Comment je vois une opportunité x3 dans le private equity… pendant que le marché l’ignore
Depuis quelques mois, je regarde un secteur que la plupart des investisseurs semblent avoir oublié.Le private equity coté.
Et plus particulièrement une société française : Eurazeo.
Quand je regarde son graphique, la première chose qui me frappe est assez brutale.
En 2021, l’action valait près de 85 €.
Aujourd’hui, elle tourne autour de 40 €.
Presque 50 % de baisse.
Et c’est là que mon raisonnement commence.
Ce que j’achète réellement quand j’achète Eurazeo
Quand j’analyse une entreprise, je me pose toujours une question simple :Qu’est-ce que j’achète réellement ?
Dans le cas d’Eurazeo, je n’achète pas une entreprise classique.
J’achète un portefeuille d’entreprises.
Et certaines sont très connues.
Par exemple :
- Doctolib, la plateforme de rendez-vous médicaux
- Back Market, spécialiste du reconditionné
- ManoMano, acteur majeur du bricolage en ligne
- Contentsquare, licorne française de la data.
Le private equity expliqué simplement
Quand j’essaie d’expliquer le private equity, je prends souvent un exemple très simple.Imaginons que j’achète une petite entreprise avec des amis.
Elle fonctionne déjà mais pourrait être mieux gérée.
Pendant quelques années nous allons :
- améliorer les produits
- développer les ventes
- recruter de meilleurs managers.
La différence entre le prix d’achat et le prix de vente est la plus-value.
C’est exactement ce que font les fonds de private equity… mais avec des entreprises beaucoup plus grandes.
La donnée qui m’interpelle vraiment
Quand je regarde Eurazeo, une information me saute aux yeux.La valeur estimée de son portefeuille est d’environ :
102 € par action.
Mais l’action cote autour de 41 €.
Autrement dit, le marché valorise la société à moins de la moitié de ses actifs.
Et là je me pose une question simple :
Pourquoi le marché accepte-t-il de vendre 100 € d’actifs pour 40 € ?
Qui fait confiance à Eurazeo ?
Avant d’investir, j’aime aussi regarder qui est au capital.Dans le cas d’Eurazeo, on retrouve des noms très solides :
- la famille Decaux, derrière JCDecaux
- la famille David-Weill, liée historiquement à Lazard
- de grands fonds internationaux comme BlackRock et Vanguard Group.
Les scénarios que j’imagine
Pour rester rationnel, j’aime envisager plusieurs scénarios.scénario crise
NAV réelle : 80 €Avec une forte décote :
→ ≈ 50 €
scénario prudent
NAV stable autour de 100 €Décote normale de 30 % :
→ ≈ 70 €
scénario optimiste
Cycle du private equity favorable.Décote réduite :
→ ≈ 85-90 €
La question finale
Je ne sais évidemment pas quel scénario se produira.Mais je sais une chose.
Quand une entreprise possède des actifs estimés à plus de 100 € par action, que le marché la paie 40 €, et que ses dirigeants rachètent massivement leurs propres actions…
Je commence au moins à me poser des questions.
Et si le marché se trompait simplement de cycle ?
Les marchés passent souvent de l’euphorie… au pessimisme.En 2021, le private equity était présenté comme l’avenir de la finance.
Aujourd’hui, beaucoup semblent l’avoir oublié.
Mais dans l’histoire financière, les moments où tout le monde se détourne d’un secteur ont parfois été ceux où les investisseurs patients ont commencé à s’y intéresser.
C’est peut-être simplement ce qui est en train de se produire.
