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Le clash entre Macron et Valls au sujet de l'ISF - Quand la volonté libérale pour faire bouger les choses se cogne à l'immobilisme socialiste !

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La France est définitivement une terre de contraste. Emmanuel Macron, le ministre de l’économie, a très récemment fustigé la légitimité de l’ISF. Chose impensable pour le premier ministre, Manuel Valls.

Et pour cause, la gauche socialiste a construit son programme fiscal autour de l’impôt de solidarité sur la fortune au cours des 25 dernières années.

Emmanuel Macron, dans le contexte actuel tel que nous le connaissons, n’envisage cependant de supprimer totalement l’ISF.

Il a d’ailleurs précisé lors d’une allocution publique, «Je pense que la fiscalité sur le capital actuel n’est pas optimale, indique-t-il. Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF ».

La taxation des successions favorise l’égalité des chances en limitant la perpétuation de génération en génération. Sur ce point gouvernement de gauche et de droite ont plutôt tendance à être d’accord.

Dans le cadre de la loi TEPA initiée Nicolas Sarkozy, la majorité avait, dès l'automne 2012, abaissé de 159 000 à 100 000 euros par enfant l’abattement sur les droits de succession.

Toutefois, cette mesure ne justifierait pas un allègement de l’ISF pour les socialistes. Ce qui fait frémir plus d’une fois le ministre de l’économie. Le président du Medef, Pierre Gattaz, avait déjà réclamé la suppression de l’impôt sur la fortune, en 2014. Mais ce sont réellement d’autres motivations qui animent Emmanuel Macron ! En effet, il considère l’ISF comme un frein moteur à l’esprit d’entreprise individuel.

Même si cet impôt n’affecte que très peu le capital entrepreneurial, il saperait le moral des riches investisseurs. Ce phénomène provoquerait la fuite de milliers de millionnaires hors de l’Hexagone, selon le ministre.

Nous en avons d’ailleurs parlé, il n’y a pas si longtemps dans un article consacré à l’exode massif de ces contribuables aisés.

Réformer la taxation de l’ISF aurait des conséquences sur les recettes récoltées par l’Etat. Un trait sur ce dispositif, qui rapporte près de 5 milliards d’euros chaque année dans les caisses de Bercy, obligerait de rehausser les droits de succession d’environ 50%, si l’on veut pallier au manque à gagner provoqué !

Ces déclarations du ministre de l’économie ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Elles ont créé la polémique, en plus du raz de marrée médiatique occasionné.

Sur France Info, Manuel Valls a riposté sèchement. Il a rétorqué publiquement, « Supprimer l’impôt sur la fortune, qu’on peut toujours améliorer, rendre plus efficace d’un point de vue économique, serait une faute ».

Le premier ministre s’est même permis d’ajouter, en guise d’avertissement, et de menace à l’attention d’un Emmanuel Macron audacieux, « Je demande à chaque ministre, puisqu’il reste encore un an, d’être pleinement attelé à sa fonction, à sa mission ».

Pourtant, les intentions du ministre de l’économie sont plus que nécessaires pour remettre le pays dans le droit chemin.

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