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Faut-il s'inquiéter de la Deutsche Bank ?

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On en parle beaucoup, elle fait beaucoup jaser, la Deutsche Bank affole les milieux financiers. Et pour cause, sa situation s’est dégradée graduellement depuis la dernière crise boursière de 2008.

Le 8 juillet 2016, j’alertais déjà les lecteurs sur la mauvaise gestion du groupe et des dangers qu’elle pouvait représenter pour notre épargne. Maintenant, la grande question qui agite les neurones des experts de tous bords transparaît comme une interrogation légitime.

Faut-il s’inquiéter d’une chute de la Deutsche Bank ? Ou au contraire faut-il continuer de croire que cette banque est « too big to fail » ?

Malheureusement, il n’existe pas de réponses tranchées, noires ou blanches. La zone est plutôt teintée de gris.

Personnellement, je ne pense pas que les autorités allemandes laisseront tomber ce géant colosse aux pieds d’argile, car cela mettrait en péril l’existence même de l’euro (ce qui s’oppose aux intérêts économiques de nos voisins germaniques).

Il n’empêche que les choses ne cessent d’empirer. Le leverage ratio a encore progressé par rapport à cet été.

Il est passé de 101 à 109, soit près de 7.3% d’augmentation en l’espace de seulement 3 mois. D’une manière générale, les banques européennes sont de mauvais élèves en matière d’endettement.

D’autres établissements se retrouvent d’ailleurs plus dans la panade que la Deutsche Bank.  Citons Dexia avec un leverage ratio astronomique de 9 263, ou bien celui de la Banca Monte dei Paschi di Siena s’établissant à 283.

Petite comparaison avec les taux d’endettement de juillet 2016, aucun doute, on ne prend pas le chemin de l’assainissement budgétaire :

Dexia

8 065

Banca Monte dei Paschi di Siena

151


Revenons-en à la Deutsche Bank, sur un an le titre a plongé de plus de 50% ! Un signe qui ne trompe pas ! Investisseurs et spécialistes sont inquiets !

bque

Aujourd’hui, c’est au tour de la presse financière de s’en mêler.  C’est là, que je reste méfiant. Le catastrophisme délirant n’a jamais rien apporté de bon sur la table.
La conclusion à tirer de l’ensemble de ce flux d’informations est que le cadre générale européen reste définitivement fragile.

Deutsche Bank sera-t-elle la future Lehman Brothers ? Aucune piste n’est certaine, seul l’avenir nous le dira.

Comme je l’ai précisé ultérieurement, un bon nombre d’établissements bancaires sont dans la tourmente sur le vieux continent, notamment nos valeureuses banques françaises qui demeurent relativement exposées aux prêts toxiques ou autres Junk bonds.

C’est avec ce contexte délicat qu’il faudra surveiller la suite des événements. Si vous désirez creuser davantage le sujet, je vous rappelle que j’ai réalisé cet été un dossier énumérant la liste des banques les plus sûres. Il expose des solutions alternatives afin de protéger et conserver son patrimoine à l’abri d’un scénario de faillites généralisées. Il est mis à jour fréquemment.

Au final, le danger pourra aussi bien découler de la Deutsche Bank que d’une autre banque en Europe. Tout le monde est soumis à un risque, se prémunir, anticiper, prendre des décisions pour sauvegarder son capital est une stratégie incontournable à mettre en place dès aujourd’hui.

William Finck
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