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Santé Retraite

Santé Retraite

Quand on a de l'argent, avec un patrimoine financier suffisant pour commencer à se détendre vis à vis du stress de la survie matérielle, les études sont formelles !

Nos objectifs prioritaires se modifient.

1 - Plutôt que de faire progresser encore plus son patrimoine, on cherche en priorité à le conserver, à maintenir en toute sécurité le statut qui va avec la possession financière ce qu'on appelle vulgairement le confort de vie douillet des personnes aisées.

2 - Juste derrière cette priorité absolue qu'est la protection de ce que l'on a déjà, est cité en deuxième position le maintien d'une santé adéquate.

Généralement, l'argent va avec l'âge mature !

Et avec l'âge mature vont les soucis de santé ! La machinerie du corps humain commence à montrer de sérieux signes de fatigue et exige pas mal de frais de maintenance / entretien !

Nous allons explorer ce volet dans cette rubrique Santé, avec les offres de tourisme wellness en plein essor, les offres de tourisme médical, les stratégies pour la retraite, pour optimiser sa forme, le anti aging et les progrès des biotech qui nous promettent parfois la vie éternelle...

Les boys de Google n'ont ils pas annoncé qu'ils lançaient la guerre à la mort ??? !!!!

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Baby boomer - zoom sur 10 000 milliards d'actifs sous forme d'entreprises qui doivent être transmis d'ici 2025 aux USA

Audience de l'article : 1762 lectures
Aux Etats-Unis, 4 millions de baby-boomers possèdent et exploitent actuellement des sociétés. Des baby-boomers qui ont contribué à la construction de marques reconnues et fortes, à l'emploi d'innombrables citoyens US, à fournir le pain quotidien à leurs familles et à leurs communautés. Ces baby-boomers sont des héros du quotidien – dans le pur style US – pour avoir fait vivre efficacement le rêve américain. 

Mais aussi bons qu’ils ont pu être dans le business, les baby-boomers ne se montrent pas aussi grands stratèges quand il s’agit de planifier la relève et de programmer la reprise de leurs entreprises.

Ces baby-boomers ne veulent pas baisser les armes et préfèrent accomplir un énième baroude d’honneur. Une erreur.


Des faits et des stats

Les baby-boomers représentent environ 66% de la population de toutes les entreprises US.

Les membres de la génération née entre 1946 et 1964 ont atteint le cap des 65 ans en 2011. Un jalon qui est franchi à un taux d'environ 10 000 personnes par jour et qui gardera ce même rythme jusqu'en 2029.

Alors qu’ils peuvent se considérer comme éternellement jeune, l'espérance de vie moyenne est de 17,7 ans pour un américain de 65 ans et de 20,3 ans pour une américaine du même âge.

businnes owner 20 M
D’après Mercer Captital, les propriétaires d'entreprise ont 80% ou plus de leurs actifs personnels dans leurs entreprises. Plus largement, selon une étude de l’université de Berkeley, environ 75% de tous les capitaux privés sont détenus par les ménages pour qui ils constituent au moins la moitié de la valeur nette totale de leur patrimoine. En outre, les ménages dont les capitaux propres sont dans des entreprises, investissent en moyenne plus de 70% de leurs avoirs privés dans une seule société.

Asset allocation of a business owner with 5M  of liquid assets


Pour 57% des baby-boomers, les finances des ménages ont empiré depuis leur génération.

Les 15 prochaines années marqueront le plus important transfert intergénérationnel d’entreprises privées dans l'histoire mondiale. 2012 a marqué la première année de ce mouvement. La retraite des baby-boomers a été le principal moteur de ventes des entreprises dans le marché privé intermédiaire. Les chercheurs ont estimé que plus de 10 000 milliards de dollars en actifs sous forme d'entreprises doivent être transféré d’ici 2025. Un chiffre publié dans un ouvrage aux perspectives alléchantes : The $10 Trillion Opportunity.

Toujours en Amérique du Nord, CBC News estime que 550 000 propriétaires d'entreprises canadiennes auront besoin de vendre leurs entreprises pour leur retraite, ce qui représente $ 3 700 milliards d'actifs sous forme d'entreprise.

La moitié des entreprises US doit être cédée

Nous sommes au début d'une transition dans l'économie américaine, où plus de la moitié de toutes les entreprises ayant des employés auront besoin d’être vendues, restructurer, ou devront fermer leurs portes. Ces chiffres sont finis et inéluctable. La mortalité est une chose bien réelle. Les problèmes de liquidité et les taxes foncières ne prendront pas leur retraite. Sans un plan bien défini de reprise de ces sociétés, le seul héritage que légueront les baby-boomers sera un probable chaos.

Que ce soit à contrecœur ou volontairement, chaque propriétaire d’entreprise baby-boomer doit affronter ces enjeux A quoi mon entreprise ressemblerait-elle quand je ne serai plus aux manettes ? Quand ce processus doit-il avoir lieu pour assurer la santé financière de ma famille, tout en assurant un avenir prospère pour mon entreprise ?

Reprise de sociétés aux US : les leviers de transitions

Un transfert de propriété peut revêtir plusieurs formes. Voici un aperçu des quelques options générales qui s’offrent aux baby-boomers :

Une transition en interne dans la famille. Il s’agit de céder la propriété à un ou d'autres membres de la famille, et cela peut être fait par la vente et / ou la donation de parts. Une attention particulière doit être accordée à la capacité de mener la société vers l'avant (par exemple, l'engagement financier, le temps, la santé) et les compétences pour diriger les membres de la famille. Cette option s’offre généralement seulement à ceux qui sont parvenus à boucler financièrement leur dossier retraite, parce les membres de la famille n’ont que très rarement la capacité financière pour un rachat.

La vente à un particulier. En raison de la taille, de la structure, ou du secteur, certaines entreprises sont idéalement dirigées par un propriétaire-exploitant. Le meilleur endroit pour trouver cet individu est de passer par une organisation ou association du secteur industriel visé. L'acheteur idéal serait un dirigeant qui est la recherche de plus de flexibilité, d'autonomie, de gain financier, et qui est aussi prêt à prendre des risques.

ESOP. Certains préféreront voir les membres de l'équipe existante propriétaire de la société. Un ESOP (Employee stock ownership plan) est un régime de retraite favorisée par le fisc US et qui permet de faire une reprise des parts du propriétaire par les employés. C’est un outil fortement réglementé, mais il offre des avantages fiscaux quand le propriétaire cédant est admissible. 

Vendre à une société financière. Si l’entreprise rempli les critères d'investissement pour être dans la compétition, le propriétaire peut vendre en tout ou en partie son entreprise à une société financière privée. Sur le marché d'aujourd'hui, il existe différents types de sociétés financières, y compris celles qui investissent dans des structures petites ou peu rentables, celles qui investissent à court terme (trois ans) ou à long terme (plus de 10 ans). Les investissements peuvent s’accompagner d’une très faible implication de la société financière ou d’une gestion beaucoup plus active (avec, dans certains cas, l'installation d’un nouvel exécutif pour prendre les commandes). Certains fonctionnent avec un capital venant d'investisseurs extérieurs, tandis que d'autres disposent d'un capital interne (par exemple, les bureaux de la famille) ou se comportent comme un capital-risqueur sans capital (un sujet que l’on a abordé sur Objectif Eco) et recherchent la bonne société, avant d’entamer une tournée de négo pour lever les capitaux.

Pourtant, comme Deloitte Canada l’a noté (voir le graphique ci-dessous : la distribution des SMEs - équivalent de nos PME - au Canada en foncton de l'âge du propiétaire) les sociétés financière ont du mal repérer de nombreuses entreprises appartenant à des baby-boomers, en particulier celles qui sont évaluées entre 2 millions et 20 millions de $, sur leurs écrans radar ; parce qu’elles sont plus susceptibles d'être à l'extérieur des grandes zones métropolitaines, qui entraine un manque de relation et de visibilité dans la communauté des investisseurs.

Canada distrib of SMEs by owner age

La transaction post-mortem. A force d’attendre trop longtemps pour prendre une décision, et sans documents de planification successorale en place, la société du baby-boomers sera considérée comme faisant partie de sa succession, avec toute la hiérarchie des ayants-droit à respecter, plus les conséquences fiscales sans bouclier de protection. Les implications non-juridiques peuvent être bien pires, provoquant des décennies de querelles familiales et des déchirements permanents.

La fermeture. Bien que cela semble simple, fermer la boutique et tirer définitivement le rideau n’est pas une tâche facile. La liquidation des actifs prend une grande quantité de temps, exige une importante paperasserie, et entraînera probablement le propriétaire vers des transactions forcées, avec des prix indésirables. Les experts estiment qu’il vaut mieux s’y prendre au plus tôt, plutôt qu’au dernier moment.

Une transition qui se prépare

Bien qu'elle soit importante, la planification de la transition et de la reprise est facilement repoussée à d’autres échéances. Cependant, ce n’est pas un processus court. En tant que tel, trois étapes essentielles, mais qui se chevauchent, doivent être abordées : votre plan personnel, la société en elle-même, et la planification successorale.

Le plan personnel. Peu importe comment et où le baby-boomer veut passer le reste de son temps, si la santé n’est pas encore un facteur capital pour certains, alors ces derniers ont le luxe d’analyser ce qu’ils veulent. Vendre l'entreprise purement et simplement ? Continuer à travailler, et à quel poste ? A la recherche d’un nouveau défi ? Mais le temps est la ressource la plus précieuse, et il s’agit de déterminer comment l'utiliser au mieux pour pouvoir guider le processus en conséquence.

La société. La plupart des entreprises appartenant à un groupe familiale, ou à un individu, ont le temps de se mettre en condition pour être prêt pour la transition. Plus la planification est précoce et cadrée, meilleur est le résultat. Le meilleur point par lequel commencer est de vérifier la réalité de la société, en trouvant des entreprises comparables qui serviront de référence quant à la santé et à la valeur de l’entreprise.

Des considérations structurelles sont à prendre en compte, comme la gestion des managers non-propriétaires, la stabilisation d’éléments comme les relations clients et celles des employés. D'autres considérations comprennent la détermination de quel type d'entité est nécessaire pour le fonctionnement et quels avantages fiscaux peuvent découler d’une transition ; cela peut être un processus pluriannuel (par exemple, la conversion d'une société A en une société B peut prendre plus de sept ans).

La planification successorale.  Beaucoup de propriétaires gèrent leurs entreprises comme si c’était un mode de vie à part entière, avec des dépenses personnelles importantes qui se répercutent sur les bilans de la société. Des éléments qui sont essentiels pour comprendre quelles types de transition a le plus de sens.

Peu importe à qui le baby-boomer souhaite léguer. Comme chez nous, Il doit être assuré que l’Etat s’impliquera dans le processus. En léguant des parts aux enfants ou aux petits-enfants, il doit s’armer d’une paperasse importante - et peut-être d’un peu de capital - pour calmer le fisc. 

La réalité de la transition

Même après toutes ces préparations en interne, si le chemin choisi est de recourir à des tiers pour le rachat de l’entreprise, le baby-boomer doit se préparer à la date et au processus de cession. Cette préparation est chronophage et émotionnellement intense. C’est un processus en plusieurs étapes, avec près de 80% des ventes et des rachats qui sont bouclés entre 9 et 18 mois. 

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