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Réussir, c'est être capable de se réinventer - 2 histoires de personnalités connues qui illustrent l'idée, celle d'un créateur et celle d'un manager

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En accédant à la tête d’IBM, Virginia Rometty est devenue, selon le magazine Forbes, la femme la plus puissante du monde. Le parcours de Virginia Rometty est un modèle de success story. Ainée d’une famille modeste, elle est devenue la première dirigeante du géant de l’informatique. La clé de cette réussite ? Selon ses propres mots : la capacité à se réinventer.



Lorsqu’on lui demande quelle est la plus grande erreur qu’elle est commise, Virginia Rometty, présidente d’IBM depuis janvier 2012, répond sans hésiter : « la plus grave erreur est celle dont on ne tire aucune leçon ». Pour Virginia Rometty, la clé du succès réside dans la capacité à perpétuellement se réinventer. Un credo dont elle a fait très tôt une ligne de conduite.


La femme la plus puissante du monde Virginie Rometty

L’anecdote est rapportée par le magazine américain « Fortune ». Jeune étudiante en informatique à l’université Northwestern, Virginia Rometty débarque un matin dans la chambre d’un camarade. Elle tient à la main une liste de questions sur la programmation. Son camarade lui propose des réponses, mais Virginia Rometty persiste dans ses demandes. Ce qu’elle veut, ce ne sont pas les réponses, mais la méthode pour arriver aux solutions. Cette détermination à rechercher les causes, la guidera tout au long de sa carrière. Elle lui permettra d’être la première femme à accéder à la tête d’IBM, 9ème capitalisation boursière mondiale avec 238 milliards de dollars. Lorsqu’elle a pris la tête du groupe, Virginia Rometty a été désignée par le magazine Forbes comme la femme la plus puissante du monde.

Au départ, rien ne prédispose cette jeune fille, ainée de quatre enfants, élevée par une mère seule dans une famille modeste, à diriger l’un des plus grands groupes mondiaux. Après avoir obtenu en 1979, un diplôme de Bachelor of Science en informatique et génie électrique, elle rejoint IBM en 1981. Elle a alors 23 ans. Elle fait ses débuts dans le groupe en tant qu’ingénieur système dans un bureau de Detroit.


100 000 messages téléphoniques

Elle va rapidement s’orienter vers la vente et le marketing auprès notamment de clients grands comptes comme les banques et les assurances. En 1991, elle rejoint l’activité conseil d’IBM. Ce sera sa chance. En 2002, elle est chargée de réaliser l’intégration de la branche conseil du cabinet PriceWaterhouseCoopers. IBM vient de racheter cette entité pour 3,9 milliards de dollars. L’enjeu est de taille. Il s’agit de créer la plus grande structure mondiale de conseil. Mais la difficulté est grande. Il existe entre les consultants des deux entités de telles différences de culture qu’IBM craint une véritable “fuite des cerveaux”. Virginia Romertty va alors se souvenir d’une des leçons de Samuel J. Palmisano, président d’IBM entre 2002 et 2011. Celui-ci aime à répéter que : “rien n’est inévitable”. Virginia Romerty prend son téléphone et laisse un message dans la boite vocale des 100 000 consultants de PriceWaterhousse. Elle leur assure notamment qu’IBM saura prendre en compte la diversité des cultures. La démarche porte ses fruits, il n’y aura pas de fuite des cerveaux. Ce succès permet à Virginia Rometty d’intégrer l’équipe des cadres dirigeants du groupe.


Pas de bonus en 2014

En 2009, elle prend la direction mondiale des ventes, à laquelle s’ajoutent en 2010 le marketing et de la stratégie internationale. Devenue présidente du groupe, c’est toujours la même capacité à se réinventer qui soutient son action. Comme elle l’énonce elle même, Big Blue, c’est le surnom d’IBM, est aujourd’hui à un moment charnière de son histoire. L’informatique est entrée dans son troisème âge. La première génération remonte au début d’IBM avec les tabulatrices, la deuxième est celle des machines programmées, la troisième est celle de l’informatique cognitive. IBM doit donc changer pour rester à la pointe de la technologie après plus d’un siècle de leadership.

BigData-IBMSous l’impulsion de Virginia Rometty, le groupe accentue ses efforts dans les domaines de l’intelligence artificielle et le big data. Après avoir remporté aux Etats-Unis le programme de jeu Jeopardy, Watson, le super calculateur intelligent d’IBM, est maintenant testé à des fins médicales. Le big data et l’informatique concentrent deux tiers des efforts de recherche d’IBM. Et si les résultats se font attendre, l’activité vente de matériel est en baisse, Virginia Rometty invente encore de nouvelles réponses. Elle a proposé en février 2014 que l’ensemble de la direction du groupe renonce à ses bonus. Une manière d’affirmer qu’elle s’inscrivait dans la durée et qu’elle croyait au succès de Big Blue. Encore une fois, le message a été entendu.



Tony Fernandes : la fortune au fil de l’audace

Avec des entreprises dans l’aviation, le sport, les boissons… Tony Fernandes est l’un des hommes d’affaires les plus médiatisés au monde. Derrière le style décontracté et volontiers gouailleur du patron d’Air Asia, se cache un redoutable entrepreneur qui, en à peine dix ans, s’est bâti un véritable empire.

« Au départ, elles ont dit que nous allions mourir ». Elles, ce sont les banques que Tony Fernandes consulte au moment où il veut racheter Air Asia. L’homme d’affaires malaisien, casquette de base-ball vissée sur la tête, en sourit encore. Il l’admet volontiers, le pari était osé. Quand il rachète Air Asia en 2001, la compagnie qui appartient alors au gouvernement malaisien, ne compte que deux Boeing et… 11 millions de dollars de dettes. Plus de dix ans après, Air Asia affiche des résultats record (+238% après impôts en 2012). La compagnie a de plus été déclarée en 2013, meilleure compagnie à bas couts en Asie.



Rêve de gosse

Tout commence par un rêve de gosse. A six ans, lorsque son père, médecin, demande à Tony Fernandes ce qu’il compte faire « quand il sera grand », celui-ci répond qu’il veut avoir une entreprise d’avions. Prédiction ? Trente ans plus tard, la boutade du gamin devient une réalité. Entre temps, le parcours de Tony Fernandes aura été celui, assez classique, d’un enfant de la bourgeoisie de Kuala-Lumpur où il est né le 30 avril 1964.



A quinze ans, il part faire ses études en Angleterre. En 1987, il sort diplômé de la London School of Economics. Il entre alors comme comptable chez Virgin. Il a l’occasion d’y rencontrer Richard Branson, l’iconoclaste patron de Virgin, dont l’audace l’inspirera plus tard. En 1989, il rejoint Warner music dont il devient le vice-président pour la zone Asie du Sud-est. Mais l’industrie musicale s’embourbe face à la montée d’internet. Warner est rachetée par AOL, Tony Fernandes quitte le navire en 2001.

C’est cette même année, qu’il va avoir l’intuition qui fera sa fortune. Il est dans la zone de transit de l’aéroport de Barcelone et il observe les voyageurs européens, et notamment ceux, nombreux, qui ont choisi une compagnie à bas coûts. Le concept l’inspire, il décide de l’importer en Malaisie. Mais le gouvernement malaisien ne lui procure pas d’autorisation. Qu’à cela ne tienne, il va racheter une compagnie du gouvernement. C’est ainsi que commence l’aventure d’Air Asia et la nouvelle vie de Tony Fernandes.



Air Asia

Fortune personnelle : 615 millions de dollars

Car Tony Fernandes a vu juste, l’Asie est prête pour s’envoler. Selon le patron d’Air Asia, il y a sur le continent un réservoir de 500 millions de personnes qui attendent des prix abordables pour voyager. En 2013, Air Asia a transporté 40 millions de passagers. En un peu plus de dix ans, la compagnie est passée de deux appareils à 120. Une flotte qui devrait considérablement augmenter d’ici 2026, puisque Tony Fernandes attend pour cette date la livraison de pas moins de 356 airbus !

Le succès d’Air Asia a fait la fortune de Tony Fernandes, estimée par le magazine Forbes à 615 millions de dollars US. Tony Fernandes avait promis de ne pas imiter la boulimie d’affaires de son rival préféré, Richard Branson. Il déclarait vouloir se concentrer sur un seul secteur d’activité, l’aviation. Le goût d’entreprendre l’a semble-t-il emporté sur les bonnes résolutions. Tune Group, la holding qu’il a créée, regroupe des activités dans l’aviation, la formule 1, avec l’équipe Team Lotus, devenue ensuite Caterham, l’hôtellerie, l’assurance, le crédit, les médias, le football, avec l’équipe professionnelle anglaise Queens Park Rangers et même les soft-drink, avec la boisson énergisante EQ8. Et le bouillant homme d’affaires ne compte pas s’arrêter là. Il a déjà signé un accord avec Renault pour relancer la marque Alpine, dont un nouveau modèle devrait être commercialisé en 2016.



Tony Fernandes

"Tout est possible !"

Quand on lui demande sont secret, Tony Fernandes répond par une pirouette : « avoir de bonnes idées c’est bien. Mais si vous êtes mal entouré, cela ne sert à rien ». Et pour s’entourer, l’homme fait dans le non classique. Il avoue avoir recruté des personnes au flair, dans des endroits improbables, comme une file d’attente d’un guichet.



S’il se présente sur son compte Twitter comme un rêveur, il dit aussi devoir beaucoup à sa mère. Sa mère, passionnée de musique, avait convaincu des artistes comme Ray Charles, The Platters, de séjourner dans la famille lorsqu’ils se produisaient en Malaisie. En voyant de si grandes stars se laisser convaincre par cette femme qui vendait des Tupperware, Tony Fernandes a acquis la conviction que tout était possible. Avec lui, on est tenté de le croire.
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