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William Finck

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Je m'intéresse à l'économie, la finance, la santé et... les impôts !

J'ai vécu 6 mois en Colombie, expérience que j'ai relaté sur un site : www.capcolombie.com

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DE GIRO 2

Abandonner son passeport américain peut coûter jusqu'à 20 000 USD - zoom sur une réalité cachée

Audience de l'article : 1100 lectures
Nature de contenu : Edito
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Les américains ne sont pas vernis. L’Oncle Sam sort l’artillerie lourde à coup de millions de $ et dissuadent de plus en plus ses concitoyens d'abandonner leur couteuse nationalité. Et s’ils persistent, la facture augmente d'année en année.

Le gouvernement américain a collecté environ 12,6 millions $ depuis l'automne 2014, il a quintuplé le montant qu’il facture pour les renoncements de nationalité, selon CNN Money. Cela représente plus du double du total qu'il a recueilli au cours des six années précédentes. Désormais, les citoyens américains et les résidents  longue durée doivent  payer 2 350 $ chacun pour l’abandon de leurs passeports ou de leurs cartes vertes, contre 450 $ auparavant.

Les frais liés au renoncement de nationalité sont apparus à moment critique. Celui où un nombre record de gens souhaitent couper les ponts avec les Etats-Unis.

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L’an passé, ils étaient près de 4 279 individus à dire adieu à la mère patrie du capitalisme. Une hausse de 20% par rapport à 2014. Des chiffres édifiants, puisque c’est 18 fois plus qu’en 2008, et la troisième année consécutive que l’on bat toutes les estimations ou niveaux établis.

L’augmentation des coûts est une manière pour les Etats-Unis de capitaliser le manque à gagner des renoncements qui surfent sur une spectaculaire tendance haussière. D’ailleurs, l’avocate et la conseillère fiscale, Dianne Mehany, nous confirme la véracité des intentions du gouvernement américain.


Rendre son passeport américain, combien ça coûte réellement ?



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Abandonner son passeport en tant que citoyen américain est tout sauf une démarche gratuite. Il faut tenir compte de l’ensemble des frais annexes qui viennent se greffer à ce projet.

Les gouvernements peuvent prélever une taxe, mais rien n'est plus efficace que de réguler le process en exigeant de la part des déserteurs des tonnes de documents qu'on appelle PROCESSUS DE RENONCEMENT.

De manière indirecte et forcée, l'américain qui veut partir se retrouve obligé d'embaucher des comptables et des avocats et au final, le
budget est conséquent. Il est souvent compris au minimum, à 20 000 $. Rassembler une équipe d’avocats et de comptables compétents coûte en effet très cher.

Selon, Vincenzo Villamena de Online Taxman, cela pourrait aller beaucoup plus loin. Cette entreprise spécialisée dans les déclarations et avis d’imposition d’expatriés insiste sur l’aspect des lourdeurs que provoquent les changements de régime fiscal.

L’Etat américain, est en effet, gourmant et énergivore, dans le sens où il cherche à récupérer le moindre centime pour chaque personne expatriée ou qui déserte le passeport US.

Au niveau des expatriés qui conservent le drapeau américain, la loi FACTA (Foreign Account Tax Compliance Act) rend leur situation contraignante.


Toutefois, le FACTA n’est qu’un début ! Le Trésor américain juge les réformes encore insuffisantes. Il certifie qu’il est absolument nécessaire de développer un organisme ou un procédé capable d’identifier chaque nouveau américain qui ouvre des comptes à l’étranger en tant qu’expatrié.

Impôts

Ces informations inquiétantes corrèlent avec le climat fiscal oppressant qui se met tout doucement en place dans la zone euro. La loi des échanges automatiques de données entre les Etats au sein de l’UE va voir le jour en 2017. 2016 est l’année de la collecte de vos informations bancaires. Ensuite, tout sera sous le contrôle et l’égide de Bruxelles. Le FACTA européen progresse tel un rouleau compresseur. Même si taxer à la source, c'est-à-dire à la nationalité n’est pas encore d’actualité, on ne serait être trop prudent. La situation américaine nous donne des indicateurs précieux quant à notre futur et son évolution.

Je l’ai répété maintes fois, il est préférable d’anticiper que de tomber dans les griffes soudaines de lois scélérates. Alors, autant prendre les devants dès aujourd’hui. Optimiser sa fiscalité pour échapper au racket étatique requiert d’éléments pointus et de quelques compétences, mais ce n’est pas non plus insurmontable !

Sur Objectif Eco, de nombreux auteurs dont Charles Dereeper ou Cédric Froment proposent certaines clefs pour y voir plus clair afin d’avancer dans un environnement en perpétuel changement. La fiscalité internationale est comme une pieuvre. Avec le temps, ses tentacules s’agrandissent. Elles ont le pouvoir et la faculté de vouloir tout rafler sur leur passage. Eviter la tornade, en s’inspirant des solides expériences de personnes qui ont réussi est une piste aussi sérieuse qu’intéressante à explorer. Que l’on soit américain ou européen, 2017 sera une année où beaucoup de choses auront évolué… Et pas dans le bon sens ! Il est urgent d’agir en conséquence avant qu’il ne soit trop tard !

William Finck

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