Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Thibault Doidy de Kerguelen

Thibault Doidy de Kerguelen

Je suis président de la Compagnie Financière et Patrimoniale de Normandie. Vous pouvez me suivre sur mon site http://maviemonargent.info/

Faire une recherche
Trouver un article
Trouver un auteur
DE GIRO 2

Frexit, Grexit, €-crise, suite…

Audience de l'article : 425 lectures
Nombre de commentaires : 1 réaction
Votez pour cet article
(0 Votes) - Note : 0.00
Partagez cet article avec vos connaissances

L’écart entre les rendements des bons français et allemands sont anormaux. Ce peut être le signe avant coureur d’une crise grave…

Aujourd’hui 21 février, les rendements du Schatz ont encore battu leur plus bas record en séance à 0,867 %,

Document 1 :

2017.02.21.11.schatz867

La chute depuis 2007 est impressionnante,


Document 2 :

2017.02.21.12.schatz2007

Depuis le début de 2014, la tendance baissière est continue,

Document 3 :

2017.02.21.13.schatz2014-1024x463

Des rendements de bons du Trésor allemand négatifs, c’était inconcevable, inimaginable, impensable, et pourtant c’est devenu une réalité qui met en évidence un désordre historique dans la zone euro qui va croissant.

L’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du Bund n’ont pas dépassé leur niveau de la veille, mais il reste à des plus hauts avant une accentuation possible de l’€-crise…

Document 4 :

2017.02.21.14.frfdm14-1024x475

… comme en 2011-2012,

Document 5 :

2017.02.21.15.frfdm2007-1024x479

Cette nouvelle crise sera peut-être la bonne : celle qui fera enfin éclater l’€-système !

Source: Jean-Pierre CHEVALLIER
Poster un commentaire

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire titi mercredi, 01 mars 2017 13:17 Posté par zetiti

    pas convaincu. Je pense que vous confondez cause et conséquence, voire corrélation avec causalité. Le dernier graphique est trompeur, vous faites partir la crise de septembre 2011 c'est votre choix et cela sert le propos de l'article. Dans les faits, les chutes boursières ont eu lieu en juillet/août 2011 (voir là : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_dette_dans_la_zone_euro), et du coup cela change le sens de lecture. En juillet/août 2011, le spread est contenu aux alentours de 50/60 pb. C'est après qu'il diverge radicalement. Et c'est assez logique, dans le doute, les investissements se sont portés sur les produits jugés les plus sûrs (les obligations allemandes).
    En fait, si on suit votre raisonnement et qu'on file la comparaison jusqu'au bout, nous devrions déjà être dans la nouvelle crise que vous annoncez. Après on peut gloser sur l'état réel de l'économie, mais en tout cas la crise n'est pas remarquable sur les indicateurs clés actuels (à part peut être les taux négatifs allemands justement).
    Du reste, vous remarquerez aussi que les racines de la crise de l'été 2011 trouve leur source en fait entre 2009 et 2011 (lehman brothers, démarrage de la crise grecque, crise irlandaise), ce qui renforce le sens de l'implication: crise économique --> (implique) augmentation du spread franco/allemand, au détriment de la thèse que vous semblez exprimer qui est l'implication exactement inverse (voire l'équivalence totale).
    Enfin je dirais que ce qui est inquiétant, ce n'est pas forcément l'augmentation du spread, c'est plutôt les taux négatifs allemands ET leur diminution continuelle ET l'augmentation du spread (et je dirai même l'augmentation des spreads entre certains pays européens et d'autres). Les comparaisons de taux et de leur évolution sont très défavorables à la France, l'Italie ou l'espagne, comparé à la Suède, les Pays Bas, la Belgique sans parler de l'Allemagne et encore plus si on pondère avec la surface économiques des pays concernés (pour tenir compte des bonus liés à la liquidité des obligations).
    Donc non, pas convaincu qu'il s'agisse d'un signe avant coureur de quoi que ce soit, mais plutôt d'une conséquence de qqch qui reste à définir ou plus probablement d'une combinaison de facteurs à déterminer.