Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
What do you want to do ?
New mail


 
What do you want to do ?
New mail


 
What do you want to do ?
New mail


 
What do you want to do ?
New mail


 
What do you want to do ?
New mail

promospeciale

Atteinte exceptionnelle à l'ordre public et au pacte républicain

Audience de l'article : 1762 lectures
Nombre de commentaires : 1 réaction
Les juges ne plaisantent plus avec la comptabilité.

L’héritière Ricci, une très chic personne du troisième âge, va aller un an au trou, fichtre.

Des magistrats, à partir de fichiers volés à une banque étrangère, dans un pays étranger, grâce à un délateur passionné et politisé — dit-il — ont donc réfléchi, démocratiquement et scientifiquement, aux conséquences économiques globales pour notre pays de la gestion de son capital par l’héritière Ricci.

Ils ont probablement abouti, de façon cartésienne et mathématique donc imparable, au fait que le même capital amputé de 70% par le fisc eut été beaucoup plus productif pour l’économie de notre pays.

Le jugement qui, évidemment, va être chiffré de façon objective et imparable, sera sans doute un grand moment de compréhension des sciences économiques, dès qu’il sera disponible.

C’est un pas en avant significatif.

En effet, nul ne peut imaginer, dans une démocratie exemplaire comme la notre, que ces magistrats auraient pu, tel des commissaires du peuple fanatiques et obtus, tortionnaires entièrement acquis à tel ou tel dogme totalitaire, priver de liberté une citoyenne  qui n’aurait pas gravement et objectivement nuit à l’équilibre économique de notre pays.

J’imagine déjà la densité des calculs comparatifs que ce jugement va nous livrer entre l’usage réel des fonds Ricci et ce que cet usage, géré par Bercy, aurait pu être pour nous tous.

Nul ne pouvant être accusé sans preuve, sur simple croyance, nous aurons réellement ces chiffres.

Des horizons nouveaux s’ouvrent à nous.

Ainsi donc, toute personne qui, par le simple usage comptable, aboutit à une perte d’avantages économiques pour le pays se rend coupable d’une atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain.

Notre justice, et c’est tout à son honneur, se prépare donc à sanctionner lourdement, par des peines de prison, toute personne dont l’organisation comptable occasionne des pertes chiffrées et significatives pour le pays, tel que cela a probablement été mis en évidence dans l’affaire Ricci qui nous intéresse.

Vous imaginez comme moi l’étendu des délits potentiels sur lesquels entendent se pencher nos magistrats.

Le raisonnement ainsi outillé, le délit de gestion comptable contraire aux intérêts du pays ciblé, rien n’arrêtera notre fringante justice qui vient de se mettre en route.

Tous ceux dont la comptabilité nuit gravement aux intérêts du pays vont finir au trou.

Je connais bien des politiques, bien des fonctionnaires — tout particulièrement à Bercy — bien des entreprises pratiquant le capitalisme de connivence dont il sera aisé de faire la preuve que leurs pratiques comptables nuisent gravement, par les pertes qu’elles induisent pour tous, à l’ordre public et au pacte républicain.

Ce jugement instaure un délit d’atteinte à la rentabilité de l’argent privé ou public au détriment de la France qui, n’en doutons pas, ne sanctionnera pas aveuglément exclusivement les enfants de milliardaires. Nous ne sommes pas en URSS ou en Chine maoïste, nous sommes en France, pays de l’égalité.

Petit problème.

Il va falloir construire des milliers de places de prison pour y fourrer tous les délinquants visés par ce délit comptable.

Je pense à plus de la moitié des effectifs de Bercy, notamment à 95% des contrôleurs fiscaux qui privent indûment le pays de capitaux actifs pour les engloutir dans les pertes abyssales et improductives de notre comptabilité publique.

Tout cela ne va pas manquer d’apparaître à travers la nouvelle science juridique mise en œuvre par les magistrats de l’affaire Ricci.

Je pense aussi à tous ces élus et à leurs dépenses contraires à l’intérêt comptable du pays qui vont le payer de quelques années d’emprisonnement.

C’est une épuration comptable salvatrice vers laquelle s’engage la magistrature.

Souhaitons à ces magistrats bonne chance et bon courage et surtout l’énergie d’aller au bout de cette démarche comptable.

Dans le cas contraire leur engagement pourrait être assimilé à une justice d’exception, partisane et stalinienne, la pire des accusations.

Bien cordialement. H. Dumas
Poster un commentaire

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire zoulou2 mercredi, 15 avril 2015 00:19 Posté par zoulou2

    Pas besoin de construire des places de prison, ceux qui n'ont pas compris qu'il faut s'expatrier devant les socialo-communiste, n'auront que les yeux pour pleurer.