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La recherche de rendement pour nos patrimoines financiers est de plus en plus compliquée à concrétiser.

Les banques centrales ont lancé une énorme guerre au cash et à la rente. En clair, plus rien ne rapporte.

Il faut désormais prendre des risques et souvent travailler pour réaliser du rendement avec ses capitaux.

Objectifeco passe en revue toutes les possibilités offertes de placements et les idées d'investissement par rapport à cette problématique

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Business de l'immobilier - zoom sur une initiative dans l'investissement locatif qui pourrait faire boule de neige

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En Inde, l’investissement immobilier est probablement l’une des méthodes les plus traditionnelles de placement financier, après l'or et les dépôts à terme. Property Share fait appel à cette option d’investissement très sûre.Property Share est une plate-forme Internet qui permet à plusieurs acheteurs de se réunir et d'acheter des participations dans une propriété résidentielle.La société gère alors la propriété au nom des propriétaires, en prenant soin de la partie administrative, de la prospection des futurs locataires ou propriétaires et de la vente finale. En fonction du pourcentage de leurs participations respectives, les propriétaires de parts obtiennent des loyers en pourcentage de la valeur de vente.

Kunal Moktan et Hashim Khan, les co-fondateurs de Property Share, ont réalisé qu'il n'y avait pas besoin de faire d’études poussées pour trouver un placement avec peu de risques, entre un investissement dans un dépôt à termeà 8 % et les marchés boursiers.La seule option viable est d'investir dans l'immobilier, ce qui exige beaucoup de capitaux et des emprunts avec un ticket d’entrée très élevé.

« Pour valider notre process, nous avons acheté une propriété à Koramangala, Bangalore, pour 5 400 000 roupies (soit 76 896 €) et l’avons mise sur le marché locatif pour voir ce que nous aurions en retour.Au moment où nous avons vendu la propriété, au bout de trois ans, nous avions augmenté les loyers de 35 % et fait un retour de 50 % sur la plus-value du capital », indique Kunal.Ce fut le moment « Eurêka ! » du duo.Ils réalisent alors que cela pourrait être un excellent moyen pour les personnes de posséder une propriété et d’engranger des rendements, sans les risques qui découlent de l'investissement immobilier.


PropertyShare
La plate-forme indienne Property Share permet de achats immobiliers fractionnés. 

Les problèmes abordés


Pour Kunal et Hashim, leur plate-forme Property Share résout plusieurs problèmes :

1. Un individu peut investir une petite somme, de l’ordre de 500 000 roupies (7 120 €), et ainsi mettre un pied dans le marché de l'immobilier.
2. Aujourd'hui, avec la croissance et la bousculade dans le secteur immobilier, un investissement proche de 4 à 5 000 000 de roupies (de 56 960 € à 71 200 €) ne donne le droit qu’à de petites surfaces ou des biens situés en périphérie. Grâce à Property Share, on peut investir environ 40 % de la même somme dans un meilleur appartement, au lieu d’investir 100 % dans un bien spéculatif inférieur. En fournissant ainsi des rendements plus élevés et une utilisation plus efficace du capital de l'investisseur.
3. Amélioration de l'efficacité de l'investissement sur l'ensemble du marché.
4. Les propriétaires de fraction de biens immobiliers peuvent également vendre leur part prématurément.
5. La gestion personnelle est remplacée par une gestion immobilière professionnelle, assurant gain de temps et moindre effort.

Lorsque le duo a décidé de travailler sur le concept de Property Share, Kunal était employé par The Blackstone Group (banque d'investissement américaine) et Hashim était à la tête de la division informatique d'un grand conglomérat du Moyen-Orient, une holding couvrant les domaines de la vente au détail, du commerce et de l'immobilier.

Hashim Khan
Hashim Khan, cofondateur et Chief Technology Officer (CTO) de Property Share.

Le grand saut


Kunal quitte Blackstone en 2013 et rend alors visite à Hashim, à Dubaï, pour lui parler du projet.Hashim décide de rentrer à Bangalore. « En l'espace de trois jours, du petit déjeuner au dîner et après d'innombrables tasses de thé, nous avons discuté de la meilleure voie à suivre et du business plan », explique Kunal.Depuis ses débuts, Property Share a déjà acheté quatre propriétés, alors qu’une cinquième est en cours d’acquisition. Bilan : le chiffre d'affaires et le bénéfice ont quadruplé depuis juin de l'année dernière.

Kunal et Hashim croient qu'ils ont eu de la chance et que la combinaison de leurs expériences les a aidés dans leur vision.Kunal explique qu’avec Hashim, ils ont bénéficié de la connaissance dans l'investissement immobilier institutionnel, de l'expérience dans la gestion d'actifs et de l'expertise technologique pour permettre la mise en ligne de la plate-forme.Il ajoute que son expérience dans l'investissement immobilier les aide à cibler les propriétés, de leur gestion jusqu'à la vente.«L'expérience en informatique d’Hashim nous a aidé à nous mettre sur le marché », analyse-t-il. « Nous sommes les premiers à parvenir à ce genre de service.Notre expérience et notre parcours universitaire ont donné de la crédibilité aux investisseurs, en les rassurant sur le fait que nous pourrions mener à bien une telle idée », poursuit Kunal.

Kunal Moktan
Kunal Moktan, cofondateur et CEO de Property Share.

Chiffre d'affaires et croissance


Property Share prélève un pourcentage sur les loyers pour les frais de gestion, des commissions liées à la performance et à l'appréciation du capital de la propriété.Une commission de 1 % est également perçue lors de la revente d'une fraction de propriété.Par ailleurs, Property Share gère également des propriétés en dehors de son propre portefeuille, un service pour lequel une somme équivalente à deux mois de loyer est facturée en tant que frais de gestion.

Kunal estime que le monde numérique actuel a aidé Property Share à toucher des investisseurs qui ne disposaient pas auparavant d'accès à l’investissement immobilier dans des villes en pleine croissance, comme Bangalore, Pune et Bombay.

«Chaque année, 300 000 biens se vendent en Inde et ce, uniquement dans les six premières villes : Bangalore, Mumbai, NCR (Territoire de la Capitale nationale de Delhi, N.d.A), Chennai, Pune et Hyderabad.Cela représente un marché annuel de 50 milliards de dollars à lui seul. En volume, le marché indien de l'immobilier est uniquement concurrencé par la Chine, détaille Kunal. Et à mesure que le revenu disponible et l'urbanisation s’améliorent, cela ne fera que grossir.Notre plan est de lister et gérer 100 propriétés dans les 12 prochains mois et environ 1.000 propriétés au cours des trois prochaines années ».

Le marché

Selon IBEF, la Fondation pour le capital-marque de l’Inde, le secteur indien de l'immobilier est considéré comme l'un des plus prometteurs à l'échelle mondiale. Parallèlement, au cours des dernières années, plusieurs plates-formes technologiques autour de l'immobilier ont vu le jour, dont Housing et CommonFloor pour ne citer que les plus connues. Le marché immobilier de l’Inde est censé croître de 30 % au cours de la prochaine année.En 2020, ce marché devrait avoisiner les 180 milliards de dollars US. Différentes études suggèrent que le secteur du logement constitue 5 à 6 % du PIB de l'Inde.

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