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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Le petit Bourquin n'est pas bien malin

Audience de l'article : 2103 lectures
Nombre de commentaires : 3 réactions
Ludwig Von Mises, expliquait, en 1944, que la différence entre une société capitaliste et une société socialiste est exclusivement liée à la place du consommateur.

La société capitaliste possède un repère essentiel, sur lequel elle est bâtie, qui est le prix de vente. Ce repère, entièrement entre les mains du consommateur, destinataire libre du produit final, conditionne l’ensemble de la chaine productive. Prix de revient, marge, créativité, progrès, sont étroitement liés aux décisions du consommateur, en l’absence duquel plus rien n’a de sens, rien n’est possible.

Von Mises affirme qu’une telle société ne peut pas engendrer de bureaucratie, puisque le référant consommateur est un juge de paix qui dicte sa loi à travers les résultats économiques, les bilans incontestables, par lesquels toutes les parties de la société sont tenues, jusqu’aux plus infimes.

La société socialiste, planifiée ou étatisée, n’a pas de référent. L’usager, à la différence du consommateur, n’y est pas en mesure de choisir librement sa consommation.

En l’absence du prix réel de vente conditionné à l’acte libre d’achat, il ne peut pas s’établir de direction pour la production qui se voit engagée exclusivement par les ordres des décideurs administratifs ou politiques, par le fait des princes. La conséquence est l’apparition d’une bureaucratie envahissante chargée d’exécuter les ordres de ces princes.

L’ensemble ne peut pas être soumis à l’idée de résultat économique, puisque la production n’est jamais sanctionnée par le consommateur. L’appareil productif peut calculer son prix de revient, mais c’est inutile dans ce cadre de méconnaissance de la valeur marchande qui, exclusivement dépendante du libre choix des consommateurs, n’a pas sa place dans ce système.

L’absence de sanction par la consommation autorise, sans aucune limite, toutes les dérives, de l’irresponsabilité démotivante à la corruption dévastatrice.

Voilà, tout est clair

Il n’y a rien à rajouter, la France socialiste est réellement socialiste, elle l’était même bien avant que les étiquetés socialistes s’en emparent.

Il n’y a pas d’arrangement possible à cette situation, pas de cohabitation possible entre les deux systèmes. L’un fonctionne, l’autre pas. C’est structurel, c’est indépendant de la valeur des hommes. Rien de plus.

Un exemple simple :

Le port de Sète, entreprise commerciale s’il en est, est tombé entre les mains de La région Languedoc-Roussillon, entreprise politique, dont le frétillant président, le petit Bourquin, a imaginé un plan politique avantageux pour lui à partir de ce port.

Inutile d’essayer d’entrer dans les arcanes de son cerveau pour connaître le fameux plan, il suffit de le voir dépenser l’argent public sans limite dans cette entreprise pour comprendre qu’il a un plan.

Ce qui, par contre, est facile à constater c’est le résultat calamiteux de son entreprise. Son aventure peut être qualifiée de socialiste, pas tant par son appartenance personnelle à ce parti que par le fait que les décisions qu’il a prises l’ont été en fonction de ses ambitions personnelles et non en fonction des besoins des consommateurs de ce port. Elles sont le fait du prince.

Ainsi a-t-il investi lourdement dans le port de commerce sans client et qui le restera, car éloigné des lignes maritimes régulières, sans hinterland et sans espace d’extension possible. Port de commerce par contre très présent dans le vécu de cette ville et porteur de fantasmes immédiatement convertibles en bulletins de vote.

Pendant ce temps, il a parqué de façon honteuse la plaisance dans une darse déshéritée, exposée à toutes les pollutions, sans accès direct à la mer. Alors qu’une forte demande des consommateurs de la dite plaisance se faisait jour pour investir les darses du centre ville. C’eut été à coup sûr un pas de géant vers l’industrie touristique sans laquelle la ville de Sète est en train de dépérir. Mais c’était aussi s’opposer aux pêcheurs et autres professions stratifiées qui ne veulent pas lâcher leur territoire.

Socialiste, donc affranchi des résultats économiques, le petit Bourquin, tout content, a installé tout à l’envers dans ce port. Ceci sans aucun respect pour les consommateurs, sans besoin de retour économique, exclusivement en accord avec quelques dizaines de personnes qui l’entourent et une propagande qui lui rapporte des voix.

Les lecteurs de ce billet sont probablement bien loin de la problématique du port de Sète, je le conçois aisément. Mon propos n’est donc pas ce port.

Très clairement.

Je crois que chacun de nous, soit des milliers de personnes, peut autour de lui dénoncer cette réalité du socialisme qui nous envahit, qui nous étouffe et tue notre économie.

Il suffit de relever toute entreprise qui n’est pas une des compétences régaliennes de l’Etat (police, justice, armée), de l’observer, de la démonter.

Ainsi apparaîtra l’énormité de ces machines qui devraient être au service des consommateurs, n’exister ou ne pas exister que par eux et pour eux  et qui, de façon ahurissantes, ont été transformées en usines socialistes dont les français sont devenus les usagers captifs, payant deux fois les prestations qu’ils reçoivent d’elles, une fois par le prix une fois par l’impôt, sans pouvoir arrêter ces monstres qui n’obéissent pas aux règles de la consommation mais à celles des princes qui nous gouvernent et à leurs obligés à travers une bureaucratie aveugle.

Des plus petites aux plus grosses, vous pouvez les dénoncer sur ce blog. La prise de conscience passe par là, sans quoi ce sera hélas la ruine et la violence qui règleront la situation.

Bien cordialement. H. Dumas
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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire Henri Dumas samedi, 09 août 2014 13:49 Posté par Henri Dumas

    @ Renaud
    Bonjour,
    Il est clair que la planification engagée par l'UMP, à la suite du "Gaullisme",  a généré la venue du socialisme, lequel va produire le lepénisme, tout cela selon un schéma largement décrit par Hayek.
    N'ayez aucun doute, je ne suis que libéral, hélas désespérément libéral. 
    Cordialement. H. Dumas

  • Lien vers le commentaire tartemolle samedi, 09 août 2014 12:34 Posté par tartemolle

    Henri, excellent papier qui rappelle les fondamentaux toujours valables du libéralisme qui ont prouvé leur justesse en comparaison du désastre socialiste. J'aime bien aussi cette définition du libéralisme qui n'est ni une idéologie ni une doctrine économique, mais plus simplement une philosophie basée sur un double principe fondamental : le droit prime l'État, et l'individu l'emporte sur la collectivité, ce qui est le cas, par exemple, aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Suisse. Or, en France, c'est tout le contraire : l'État est supérieur au droit, et le collectif l'emporte sur le citoyen avec comme conséquence que le social passe avant l'économie. L'État peut même y changer le droit selon les nécessités ou les majorités du jour, ou selon les circonstances historiques. Les Américains ont la même Constitution depuis l'origine, tandis que la France, pendant la même période, a vu passer deux empires, deux ou trois monarchies, cinq constitutions républicaines, sans compter quelques régimes hybrides, comme le Consulat ou Vichy.


     


    renaud, " le gros con en hummer dans le 16ème arrondissement de Paris" ne me dérange pas si c'est un entrepreneur qui a réussi; par contre si c'est un fonctionnaire, un politicard ou un énarque parachuté dans une quelconque société étatique c'est autre chose...


     

  • Lien vers le commentaire fauconnier samedi, 09 août 2014 10:46 Posté par renaud

    Bonjour,


    Je lis souvent vos commentaires et suis trés souvent d'accord car profondément libéral (c'est à dire dans tous les domaines : économie, religion, liberté de pensée, de circulation etc...).


    Je comprends donc votre acharnement contre la pensée socialiste car on voit les dégats qu'elle commet au quotidien. Mais comme je suis français et quand on parle de socialiste ça m'évoque souvent l'opposition PS /UMP, j'avoue que vos articles me titillent un peu.


    Le dogme socialiste est pourri : on est d'accord.


    Le truc c'est que chez nous l'UMP est quasiment aussi socialiste que le PS dans sa façon d'agir avec en plus une dose de corruption/malhonneteté et de conservatisme que j'exècre. Le plan de relance de 2009 (sarko)qu'il faut payer maintenant etc...Et il y a une mode à taper sur la gauche : du genre on pointe systématiquement sur le bobo (gauche/écolo) alors qu'on ne parle jamais du gros con en hummer dans le 16ème arrondissement de Paris.


    Du coup je trouve que certains de vos articles seraient plus constructifs à appeler à la naissance d'un parti Liberal en France. Là pour quelqu'un de passage sur ce site on croirait que vous incitez juste à voter UMP.


    Je verrai bien Loic Labadie en conseiller économique du parti Libéral :) JE vote pour lui sans hésiter.


    Cdt