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Vincent Benard

Vincent Benard

Vincent Bénard est analyste à l'Institut Turgot (Paris) et, depuis mars 2008, directeur de l'Institut Hayek (Bruxelles). C'est un spécialiste du logement et  de la crise financière de 2007-2008 (subprimes). Grand défenseur du libéralisme économique, Vincent décortique tous les errements des Etats providence !

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Climat : ce que les prochains changements de paradigmes scientifiques signifient pour l'économie mondiale

Audience de l'article : 2139 lectures
Nombre de commentaires : 5 réactions

 

sunJe viens de poster sur mon "canal historique", objectif Liberté, un article expliquant comment les dernières découvertes scientifiques sur le rôle de l'activité magnétique solaire, au CERN de Genève et au Danemark,  allaient sans doute apporter une confirmation éclatante à ce que nombre de scientifiques disaient déjà, malgré le prétendu consensus que l'on voulait nous faire gober:

 

 


Le CO2 est un déterminant mineur du climat global, l'activité solaire a une influence O combien plus déterminante.

 

 

Je n'aborderai pas ici l'aspect scientifique (voir Ob'Lib') mais uniquement certaines conséquences économiques à long terme. Naturellement, le monde politique ne reconnaîtra pas son erreur demain matin, surtout en France. Mais de telles découvertes vont certainement faire basculer un plus grand nombre d'opinions, et donc de gouvernements, dans le camp sceptique, forçant même les plus dogmatiques des ministres français à arrêter les frais des politiques climatiques basées sur la réduction des émissions de CO2.

 

 

Je le répète, cela ne se fera pas demain. Mais d'ici 2016, je ne donne pas cher des grands programmes climatiques lancés par l'Union Européenne ou ses états membres, ou les USA, même si la résilience du lobby réchauffistes aux révélations du Climate Gate me laisse parfois songeur...

 

 

Des réajustements parfois drastiques

 

 

Cela ne sera pas sans conséquence sur notre avenir économique. D'un point de vue macro, cesser de subventionner des canards boiteux non rentables sera très bénéfique à long terme, mais peut-être porteur de disruptions rudes à court terme.

Du point de vue d'un investisseur, il va falloir commencer à se méfier de certains business models. Des éoliennes au double vitrage et à la construction BBC en passant par l'automobile, des pans entiers de l'industrie ont structuré leur action récente et future autour des politiques carbocentristes et des très généreuses subventions qui les accompagnaient. Tout notre droit des sols est rigidifié au nom de la lutte contre le besoin de mobilité et l'étalement urbain, accusés d'être générateurs d'émissions de CO2.

Tout cela, sans aucun doute, pour RIEN. Car à l'évidence, si notre climat dépend des rhumes du soleil, nous n'avons d'autre choix que de nous y adapter.

 

 

Par conséquent, on peut raisonnablement parier, à moyen long terme (effets perceptibles dans 2 ans) sur un abandon de nombreux programmes de subventions aux achats anti-CO2 dans le monde, malgré la force des lobbys financiers derrière ces politiques. Certains pays, comme l'Espagne, ont d'ailleurs déjà commencé.

 

 

Les investisseurs de long terme doivent commencer à regarder l'exposition des entreprises aux secteurs écologiquement subventionnés de très près. Celles qui,  disposent d'un portefeuille de savoir faires très diversifiés devraient pouvoir se réajuster et constituer de belles opportunités d'achat dans les deux années à venir, quand elles enregistreront leurs premières pertes pour "aléa climatique". Par contre, celles qui ont tout basé sur le modèle économique vert-rose écolo subventionné risquent très gros.

 

 

Enfin, et à mon grand regret, ces évolutions de la science ne seront d'aucun effet sur les politiques anti-étalement urbain qui organisent la raréfaction foncière, dont pourtant le rôle dans la paupérisation des ménages par renchérissement du coût du logement est patent.

 

 

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Lire également :

Sur Ob'Lib' :

Dossier réchauffement climatique

et notamment:

 

 

Vers le discrédit des politiques anti CO2

 

 

Quand la bulle verte éclatera

 

 

Brèves : de nombreuses entorses au soi disant consensus

 

 

Les grands barons du réchauffement, suivez l'argent !

 

 

Pour en finir avec la diabolisation de l'étalement urbain

 

 

Sur Objectif Eco

 

 

Lobbying réchauffiste Accenture-Barclays (court) (version longue sur le site Turgot)

 

 

Les nouvelles oligarchies, ou la démocratie confisquée
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5 commentaires

  • Lien vers le commentaire Vincent BENARD jeudi, 19 mai 2011 22:50 Posté par Vincent BENARD

    @ Helios & Popol

    J'entends souvent cet argument: "bon, le réchauffement, c'est du pipeau, mais si ça aide à réduire notre dépendance énergétique, c'est peut être un mal nécessaire".

    J'ai pas mal d'arguments contre cette façon de penser, résumés dans ce "vieil" article

    [http://www.objectifliberte.fr/2009/10/rechauffement-climatique-le-faux-pretexte-energetique.html->http://www.objectifliberte.fr/2009/10/rechauffement-climatique-le-faux-pretexte-energetique.html]

    En rapide résumé:

    (1) "déguiser" une politique par une autre est anti démocratique, c'est prendre les électeurs pour des cons. S'il y a un vrai problème énergétique (ce dont je doute, mais c'est un autre débat), alors il faut faire adhérer les franaçais à une politique ENERGETIQUE et pas utiliser le faux nez d'une politique CLIMATIQUE. Vendre de la peur parce qu'on pense que le problème énergétique n'est pas assez glamour, c'est une tromperie de l'électorat, c'est indigne d'un pays qui se prétend démocratique.

    (2) les politiques climatiques CO2-phobiques ne sont pas de bons "proxies" pour résoudre le très éventuel problème énergétique.

    (3) le mécanismes de marché, en faisant augmenter le prix des ressources qui se raréfient et en dirigeant les ressources vers celles qui représentent le meilleur rapport qualité prix à un instant T, sont un bien meilleur moyen de résoudre l'éventuel problème que des politiques décidées par des "experts" de façon centralisée.

    (4) Le peak oil ? Entre les shale oils, les shale gas, les procédés de "pétrolisation" du charbon (anciennement fischer tropsch, mais il parait qu'il y a mieux depuis), et peut être demain les pétroles d'algues génétiquement modifiées, sans oublier le nucléaire de génération "thorium", je ne suis pas, mais alors pas du tout inquiet pour notre avenir énergétique... A condition que les politiques arrêtent de bloquer toute évolution sur injonction des écolos les plus extrémistes.

  • Lien vers le commentaire helios mercredi, 18 mai 2011 07:08 Posté par helios

    Vous oubliez une chose : les dispositifs destinés à économiser l'énergie ne servent pas uniquement à faire baisser les émissions de CO2. Ils servent aussi à faire face au "peak oil" conjugué à la demande croissance de pétrole des pays émergents, qui se traduira par une augmentation sensible du prix des énergies fossiles.