Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Thibault Doidy de Kerguelen

Thibault Doidy de Kerguelen

Je suis président de la Compagnie Financière et Patrimoniale de Normandie. Vous pouvez me suivre sur mon site http://maviemonargent.info/

promospeciale

Pour les industriels de l’aéronautique, Bercy a « châtré le CICE »

Audience de l'article : 1155 lectures
Nombre de commentaires : 0 réactions
Marwan Lahoud, président du Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) demande à ce que cet avantage fiscal s'applique pour les salaires allant jusqu'à 3,5 Smic. Dans les conditions actuelles, son apport au secteur est extêmement limité.

Pour les industriels de l’aéronautique, de la défense et de l’espace, le CICE (Crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi), cet avantage fiscal pour les entreprises, tel qu’il existe aujourd’hui, ne leur sert pas à grand-chose, affirme le Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales).

«Le CICE (Crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi, ndlr), est une idée excellente mais les techniciens de Bercy en ont réduit la portée. Ils ont châtré la mesure», a déploré ce mercredi son président Marwan Lahoud, également directeur général de la stratégie et du marketing d’Airbus Group, lors de ses vœux à la presse.

Salaire moyen dans l’aéronautique : 46.000 euros

En cause, le fait qu’il ne s’applique que sur les salaires allant jusqu’à 2,5 Smic, et non 3,5 Smic comme le recommandait le rapport Gallois sur la compétitivité. Du coup, en raison du niveau de salaires dans l’aéronautique (46.000 euros brut par an en moyenne), son impact sur le secteur est extrêmement limité.

«Il est de 1 centime, autrement dit, si la parité euro/dollars passe de 1,30 à 1,31 dollar, le bénéfice du CICE est effacé », a expliqué Marwan Lahoud.

Le prix a été déterminant dans le choix d’Air Canada en faveur de Boeing

Or l’euro fort pénalise toujours l’industrie aéronautique française dont la majorité des coûts sont en euros alors que, dans le civil, les recettes sont en dollars. « Une évolution de 10 cents d’euros correspond à 2% de marge. Cela fait la différence dans une compétition », a-t-il rappelé, précisant que l’appel d’offres d’Air Canada pour l’acquisition de plus de 100 appareils qu’a perdu Airbus en décembre face à Boeing « s’est joué sur les prix ».

Relèvement du seuil

Le Gifas appelle à ce qu’on en revienne aux propositions de Louis Gallois, c’est-à-dire que le CICE s’applique sur les salaires allant « au moins » jusqu’à 3,5 Smic afin qu’il « donne toute la mesure de son efficacité ». Selon Marwan Lahoud, un relèvement du seuil à 3,5 Smic deviendrait « significatif ». Ce « soutien » contribuerait à améliorer la compétitivité de l’aéronautique française, au centre des préoccupations du Gifas, pour «être capable de faire des propositions partout dans le monde qui gagnent ». Pour l’heure, l’aéronautique française et européenne a le vent en poupe avec les ventes record d’Airbus.

Vu sur: www.latribune.fr

Commentaire de Thibault Doidy de Kerguelen:Plutôt que de pondre des règles inaplicables pour ensuite créer des dérogations provoquant ensuite des sur enchères, ne serait il pas beaucoup plus simple de mettre en place une situation régulière viable?
Poster un commentaire