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Michel de Poncins

Michel de Poncins

Ancien directeur de société, Michel de Poncins est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, et docteur en Économie.

Il est fondateur et président de l'association Catholiques pour les Libertés Économiques (CLE), qui organise régulièrement à Paris des conférences sur des sujets de société.

Il est administrateur du Cercle Renaissance

Dans ses livres, articles et conférences, il analyse principalement le dirigisme étatique qui est, à ses yeux, le phénomène économique le plus significatif de notre époque.

Michel de Poncins anime aussi deux magazines catholiques sur Internet : Tocqueville Magazine et Radio Silence. Il pourchasse le gaspillage des deniers publics, qui est pour lui une destruction pure et simple des ressources produites par les gens qui travaillent. Il a écrit un certain nombre d'ouvrages sur ce thème, donnant des exemples de dilapidations montrant les maux que cette dilapidation entraîne, ou montrant la voie d'un redressement possible.

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L'ONU, TOTALITARISME, RUINE ET IDEOLOGIE..

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Nombre de commentaires : 4 réactions

La taxe Tobin revient dans l'actualité. L'idée de taxer les transactions financières est née à L'ONU. Il fallait « terrasser » la pauvreté en amassant de l'argent pour le redistribuer. Si, un jour, le projet se réalise, malgré de fabuleuses oppositions, l'argent ne parviendra pas aux pauvres et se perdra dans les bureaucraties intermédiaires.

La crise aide à comprendre ce qu'est l'ONU. Cette crise, même si certains semblent y échapper, se traduit par l'écroulement de la croissance en Europe avec des taux de chômage inhabituels. Par contre, là où la croissance se manifeste, comme dans certains pays d'Asie et d'Afrique, le effluves du malaise européen se font sentir.

Les politiques et les prédateurs publics font croire que la crise est une donnée exogène venue là par hasard ou par l'effet d'un libéralisme « sauvage » encouragé par de « méchants » capitalistes. Personne n'y pourrait rien ! Les vrais responsables espèrent ainsi garder la main, en continuant à exercer un pouvoir quasi totalitaire d'où ils tirent la richesse insolente qui, précisément, est une des racines de la crise.

 

MONDIALISME ET MONDIALISATION

L'un des mensonges diffusé par le tam-tam médiatique est la mise en accusation de la mondialisation des échanges ; celle-ci ne permettrait pas de lutter à armes égales avec des pays à bas salaires ; il en résulterait l'idée d'un protectionnisme de « bon aloi », justifiant évidemment l'intervention de l'État.

La mondialisation est la généralisation dans le monde entier de la libre circulation des biens, droit fondamental auquel les États, en bonne logique, ne doivent mettre aucun obstacle, que ce soit sous forme de droits de douane ou de réglementations ; ce n'est pas une nouveauté. La route de la soie, le commerce des épices représentaient la mondialisation à la mesure des techniques de l’époque.


Les opposants entretiennent une confusion avec le mondialisme. Ce dernier est l'installation d'un pouvoir totalitaire dans le monde entier avec l'aide de multiples relais. Il explique largement la crise et est le contraire de la mondialisation. La CEE et ses multiples succursales sont clairement un échelon de ce mondialisme totalitaire. Les dégâts de plus en plus insupportables imposés à de multiples nations par les auteurs mêmes de la catastrophe incitent à regarder plus haut et nous voici, de plain pied dans l'ONU, cœur du cœur de la chaudière mondialiste.

 

LA NAISSANCE D'UN MONSTRE

L'ONU est la clef de voute de l'ensemble mondialiste et se décline à son tour dans une foule de bureaucraties gigantesques qui travaillent pour leur compte propre en quasi indépendance : FAO, UNESCO, OMC, CITES, OMS. A côté de ces vraies « seigneuries », il est une quantité d'autres « bourreaucraties ». Un coup d'œil sur Google révèle leur liste épouvantable et l'impossibilité absolue de les dénombrer ; elles répondent à des dénominations diverses : agences, instituts, programmes, hauts commissariats, fonds de ceci ou de cela, entités. Chacun des organismes a des prolongements multiples : la prolifération des structures bouillonne de haut en bas et aussi latéralement.

Fondée le 24 octobre 1945, L,ONU n'avait pas du tout dans ses missions celle de devenir un super gouvernement mondial. C'est ce qu'elle est pratiquement devenue avec ses 191 pays adhérents.

Cette extension « diabolique » s'explique par l'un des principes de base des organisations publiques ; « Une organisation publique, quelle qu'elle, soit a très vite pour objectif non officiel et non avoué de croître sans limite et, ceci, pour la pleine satisfaction notamment financière de ses membres »

L'ONU, théoriquement reine de l'ensemble, n'exerce que très rarement un contrôle et c'est pour cela qu'il est légitime d'avancer que le travail se fait en une quasi indépendance. Il existe des passerelles, ce qui complexifie l'ensemble, avec parfois des quasi « ambassadeurs » entre les structures.

Des organisations transversales existent, telle la fédération mondiale des collectivités locales créée pour discuter avec l'ONU en vue de « promouvoir un développement humain durable », expression sans signification intelligente.

Sans fin, depuis environ une soixantaine d'années, ces organismes progressent résolument et sûrement en nombre et en puissance : filiales, bureaux, effectifs, salaires et avantages mirobolants enflent comme un ouragan.

 

LA PAUVRETE

Comment ce bouillonnement propage-t-il la pauvreté dans le monde, d'une façon si visible que les responsables eux-mêmes s'en aperçoivent.

Citons d'abord les coûts faramineux de ce cirque mondial. Personne ne connaît le total des budgets ; aux coûts propres il faut ajouter les coûts à l'intérieur des pays adhérents de l'ONU ; qui pourrait évaluer les frais des élus et fonctionnaires tout affairés à entretenir les contacts avec la merveilleuse et scintillante toile d'araignée ?

Les coûts s'envolent d'autant plus que maint postes artificiels ou structures inutiles sont créés uniquement pour fait plaisir à tel ou tel. Les règlementations multiples contribuent aussi à la pauvreté. La corruption qui règne à l'ONU est connue. Malgré ce rôle de l'ONU dans l'extension de la pauvreté, cela ne l'empêche pas de faire croire qu'elle s'en préoccupe.

En 2000, une parlotte internationale avait eu lieu sous son égide avec 160 chefs d'État. L’objectif était de résoudre le problème de la pauvreté dans le monde. New-York était bouchée du soir au matin par leurs somptueux cortèges et c'était précisément le bal des responsables de la pauvreté. Plusieurs des grands bourreaux de la planète étaient là et personne n’était gêné de leur serrer la main, au cours des innombrables fêtes où le champagne coulait largement à la santé des pauvres pour orner la parlotte !

 

L 'IDEOLOGIE

Le pouvoir totalitaire mondial propage aussi les pires orientations de notre époque qui sont financièrement soutenues par le déversement de fonds publics.

Le prétendu réchauffement climatique avec ses supposées origines humaines fait partie du credo onusien. Il en découle l'idée folle que les homme seraient de trop. Les attaques contre la famille s'en suivent normalement accompagnées de la culture de mort. La parité hommes-femmes complète le tableau avec, dernière nouveauté, l'idéologie du « genre ». Pour promouvoir cette parité une « super » agence a été créée.

 

UN CHAMPIGNON ATOMIQUE

L'objectif principal de l'ONU était de faire régner la paix et c'est raté ; personne ne peut faire le décompte des guerres passées ou en cours sous le règne onusien. En revanche, l'ONU est devenu un genre de champignon atomique dominant la planète entière et l'empoisonnant de diverses façons.

Pour libérer le peuple français, un gouvernement responsable dénoncerait patiemment un grand nombre de traités qui nous asservissent.

Ce gouvernement n'est pas en vue. Si, par miracle il survenait, son exemple pourrait faire éventuellement tache d'huile et dissiper le champignon. Souvenons-nous que les empires, quelle que soit leur nature, se sont toujours écroulés.

 

MICHEL DE PONCINS.

 

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4 commentaires

  • Lien vers le commentaire Henri Dumas vendredi, 13 avril 2012 11:03 Posté par Henri Dumas

    Il est bien votre papier.

    Indépendamment des hommes, les structures dont ils se dotent les entraînent. La bureaucratie, qui prétend soumettre l'individu pour son bien , est inexorablement une tumeur au développement mortel. Ce destin annihile toutes ses bonnes intentions initiales, s'il y en avait.

    Le problème n'est jamais l'homme, égal à lui même en ce qu'il a de bon et de mauvais, le problème est toujours structurel.

    C'est l'individu qui doit primer, au pire ses excès seront maîtrisables, ceux d'une structure globale ne le sont pas.

    Cordialement. H. Dumas

  • Lien vers le commentaire pylu vendredi, 13 avril 2012 00:01 Posté par pylu

    Bonsoir Mr PONCIN,

    c'est pour une très rare fois que je ne suis pas en accord avec votre opinion que je me permets de vous écrire:

    Nous connaissons tous les gachis de cette administration et son instrumentalisation, ceci ne me semble pas une raison suffisante pour l'accabler de toutes les faiblesses des hommes:
    {L'ONU est un outil née du Concert des nations, ne blamer pas l'ONU de la stupidité des peuples: nous avons les chefs que nous méritons...}
    Il me semble qu'un gouvernement responsable engagerait des forces vives dans la machine ONUSIENNE pour être force de proposition, pour corriger les abus et les défauts que vous identifiez si bien:
    La mise en place d'une forme insaisisable de totalitarisme économique mondial: Entre Militaires et Démocrates, il y a Bureaucrates.
    Votre diagnostic est BON.
    L'absence de contrôle économique et juridique doit être palié, l'indépendance de l'ONU/ aux intérêts individuels des nations doit être renfoncé et sont action réduit à son Escense, les budgets réduits etc... et c'est un {{travail à faire, pas à défaire}}, c'est le rôle de nos politiques, de la plus petite unité territoriale à...l'ONU.

    Certe le chemin pacouru est bien faible au regards de l'accension mais au sommet se trouve le bien-être des peuples dont la "solidarisation" n'a jamais été aussi rapide et violente: Facebook est devenu Big Brother le "libérateur" des pays arabes?
    Je ne partage pas le pesimisme de votre article qui perds de sa crédibilité par l'absence d'antithèse: nous parlons de Paix, pas d'économie.
    Même si tout cela devait couter toutes les fortunes du mondes, la Paix a telle un prix?
    Oui, celui de contraindre chaque personne comme chaque organisation de vivre dans la non violence...
    passer un cap "civilisationel", c'est jouer de concert et pouvoir peut-être un jour rejoindre un orcherstre?

    Nos dirigeants sont beaucoup moins matérialistes qu'ils ne le penses eux-mêmes, ils agissent par opportunité et non par besoin. Distinguer bien leurs comportements individuels de la porté de leur action et votre analyse très pertinente contribura pleinement à l'émergence des solutions.

    Pas besoin d'aller bien loin pour trouver un exemple: regarder le comportement des politiques en Norvège: salaires, frais etc... nous autres Franchouiars, nous pourrions nous inspirer.
    Bien à vous