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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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Courage Fillon

Audience de l'article : 1401 lectures
Nombre de commentaires : 1 réaction
Depuis quelques mois je me suis remis à l’anglais. Je pars de loin. La chose est laborieuse, peu performante, probablement sans espoir. Mais, chaque soir de ce dur labeur j’ai deux ou trois occasions de franche rigolade. Je vous donne la combine qui vise les mots à la prononciation ambiguë. J’écoute consciencieusement l’un de ces mots — ou une phrase en incluant un — puis je vais le répéter au traducteur vocal de Google. Alors là, les résultats sont à minima aléatoires, la plupart du temps comiques sans rapport avec ce que je crois avoir dit.

Donc, courage Fillon (sacrée phonétique).

Je ne sais pas qui s’occupe de la communication de ce pauvre Fillon, mais aussi nul que ça tu meurs.

D’abord une petite histoire.

Il y a une dizaine d’années je crée une société dont je confie la gérance, non rémunérée, à mon épouse. Au bout d’un mois et après la signature de trois ou quatre lettres, elle me dit qu’elle ne veut plus être gérante pour une société où elle n’est pas impliquée, que je n’ai qu’à me débrouiller seul, elle ayant assez de boulot à la maison. Comme elle n’a pas tort, je me débrouille seul.

Mais, et c’est là tout le piquant de l’affaire, j’oublie de modifier la gérance dans les statuts, elle reste donc gérante, fictive, toujours non rémunérée.

Soudain l’URSSAF et autres prédateurs sociaux lui adressent une facture de cotisations personnelles au titre de gérante de ladite société, plus les majorations pour non déclaration.

J’explique alors à l’URSSAF et compagnie que ce qui compte n’est pas la déclaration mais la situation factuelle, que donc mon épouse étant, du fait de ma négligence bureaucratique, une gérante fictive non rémunérée elle n’ouvre pas motif à cotisations. Je rectifie évidemment les statuts de la société.

Les prédateurs m’affirment que ce n’est pas la situation factuelle qui compte mais la situation déclarative, l’exact contraire de ce que prétend la justice dans l’affaire Fillon. J’ai perdu toutes les procédures liées à cette affaire. Il n’y eut pas d’enquête cherchant la vérité des faits. A l’époque, la justice pensait comme l’URSSAF, le contraire de ce qu’elle affiche aujourd’hui..

Moralité : la loi, contrairement à l’idée communément répandue, ne supprime pas l’injustice naturelle de la vie, elle se contente de la déplacer au profit de ceux qui ont le pouvoir.

Quand à Fillon. Il est cuit.

Notre justice “colbertienne”, donc centralisée et injuste, n’a pas le pouvoir de juger en son âme et conscience au cas par cas. Elle ne peut juger qu’en fonction de la jurisprudence passée ou à venir. Donc elle condamnera Fillon ou s’enfermera dans un piège insoluble pour elle.

Et oui, nous avons structurellement la justice la plus con du monde qui se croit égalitaire alors qu’elle n’est que stupide, indépendamment de la volonté des magistrats.

Alors Fillon.

Il meurt de cette justice évidemment, mais surtout de sa communication foireuse.

Pourquoi n’a-t-il pas assumé publiquement ses revenus, compris ceux attribués déclarativement à son épouse dans le cadre de son foyer fiscal ?

Sauf à continuer à cultiver l’égalitarisme, les responsabilités et la charge de travail de cet homme justifient parfaitement le montant total de ses rémunérations, épouse et enfants compris.

S’il n’a pas communiqué ainsi, c’est qu’il n’était pas prêt à défendre ce pourquoi il demandait nos voix. Il était donc prêt à se plier à l’égalitarisme soi-disant majoritaire.

Il n’était donc pas ma tasse de thé, plutôt un usurpateur.

Bon vent M. Fillon

Bien cordialement.
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1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire tartemolle vendredi, 03 février 2017 07:53 Posté par tartemolle

    Excellent papier Henri! Tout à fait d'accord avec cet angle d'analyse du cas Fillon et avec la conclusion.

    Quant à votre conflit avec Urssaf et autres prédateurs sociaux j'ai connu un conflit kafkaien du même type étant moi-même président de différentes SA, elles-même actionnaires de SARL dormantes dont j'étais gérant. Les prédateurs sociaux voulaient me faire payer pour mes postes non rémunéré au sein des SARL. Ca a duré 3 ans avant qu'ils renoncent... Depuis je n'ai plus aucune SARL, j'ai tout transformé en SAS.