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titi

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Tous les commentaires de ce membre (47 publications)
pas convaincu. Je pense que vous confondez cause et conséquence, voire corrélation avec causalité. Le dernier graphique est trompeur, vous faites partir la crise de septembre 2011 c'est votre choix et cela sert le propos de l'article. Dans les faits, les chutes boursières ont eu lieu en juillet/août 2011 (voir là : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_dette_dans_la_zone_euro), et du coup cela change le sens de lecture. En juillet/août 2011, le spread est contenu aux alentours de 50/60 pb. C'est après qu'il diverge radicalement. Et c'est assez logique, dans le doute, les investissements se sont portés sur les produits jugés les plus sûrs (les obligations allemandes).
En fait, si on suit votre raisonnement et qu'on file la comparaison jusqu'au bout, nous devrions déjà être dans la nouvelle crise que vous annoncez. Après on peut gloser sur l'état réel de l'économie, mais en tout cas la crise n'est pas remarquable sur les indicateurs clés actuels (à part peut être les taux négatifs allemands justement).
Du reste, vous remarquerez aussi que les racines de la crise de l'été 2011 trouve leur source en fait entre 2009 et 2011 (lehman brothers, démarrage de la crise grecque, crise irlandaise), ce qui renforce le sens de l'implication: crise économique --> (implique) augmentation du spread franco/allemand, au détriment de la thèse que vous semblez exprimer qui est l'implication exactement inverse (voire l'équivalence totale).
Enfin je dirais que ce qui est inquiétant, ce n'est pas forcément l'augmentation du spread, c'est plutôt les taux négatifs allemands ET leur diminution continuelle ET l'augmentation du spread (et je dirai même l'augmentation des spreads entre certains pays européens et d'autres). Les comparaisons de taux et de leur évolution sont très défavorables à la France, l'Italie ou l'espagne, comparé à la Suède, les Pays Bas, la Belgique sans parler de l'Allemagne et encore plus si on pondère avec la surface économiques des pays concernés (pour tenir compte des bonus liés à la liquidité des obligations).
Donc non, pas convaincu qu'il s'agisse d'un signe avant coureur de quoi que ce soit, mais plutôt d'une conséquence de qqch qui reste à définir ou plus probablement d'une combinaison de facteurs à déterminer.
ou alors c'est un acte délibéré pour illustrer sa démarche...
créatrice d'activité, d'emplois et de richesse ? je pense que vous allez un peu vite en besogne. Moi je pense que c'est surtout un effet d'aubaine qui permet de faire parler du pays. Ca pourrait être l'occasion d'insister sur ses points forts (autres que la fiscalité) au lieu de parler uniquement de ce qui pourrait presque passer pour une escroquerie aux statistiques.
A ce niveau là, peut on encore dire que ces Etats s'endettent ou empruntent? Par un magnifique retournement de situation l'offreur de service initial (la banque) devient le demandeur (l'Etat initialement), et vice versa.
C'est tellement bizarre, que dans l'absolu, si les Etats empruntaient beaucoup (plus que nécessaire) sans jamais dépenser l'argent excédentaire, ils empocheraient sans effort l'intérêt inversé. Ca ressemble à un impôt honteux.
Faut se grouiller, car ca risque de devenir beaucoup plus compliqué dans pas lgt...
En espérant que le Brexit ne torpille pas tout simplement le business model de la boîte dont il est question.
Passons sous silence les risques de l'effet de levier, notamment de pertes supérieures au capital de départ, puisque si votre patrimoine croit 10 fois plus vite que le potentiel de votre mise de départ, l'inverse est vrai également : cela peut décroitre beaucoup plus vite. En particulier dans l'immobilier ou contrairement à ce que vous semblez penser, dans beaucoup d'endroit, les prix baissent. A un certain niveau de baisse de la valeur totale du bien vous perdez complètement votre mise de départ, voire vous devez rembourser en plus.

Vous occultez également le fait qu'il y a de grandes disparités sur les prix des biens et leur évolution en fonction de leur positionnement tarifaire : un bien de 500k€ ne se comporte pas de la même façon et n'a pas la même liquidité qu'un bien de 50k€ (et ca dépend aussi de sa localisation, sa structure, ses aménagement, etc...), il ne se valorise pas non plus de la même façon sur le marché de la location.

Enfin, vous mettez de côté les frais liés à l'emprunt, nécessaire sur l'effet de levier, et qui font que son intérêt est beaucoup plus difficile à évaluer que vous le laissez supposer alors que cela mérite un calcul et une analyse de risque complexe.
Le seul conseil que je vois, en fait, c'est : "emprunter de l'argent à de la famille ou des amis" pour mettre le pied à l'étrier : meilleur moyen de se brouiller durablement en cas de plantage. Ou mieux, faites un prêt à la consommation (ca me la coupe celle là).
Les autres stratégies (prendre le risque de se retrouver avec un paquet de problèmes en guise de biens immobiliers parce que le travaux sont bcp plus cher que prévus ou irréalisable ou avoir de la chance et tomber sur un bien très en dessous de la cote) ne sont pas des conseils à mon sens.
Je ne partage par votre point de vue, un peu léger, sur le risque de requalification en marchant de biens qui est, à mon sens plus important que vous ne le laisser supposer et ne se limite pas à votre analyse juridique rapide.

Outre bien sûr la chronologie hyper favorable des exemples présentés (j'attends toujours la même chose pour un bien acheté, par exemple en 2008 / début 2009 et revendu maintenant), et le temps énorme qu'il faut consacrer à cette activité (entre les recherches de bien, la consultation des partenaires financiers, les travaux et les opérations de revente), on se demande si le jeu en vaut vraiment la chandelle (surtout que dans ce monde merveilleux, les artisans ne font jamais défaut, ne sont jamais en retard et ne font jamais un travail de cochon). Et puis il ne faut pas oublier que, pendant le temps des travaux, il faut rembourser le prêt.

Et les exemples que vous donnez ne correspondent en rien au sujet de l'article : on n'y parle jamais d'achat revente de bien dans l'année mais, d'une part d'une résidence principale et d'autre part d'un bien conservé et mis en location pendant 3 ans (pile poil le temps qu'il faut pour conserver l'avantage fiscal du déficit foncier c'est merveilleux).
Je ne vois pas le rapport. Au final, ce que je retiens c'est que pour que ca marche, il faut un bien tellement décoté qu'une fois qu'on l'a acheté il faut pouvoir, si on arrive à le revendre, payer le notaire et payer l'agence (à l'achat), régler les factures de travaux, le coût du prêt, les frais de remboursement anticipé de la banque, de mainlevé hypothécaire et les taxes sur les plus values et seulement après on commence à gagner de l'argent. C'est sûr que quand l'immo prenait 10% par an c'était plus facile... A part faire du démembrement et revendre par lot (mais du coup difficile d'échapper à la requalification en marchant de bien) ca me parait pratiquement impossible, tout simplement...
Mouais, revoyer les chiffres du régulateur sectoriel, l'ARCEP. Depuis 2010, le secteur se prend une branlée en france : le CA baisse, les revenus par abonnés baissent, les investissements s'érodent alors que le nombre d'abonnés augmentent ainsi que le trafic, ce qui a pour effet de dégrader de plus en plus sensiblement la qualité et de susciter des investissements de plus en plus importants.
Comment voulez-vous que, sur le long terme, les opérateurs puissent faire face à une telle situation ? Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui ils gagnent encore de l'argent que ce sera le cas demain si la situation ne bouge pas.
La conséquence c'est que d'une part : plus d'investissement donc pas de déploiement fibres, 4G, 5G, pas de résorption des zones blanches. Ne rigolez pas, c'est aussi un facteur d'amélioration de la compétitivité des entreprises. Relisez la presse d'il y a 15 ans (début de l'ADSL de masse) et d'il y a 10 ans pour voir l'évolution énorme des usages et des attentes et l'impact que cela a pu avoir sur la productivité des entreprises avant de me dire "on s'en fiche on n'a pas besoin de tout çà".

D'autre part, s'ils s'affaiblissent trop, nos opérateurs sont, du coup à la merci d'OPA étrangères et là, la souveraineté en prend un coup et on peut aller encore plus rapidement vers une situation à l'américaine avec sur la majeure partie du territoire des petits monopoles qui délivrent des services au mieux équivalents aux nôtres mais pour beaucoup plus cher...
ce n'est pas un régal, mais un délice...
Ca doit être une histoire d'égalitarisme à la noix du genre pourquoi ce service pourrait s'organiser comme çà et pas les autres (mais oui ca pourquoi au fait?). Ou pire : comme d'autres services ne souhaitent pas adopter ce genre d'organisation MAIS qu'il faut que tout le monde soit traité exactement de la même façon, alors on fait tout pour plomber çà. Ou pire encore, le syndicaliste ne souhaite pas personnellement ce type d'organisation pour son propre service et essaye d'éviter une jurisprudence.
C'est vrai que dans quelques dizaines d'années, quand les générations futures regarderont en arrière et verront tout çà, ils rigoleront bien (c'est déjà çà).
sauf erreur de ma part le déficit prend déjà en compte le service (ou "coût") de la dette, il n'y a donc pas lieu de le rajouter. En fait, la véritable accélération va surtout dépendre de notre capacité à avoir un budget primaire (avant service de la dette) excédentaire ou pas (pour l'instant c'est plutôt pas il me semble).
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