiés. Elle affecte toutes les classes de la jeunesse française en y incluant même les plus modestes et déshéritées.

Le raz bol n’est donc pas que fiscal ! Récemment, a eu lieu au Palais du Luxembourg, un colloque organisé par la sénatrice Hélène Conway-Mouret, avec un intitulé pour le moins étrange et paradoxal : «Les Français à l'étranger, un atout pour la France».

Bref, vous l’aurez compris encore du verbiage et la poésie socialiste. On maquille la réalité et on préfère se mettre des ouillères  pour éviter de voir ses échecs.


D’ailleurs, le président de la République M. François Hollande et son Ministre de l’emploi M. Michel Sapin qui participaient eux aussi à ce colloque affichaient une fierté insolente. Rien ne les a perturbés.

Le Parti socialiste et le gouvernement pensent que l'expatriation est une chance ?

Ils ont raison ! Les jeunes français auraient tort de ne pas se saisir de toutes les possibilités offertes par la mondialisation.


L'international est à notre porte, les distances n'ont jamais été aussi courtes en durée, un billet d’avion et l’on se retrouve à l’autre bout du monde.

Dans la même veine, un sondage vient de nous parvenir du cabinet Deloit-Ifop. A l’issue des chiffres et résultats de cette enquête, nous comprenons mieux toutes les raisons de la motivation de l’ensemble de cette jeunesse. L’entreprise de l’expatriation est comme nous allons le voir, non seulement une nécessité mais également bouffée d’air dans un pays sclérosé par l’immobilisme de ces politiques, son communisme arriéré d’une autre époque, son non sens de l’initiative, du challenge.

Un pays où il fait bon finalement d’être rentier mais pas entrepreneur !

Quand j’entends le mot entrepreneur, je n’englobe pas uniquement les chefs d’entreprise, les indépendants, je pense aussi à toutes ces personnes qui évoluer dans des structures moins restrictives, des salariés qui veulent une meilleure paye et plus de responsabilité…


A première vue et à chaud, ce qui nous frappe à la vue de ce baromètre Deloitte-Ifop, c’est que la France est devenue une usine à chômeurs et destructrice d’emplois à valeur ajoutée.

Ainsi, 53% des jeunes diplômés ne trouvant pas d'emplois à la hauteur de leur qualification envisagent l'émigration afin de satisfaire un besoin d'accomplissement et connaitre de meilleurs perspectives.


Le travail, le nerf de la guerre ! Le moteur de beaucoup de départs

38% des personnes interrogées dans l’enquête expliquent que c’est pour progresser dans leur vie professionnelle qu’elles sont parties vivre à l’étranger.

Cela se voit dans le profil des Français établis hors de France : 74% d’entre eux sont des actifs occupés (alors qu’ils ne représentent que 54% de la population française selon l’Insee). La part des hommes représenterait 77%, celle des femmes 69%.


On part pour des périodes de plus en plus longues !


46% des personnes interrogées ont quitté le territoire national depuis 6 à 20 ans, 28% depuis plus de 20 ans.

L’allongement de la durée des séjours s’explique notamment par le fait que les individus ont de moins en moins d’attache, ou ne ressentent plus les aspects négatifs de l’éloignement géographique.

67% des salariés résidant à l’étranger ont trouvé un travail sur place et bénéficient d’un contrat de travail local.


François, quand  tu nous disais que l’expatriation était une bonne chose pour la nation !

Seule la moitié des personnes interrogées pensent rentrer en France un jour, un retour « possible » pour 35%, mais « certain » pour seulement 15%.

Surtout, lorsqu’ils pensent à leur retour en France, c’est un sentiment d’inquiétude qui prévaut chez les Français de l’étranger 42%, signe qu’il existe de nombreux freins à revenir en France. Et les craintes ne situent pas uniquement au niveau de l’emploi, des carrières professionnelles mais aussi de l’environnement et du climat qui est devenue délétère au fil des années. L’évolution de la société, l’immigration outrancière, la paupérisation des classes d’actifs, la morosité et la dépression qui s’est emparée de la population ne font plus rêver beaucoup de monde.

Et ce rêve d’égalité piétiné tant par les socialistes et les politiques de droite depuis 40 ans nous laisse penser que nous sommes dans une impasse dans laquelle nous sommes pas prêts de sortir !



L’ironie c’est que nous aimons tous au fond notre Hexagone. Nous avons un des pays les plus beaux du monde mais ce qu’on en fait et ce qu’il devient résulte d’un véritable gâchis

Le sondage souligne que les jeunes français restent attachés à leur racine, 71% d’entre eux parlent le français tous les jours ou presque, 42% suivent l’actualité politique française quotidiennement, 42% écoutent les radios ou regardent les chaines de télévision françaises à la même fréquence.

Enfin, 63% consomment des produits alimentaires typiquement français ou de marque française au moins une fois par semaine.

Les raisons pour lesquelles nous prenons le large sont diverses, l’emploi, un besoin d’ailleurs, s’ouvrir au monde… ne suffisent pas à elles seules d’expliquer le nombre croissant de départs.

C’est  souvent un choix douloureux avec un pincement au cœur que de quitter ces racines ! La tendance nouvelle est que certains ne reviendront plus, et ils sont de plus en plus nombreux ! M. Hollande et toute sa clique feraient mieux de se poser une bonne fois pour toutes les bonnes questions !

Ce qui est indéniable, c’est que les français partent et partiront en masse pour des raisons économiques, réglementaires, culturelles ; emportant avec eux une partie des réponses aux problèmes de notre pays.

Ce phénomène va affaiblir le pays avec une perte sèche de création d’emplois et des rentrées fiscales en berne. Sur cette dynamique, la France va ressembler dans un futur proche à véritable désert de non productivité. Plus personne ne voudra venir, exceptés les immigrés qui seront là pour profiter des dispositifs sociaux et allocations en tout genres.Ce que la France nomme pudiquement depuis trop longtemps l'expatriation est en fait une émigration ! Cela est devenu un impératif aujourd’hui si l’on est ambitieux et que l’on veut survivre dans cette économie mondialisée.

Bien sûr en Socialie, on ne s’en soucie guère. Mais de pas s'en inquiéter serait un luxe et la situation actuelle ne permet guère. C’est de la pire lâcheté. La France est comme une prostituée violée, et les dirigeants laissent faire.

Les jeunes veulent juste survivre, évoluer sereinement dans une société qui change et se transforme perpétuellement. Bienvenue dans l’économie réelle du 21e Siècle !

William Finck









Poster un commentaire

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire zoulou2 samedi, 10 octobre 2015 03:34 Posté par zoulou2

    Je mets 10 étoiles a cet article.

    "Et les craintes ne situent pas uniquement au niveau de l’emploi, des carrières professionnelles mais aussi de l’environnement et du climat qui est devenue délétère au fil des années. L’évolution de la société, l’immigration outrancière, la paupérisation des classes d’actifs, la morosité et la dépression qui s’est emparée de la population ne font plus rêver beaucoup de monde".

    Il faut rajouter en france on a toutes les chances de se faire agresser, de recevoir une rafale de kalachnikov par la secte des coupeurs de têtes.

    Sans compter mettre ses enfants a l'ecole de la republique, ou l'on parle: kom sa, he mon frere.

    Aucunes chance que je revienne en France communiste.