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Je suis naturellement grand, beau, j’ai le teint buriné par le soleil et le sourire enjôleur et des mocassins à gland, un très gros zizi et une absence totale de lucidité sur mes qualités et mes défauts !

J'ai un blog sur lequel j'aime enquiquiner le monde : Petites chroniques désabusées d'un pays en lente décomposition...

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Et pourquoi pas une petite taxe sur le pinard ?

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Nombre de commentaires : 2 réactions
Vous le savez, la République Française a toujours été égalitaire. Follement, même. Et à mesure que son peuple se faisait à l’idée d’une solidarité permanente, totale et étanche à tout ennui d’un monde réel jugé trop piquant, cette République s’est aussi faite Citoyenne et Festive. Enfin, c’était jusqu’à maintenant. Au rythme où l’on va, elle ne sera bientôt plus que citoyenne, et encore…

Ici, je pourrais écrire quelques saignants paragraphes sur les déchirements qui agitent tout le peuple français, partagé entre ceux qui veulent absolument étendre leurs désirs à tous, ceux qui n’en veulent rien savoir, et la masse informe et sans voix de ceux qui voudraient surtout qu’on les laisse travailler, innover et embaucher tranquillement. Oui, quelques lignes à ce sujet seraient assez faciles à placer tant on peut palper la tension qui occupe tout le monde actuellement.
Citoyenne et Festive, depuis 1789Mais de progressivement « Moins Festive » suite à une véritable avalanche de mauvaises nouvelles (dont toutes n’échappent pas à la responsabilité de la brochette de bras cassés au pouvoir), la France va passer à « Pas Festive Du Tout ». Certes, on a déjà compris que l’État, aux abois, racle les fonds de tiroirs de tous les côtés possibles (de nombreux hôpitaux sont techniquement en faillite, les services de l’armée sont au taquet ou en carafe, …). Certes, les ministres, volatiles maladroits et trop grassouillets pour pouvoir s’envoler, s’agitent en multipliant les idées stupides, pris d’une législorrhée carabinée.

Certes. On a bien intégré que tout ce petit monde n’était plus en mode « Détendu du Petit-Four » et avait compris que la crise n’était finalement pas aussi bidon qu’ils le croyaient quand ils étaient encore dans l’ « opposition ». Mais tout ceci n’est, pour ainsi dire et si vous me passez l’image éthylique douteuse, que petite bière comparé à ce qui se trame en coulisse.

En effet, d’insistantes rumeurs font état d’un projet de taxer à nouveau et encore plus … le vin.

Oui, vous avez bien lu : alors que ce produit est, d’une part, déjà largement taxé (on est en Socialie depuis 40 ans, je vous le rappelle) et d’autre part, probablement dans le top 3 des produits qui caractérise si bien la France, la Mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) du Sénat, présidée par les sénateurs Yves Daudigny (PS) et Catherine Deroche (UMP), a entamé une « réflexion » pour savoir comment extirper encore un peu plus de pognon de la poche des Français au travers d’une nouvelle taxe sur le précieux liquide.

Bien évidemment, et comme toujours dans pareil cas de nouvelle ponction débile, le principal artisan de l’idée se veut rassurant :

« Cette fiscalité sera mesurée : de l’ordre de quelques centimes. »

Parce que le coup de la fiscalité mesurée de quelques centimes, on ne nous l’a pas déjà fait sur les téléphones portables, les connexions internet, les disques durs, ou n’importe quel autre produit qu’un de nos furieux parlementaires a décidé de transformer en vache à lait ; et parce que comprenez bien qu’une fiscalité mesurée n’est jamais destinée à perdurer, bien sûr. Ni, soyez-en sûrs, à augmenter régulièrement à la faveur de je ne sais quelle pulsion concupiscente de ces phacochères qui nous dirigent.

Bien évidemment, la raison invoquée n’est pas les trous béants dans les caisses de l’État ; il faut comprendre que nos élus n’ont rien à carrer des problèmes financiers du monstre mou dont ils profitent grassement. Et il ne s’agit même pas, dans ce cas, de trouver un vague financement pour l’une de leurs habituelles parties fines ou autres « œuvres de charité ». Non.

La raison, tout ce qu’il y a de plus officielle, mise en avant par les brillants ponctionnaires, est la suivante, et cadre bien avec la fumisterie globale qu’on nous vend comme « Sécurité Sociale » : il s’agit d’instaurer une fiscalité dissuasive dite « comportementale » pour faire baisser la consommation des Français en alcool.

taxe sur le vin - boire ou conduireBien sûr, pas un journaliste n’aura noté l’implacable incohérence des marquis perruqués qui sortent ce genre d’excuse à leur folie taxatoire. D’un côté, on nous assure sans rire une fiscalité mesurée, et de l’autre, on attend de cette taxe qu’elle soitdissuasive et fasse baisser la consommation. Et le tout est proféré au pays qui a élevé la vinification au rang d’art majeur.

Tout va bien : le foutage de gueule est en Imax-3D et son THX Dolby Surround. Bien sûr, il serait discourtois et probablement illégal de vous proposer d’écrire le fond de votre pensée à Yves Daudigny, le sénateur socialoïde président de cette magnifique mission dont le mail pourrait être Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou la page Facebook un truc comme https://www.facebook.com/yves.daudigny (ni de vous rappeler que le mail de Catherine Deroche, son complice alcoolyte, serait quelque chose comme Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. …)

Après tout, ce brave homme sénateur ne fait que son travail qui est, semble-t-il, de diminuer le pouvoir d’achat de ces imbéciles de Français qui aiment boire un pichet de rouge à l’occasion, de fusiller le commerce de ces crétins qui le vendent, de saboter les exportations françaises et de culpabiliser ceux qui produisent et ceux qui consomment ce jus de fruit fermenté (et ce sera bien fait pour eux. Quelle idée, aussi !)

Et, je vous le demande, peut-on blâmer un homme sénateur qui s’investit tant dans la santé des Français au point de vouloir leur sucrer le vin, ce méchant liquide plein de sulfites et de tanins ? Peut-on, mes amis, mes lecteurs, mes fiers compatriotes, en vouloir à ce charmant individu sénateur de vouloir instaurer une taxe qui a montré, partout ailleurs, sa parfaite et misérable inutilité, son impact délétère et contre-productif ?

Peut-on blâmer un humain sénateur pris au hasard, paf, au milieu d’une foule, de ne pas être au courant de la furieuse déconfiture de la Fat Tax au Danemark, basée sur le même prédicat si profondément stupide qu’on peut modifier le comportement des gens en les sodomisant fiscalement ?

Non, en vérité, je vous le dis : le sénateur Daudigny, et son excuse paritaire féminine, la sénatrice Deroche, ne peuvent pas être tenus responsables pour leurs velléités à asséner, de nouveau, une taxe aux Français, et qui plus est sur le vin. L’un comme l’autre sont totalement irresponsables de leurs actes : leurs mots dépassent à l’évidence une pensée qu’ils ne peuvent avoir formé, n’étant manifestement pas équipés pour ce genre d’activité psychique. C’est donc avec indulgence que je vous demanderais de juger leurs petits agissements.

Que cette indulgence, cependant, ne vous fasse pas oublier l’évidence qu’avec de tels branquignoles aux commandes, ce pays est foutu.
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2 commentaires

  • Lien vers le commentaire Zoulou le Chinois vendredi, 31 mai 2013 03:32 Posté par zoulou2

    Les taxes pleuvent mais les francais ne s'en appercoivent pas, je savais qu'il y avait des taxes,mais j'ai ete etonne quand j'ai entendu les chiffres sur BFM :

    En france:
    47% de taxe sur la biere
    90% de taxe sur les alcool fort

    Autant dire qu'un clochard qui bois 2 pack de kro par jour, bois pour renflouer les caisses de la france.

    Je suis heureux a Hong kong: 0% de taxes !

  • Lien vers le commentaire BARF jeudi, 30 mai 2013 18:49 Posté par barf

    Chômage : catégories A, B, C, D, E :



    France métropolitaine :



    5 413 600 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,6 %.



    France entière (y compris l'outre-mer) :



    5 731 700 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,5 %.



    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PEP500.pdf



    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?



    -              « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)



    -              « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)



    -              « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)



    -              « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)



    -              « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)



    -              « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)



    -              « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)