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Vincent Benard

Vincent Benard

Vincent Bénard est analyste à l'Institut Turgot (Paris) et, depuis mars 2008, directeur de l'Institut Hayek (Bruxelles). C'est un spécialiste du logement et  de la crise financière de 2007-2008 (subprimes). Grand défenseur du libéralisme économique, Vincent décortique tous les errements des Etats providence !

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Démarrons ensemble une bonne année 2012 en citations pour briller dans les dîners en ville

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Tout le monde vous souhaite une bonne année, mais qui fait vraiment quelque chose pour vous la rendre meilleure ? Et bien, moi, évidemment !

Alors, pour vous aider à briller dans les salons mondains en 2012, je vous livre quelques pensées et ellipses qui me sont venues durant l'année 2011. La plupart ont été postées sur mon profil facebook ou mon fil Twitter, d'autres trainaient dans un coin de mon crâne. Garanties originales, même si de grands esprits ont déjà probablement énoncé des pensées similaires. A réutiliser sans modération dans les dîners en ville ou les devoirs de philosophie.

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Ceux qui oeuvrent à transformer leurs rêves en réalité sont des entrepreneurs. Ceux qui veulent à tout prix prendre le chemin inverse sont des politiciens.

La politique est devenue la voie de repêchage de ceux qui veulent s'offrir un bon train de vie sans avoir ni le talent, ni le goût du risque de l'entrepreneur.

Un politicien se fait élire en promettant de satisfaire les envies de ses électeurs, puis un fois élu, cherche à leur imposer ses propres lubies.

Si vous vous trouvez intellectuellement limité, adoptez en toute circonstance une posture anti-libérale. C'est un bon ersatz pour faire illusion dans les salons mondains et les meetings politiques.

Le socialisme est cette idée bizarre selon laquelle les hommes, incapables de se gouverner eux mêmes, seraient tout à coup capables de gouverner les autres en devenant hommes d'Etat.

En postulant que seul l'homme d'Etat est capable de juger de ce qui est bon pour le peuple, le socialiste rejette celui qui n'appartient pas à la nouvelle noblesse dans les tréfonds de l'infériorité. Comme le racisme, le socialisme est, fondamentalement, un ségrégationnisme.

Les socialistes aiment leur liberté mais ont peur de celle des autres. Les libéraux aiment la liberté des autres car elle garantit la leur.

Les politiciens ont inventé le mouvement perpétuel: ils passent leur temps à imaginer des mesures qui vont corriger les effets pervers de leurs mesures précédentes. Dommage que ce mouvement pompe de l'énergie plutôt que d'en produire.

Si vous pensez que les problèmes que nous créons sont fâcheux, attendez d'avoir vu nos solutions !


Si j'étais Satan, et si je devais demander à un prophète de convaincre les masses les plus imbéciles de suivre ma voie dans les pires perversions, je lui recommanderais de me faire passer pour Dieu. Simple question de Marketing.

Si Hitler avait eu l'idée de se présenter comme un messager de Dieu, aujourd'hui, la nazismophobie serait passible des tribunaux.

Interdire le doute, c'est préparer le génocide de l'intelligence.

J'ai la preuve absolue que le multiplicateur Keynesien existe: aucun politicien ne peut justifier son train de vie par ses émoluments officiels.

Quand un politicien vous souhaite une bonne année, ne croyez pas qu'il pense à la votre.

Confier la moralisation du capitalisme à l'état revient à confier un malade à la garde de ses empoisonneurs.

Il ne faut jamais subordonner l'honnêteté d'un système à sa prétendue efficacité économique, sans quoi la valeur de l'échange est captée par les tricheurs.

Le seul critère pertinent pour juger de l'importance d'un individu, est le nombre de personnes auxquelles chacune de ses erreurs peut nuire.

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Le socialisme français est à l'élégance intellectuelle ce que le hard rock allemand est au raffinement musical. Même simplisme, mêmes dissonances, même terrifiant pouvoir d'attraction. 

La constitution de la cinquième république a été imaginée pour un président qui aurait la sagesse de Saint-Louis, l'abnégation de l'Abbé Pierre, le sens des réalités de Saint-Thomas et l'honnêteté de Mère Térèsa. C'est ce qui la rend diabolique.

Si l'homme accédait à l'immortalité, il ne craindrait plus les conséquences de ses mauvaises pulsions. Dans un monde d'immortels, la vie deviendrait impossible.

La première grande femme politique française fut Simone Veil. Puis nous avons connu Edith Cresson, Martine Aubry, Ségolène Royal, Rachida Dati, Marine Le Pen et Eva Joly. Si les femmes sont le baromètre de la vie politique, alors nous nous enfonçons dans la dépression.

Il existe sur chaque question autant de vérités que d'opinions, que la technologie rend accessibles et que le temps rend invérifiables. De fait, la vérité devient soluble dans la force de persuasion.

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Et en attendant... Bonne Année !

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