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Jolicoeur

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J'ai totalement déconnecté de nos élites auto-proclamées et consanguines, de leurs ministères de la Vérité (médias, éducation nationale, divertissement et arts), de la Paix (guerre), de l'Amour (loi et ordre) et de l'Abondance (économie… non économe).

Je crois au Bon, au Vrai, au Juste et au Beau.

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Le futur selon Alvin Toffler

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En lisant le dernier article de Charles Dereeper,  j'ai repensé au livre "L'État est mort, vive l'état !" de Charles Gave. Voici un extrait (p. 135-137) traitant de la nouvelle période révolutionnaire et des secteurs dont la croissance va exploser dans les décennies qui viennent.

"[…]  je soutenais la thèse que l'évolution du capitalisme faisait que nous étions en train de nous faire entrer dans une nouvelle période révolutionnaire. Je reprenais en cela les idées défendues par Alvin Toffler dans 3 immenses livres : Le choc du futur (1970), La troisième vague (1980) et La richesse révolutionnaire (2006).
Je vais tenter de résumer ce que dit Toffler depuis bientôt 40 ans.

La troisième vague, concept central de son œuvre, correspond à l'émergence de la société postindustrielle. La première vague de civilisation coïncida avec l'apparition de l'agriculture il y a 5000 ans au Moyen-Orient. La deuxième vague vit le jour avec la révolution industrielle en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle. Elle fut l'origine de l'immense changement de civilisation qui s'est produit depuis lors et elle est encore à l'œuvre aujourd'hui dans un pays comme la Chine. La troisième vague, dans laquelle nous commençons à peine entrer, elle a vainement d'une société fondée sur un nouveau facteur de production, la connaissance.

Dans cette nouvelle société, les règles sont la diversité, la fluidité et la créativité, et non plus la taille et la disponibilité du capital du travail, comme dans les sociétés industrielles. De nombreux styles de vie, fort différents les uns des autres, coexistent. L'information remplace le capital, la forme d'organisation idéale des compagnies est horizontale plutôt que pyramidale afin que cette information circule au mieux et dans les deux sens. Contrairement au capital physique, le capital intellectuel représenté par la formation ne connaît pas de rendement décroissant, mais des rendements croissants, ce qui veut dire que la croissance ne fait que commencer et est sans limite. La connaissance n'est pas limitée, sa valeur ne diminue pas si l'on s'en sert et s'accroît si on la partage ; bref la collaboration se niche au cœur de la concurrence dans un curieux mélange dont Apple est un parfait exemple.

Du coup la richesse n'est plus conditionnée par la géographie (usines, bureaux, etc.), mais est situé quelque part dans les réseaux (Internet), dans les nuages (cloud computing, etc.), dans le cyberspace, dans des programmes situés dans des ordinateurs dont personne ne sait exactement où ils sont. Bref, nous entrons dans un monde totalement instable, en état d'invention permanente et souffrant d'un optimisme rédhibitoire et constant, dans lequel une situation n'est jamais établie et définitive.

Quels sont les secteurs, toujours d'après Toffler, dans lesquelles la croissance va exploser dans les décennies qui viennent ?
  • l'éducation et la culture, d'enfants font parti le tourisme des transports ;
  • la santé ;
  • enfin, compte tenu de l'extrême fluidité de la société et du fait que chacun d'entre nous va dans le futur changer de travail au moins 10 fois dans sa vie, c'est-à-dire à peu près 1 fois tous les 4 ans, l'organisation de l'épargne et des retraites. Parfois nous serons entrepreneurs, parfois rentier, parfois salarié… Et il faudra être capable de sauter de l'un l'autre avec célérité, les structures se défaisant aussi vite qu'elles se sont créées. Chaque épargne devra donc être individuelle et non plus collective…"
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