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titi

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Tous les commentaires de ce membre (47 publications)
Je pense que vous caricaturez un peu trop.

D'une part le secteur aérien a la spécificité de nécessité une très haute technicité. Même en Chine, ce n'est pas le chinois payé "90€ et 2 bols de riz" qui l'occupent. J'ai eu l'occasion de prendre 2 vols intérieurs en Chine sur des compagnies locales (en 2008) au départ d'aéroports de province (Kunming et shangri la), et outre le fait que tout était géré de façon aussi professionnelle que chez nous, le prix des billets ne sont pas particulièrement bon marché.
Dans un pays où globalement tout coûtait (en 2008) à peu près 10 fois moins cher qu'en France, nous avons payé les places autour de 70€, ce qui est finalement assez comparable à des vols intérieur français (pt 2 à 2,5 fois moins cher). Je précise qu'on a acheté les billets sur place dans une agence de voyage. Tout çà pour dire que la compétition se fait sûrement sur les prix entre autres mais pas que sur çà et Airfrance ne me semble pas nécessairement bon pour la casse.

Par ailleurs, parler du phénomène des pilotes payants, alors qu'il reste finalement marginal, me semble une escroquerie intellectuelle puisqu'il ne peut pas correspondre à une généralité. Ni être durable : qui ira payer pour voler si au bout le salaire n'est finalement pas si intéressant que çà et ne permet pas de rentrer dans ses frais?
Je vois çà de l'extérieur, mais il me semble quand même que l'un des pb est le syndicat des pilotes tout puissant qui cherche à tout prix à maintenir les salaires exhorbitants des captains ainsi que leurs conditions de travail, beaucoup plus favorable, que chez leurs concurrents, et ce à une époque où il y a trop de pilotes par rapport au besoin, avec donc une pression à la baisse sur les salaires... Et probablement aussi un recentrage à envisager bien sûr.

Et puis bon, Airfrance ne peut pas, pour des raisons évidentes, adopter la même stratégie qu'un Ryanair qui se fait subventionner son implantation dans plusieurs aéroport de province en profitant de l'égo surdimensionné de certains potentats locaux. Personnellement, je me passe des services de Ryanair, considérant le mépris total avec lequel ils considèrent ses passagers et le côté insupportable de Mr O'Leary. Pour aller à Dublin, j'ai pris Aer Lingus.

Je trouve que vos indicateurs disent tout le contraire de vos propos. Ce que disent de nombreux analystes c'est que nous nous dirigeons vers une récession, pas que nous y sommes déjà, et justement tout indique que la tendance nous y mène si on compare avec les crise des 50 dernières années.
Le 1er indicateur ne me donne aucun point de comparaison fiable avec le passé même si je suis assez d'accord avec l'argument général.
Le 2ème indicateur est orienté à la baisse et, lors des précédentes crises la chute, extrèmement brutale, et donc invisible qq mois avant, était simplement précédé par une érosion.
Idem (ou presque) pour le 3ème indicateur qui, historiquement, a monté à chaque fois avant de s'écrouler brutalement, ce qui est toujours possible actuellement
Je ne m'étends pas sur le 4ème indicateur  vue que les chiffres du chômage américain sont complètement bidonné (baisse de la population active comptabilisée). De toute façon, la montée du chômage est une conséquence de la crise et la suit donc naturellement sans la précéder, l'indicateur ne nous permet donc pas de tirer la moindre conclusion si ce n'est qu'on aura la confirmation qu'on est en crise quand l'indicateur aura monté.

Les deux derniers indicateurs font figure d'exception, mais concernant le secteur immobilier, il faut voir d'où on part, la situation n'a absolument rien de comparable avec les courbes historiques. Enfin, le dynamisme des ventes de voiture ne me semble comporter aucun point commun historique : il y a eu autant de situations différentes que de crises. Donc je ne vois pas quelles conclusions en tirer.

Et puis bon, en face de ces indicateurs, il y en a bien d'autres qui prédisent plutôt une récession : baisse de la population active, augmentation du temps partiel et des jobs mal payés, baisse des revenus des ménages, du commerce mondial, augmentation de la pauvreté (foodstamps), taux plancher conservé par la FED, érosion des marges des entreprises (il y a des exceptions bien sûr) sur fond d'euphorie (jusqu'à il y a peu) des marchés boursiers, etc...

Vous me semblez adopter un point de vue mercantiliste sur une monnaie forte et en rendement élevé du capital comme objectif de la plupart de gens.

Je nuancerai vos propos concernant l'expression de la volonté du peuple.
Il me semble, d'une part, que le taux de représentativité est souvent relativement faible lors des élections (mais après tout, tant pis pour ceux qui ne s'expriment pas). D'autre part, la plupart des gens n'y comprennent rien (ce qui peut expliquer la faible représentativité. Enfin, le processus de consultation implique toujours (ou presque) l'acceptation d'un programme global comprenant de nombreux pans (maastricht est un bon exemple). Il me semble juste de penser que de nombreuses personnes votent pour des candidats, sans être d'accord avec l'ensemble de son programme ou de ses prises de position.
Je dirais donc que le peuple ne choisit pas sa politique monétaire, mais que celle ci est imposée par un candidat élu, la plupart du temps, sur d'autres sujets.

J'ajoute qu'il ne devrait pas être dans le mandat d'une banque centrale d'aller contre la volonté du peuple (que je distingue de sa représentation). Si celui ci s'exprime clairement pour un certain laxisme au détriment, notamment, des épargnants, so be it. Même si, personnellement, je suis plutôt de votre avis, c'est aussi çà la démocratie. L'abandon de la souveraineté monétaire a de façon évidente des répercussions budgétaires pour les états concernés, qu'on le souhaite ou pas, encore faut-il savoir ce qu'on perd et ce qu'on gagne.

En fait, les décisions difficiles me sembleraient plus facile à faire passer si elles sont bien explicitées avec leurs avantages et leurs inconvénients, ce qui éviterait à un état souverain de bidouiller sa politique monétaire pour s'assurer des revenus à court terme.
Une politique monétaire me semble donc plutôt souhaitable à partir du moment où elle ne sert pas uniquement des objectifs court-termistes et à cautionner une absence de courage des dirigeants et que ses conséquences en sont bien explicitées.
Non, évidemment, le taux de chômage n'est pas proche de 100% car il y a tout de même beaucoup d'étudiant dans le lot. Mais le fait que la population active recule dans un pays dont la population totale augmente est quand même un indice que quelque chose ne tourne pas rond... C'est plutôt la tendance de cette statistique, et surtout sa mise en face de la statistique offcielle du chômage, qui choquent
Non, évidemment, le taux de chômage n'est pas proche de 50% car il y a tout de même beaucoup d'étudiant dans le lot. Mais le fait que la population active recule dans un pays dont la population totale augmente est quand même un indice que quelque chose ne tourne pas rond... C'est plutôt la tendance de cette statistique, et surtout sa mise en face de la statistique offcielle du chômage, qui choquent
Moi je note surtout que l'IPC est un indice bien biaisé (on peut même enlever un "i") dont le seul avantage est sa comparabilité dans le temps. Mais il n'a pas grand chose à voir avec l'inflation des seuls produits de consommation courante étant donné son mode de calcul et de ses pondérations.

L'essentiel de la baisse actuelle est dû au prix de l'énergie, m'est avis (et notamment du pétrole) et nous échappe en grande partie. On pourrait même considérer qu'un prix trop fort de l'énergie aurait des conséquences néfastes sur notre économie. Donc conclusion ?? Il ne faut pas gloser seulement sur l'IPC mais étudier ses composantes : vous les détaillez mais sans les analyser, dommage.
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur la Chine. Et franchement, citer Attali... Il faisait l'éloge, il n'y a pas si longtemps de la puissance financière de la Chine, de ses avantages colossaux sur l'occident et du fait, d'une manière générale, qu'ils allaient nous manger tout cru. Et maintenant : exactement l'inverse. Bref comme d'habitude avec lui : on prévisionne au gré du vent, le petit doigt en l'air, en pondérant avec l'âge du capitaine.
Les risques qu'il évoque sont peut être réels, mais quel pays n'a pas ses faiblesses? Et il ne faut pas non plus oublier les atouts dont disposent la chine, une civilisation plusieurs fois millénaire, faut-il le rappeler : énorme réserve de change, marché intérieur gigantesque qui ne demande qu'à se développer...
Quant à l'absence de grandes entreprises chinoises, il vaut mieux rire :
Sinopec, Huawei, bank of china, state grid, pour ne citer que les plus connus (et je ne parle volontairement pas de beidu qui est un peu à part). Les chinois sont montés en gamme dans de nombreux compartiments technologiques et nous taille maintenant des croupières. On parle même de l'avènement prochaine d'un grand constructeur d'avion chinois à même de concurrencer airbus et boeing.
On en entend peut être (un peu) moins parler en occident car leur objectif est d'abord de recréer une zone d'échange asiatique.
Personnellement je pense que leurs plus grands problèmes à court/moyen terme va être de combattre la pollution de l'air et de l'eau sur leur territoire, quand cela aura un effet visible et incontestable sur la santé des gens + le renouvellement générationnel (effet de la politique de l'enfant unique).
Je pense personnellement que le bon échelon à garder est la Région, ce qui permet, au niveau européen, de jouer dans la même cour que nos homologues des pays voisins. Mais vous avez raison : il aurait été nécessaire que les missions de proximité du département leur soit dévolu également, ce qui n'est pas dans les moeurs actuelles des régions qui se veulent des sortes de "collectivités - préfectorales" et c'est bien dommage.

Et puis évidemment, lancer une réforme avec l'ambition de limiter le millefeuille territorial et aboutir au final à en rajouter une couche (les métropoles), c'est le symbole d'un échec total (et je ne parle même pas du Grand Paris).

Je pense que les départements vont disparaitre à terme mais qu'il est trop tôt aujourd'hui et que leurs missions seront alors assurées par le bloc intercommunal quand celui ci aura suffisamment fusionné (le mouvement de concentration est également lancé par le texte mais régi par des règles d'une complexité incroyable : il faut le voir pour le croire). Ce qui devrait vous réjouir puisque cela limiterait l'influence néfaste du nombre trop important de nos communes.
 
Après, sur le fait que les compétences dévolues aux métropoles ne soient pas les mêmes partout, c'est finalement déjà le cas des agglos actuelles qui peuvent choisir, dans un panel de compétences facultatives, celles qu'elles veulent réaliser. Par ailleurs, il n'est pas idiot de penser que, les situations étant différentes d'un département à l'autre, il soit logique également que la répartition des compétences se fasse à la carte, je pense que c'est plutôt une bonne idée.

Je suis moins dur que vous avec les agences nationales, je pense qu'elles ont leur utilité et qu'elles offrent plus de souplesse opérationnelle qu'un service ministériel ou préfectoral. Mais je suis d'accord que certaines d'entre elles ne servent plus à grand chose et doublonnent largement avec les collectivités locales et que certains satellites locaux, eux aussi, ne servent pas à grand chose. Mais finalement, cette stratégie de morcellement et de complexification est aussi adoptée par le secteur privé pour diverses raisons (qui ne tiennent pas toutes à l'optimisation fiscale), quoique dans des proportions moindre. La vraie grande différence c'est que le public, contrairement au privé, ne semble pas en mesure de revenir sur ce genre de choix quand l'environnement ne s'y prête plus, ce qui est un handicap lourd.

Moi ce qui m'étonne, c'est cette manipulation de masse qui s'opère en ce moment sous nos yeux. Dès le référendum fini : on sort du placards, les dettes moisies de l'allemagne du XXème siècle + une "dette" issue des externalités négatives des usines chimiques allemandes (sur le mode : les allemands ont une industrie forte mais ils nous bousillent la santé donc c'est pas bien).
Une intense propagande quoi ! Si on va par là, parlons aussi de tous les autres pays n'ayant jamais remboursé leurs dettes en europe...
@Harry : l'europe n'a rien à voir avec les USA d'aujourd'hui, c'est vrai, mais il ne faut pas oublier que la construction fédérale américaine s'est faite dans la douleur (voir la guerre de sécession par exemple), sur presque 150 ans et a agrégé des états qui n'ont pas grand chose à voir les uns avec les autres parfois économiquement parlant (bon par contre, ils partageaient tous une même langue).
Je suis comme charles, j'attends de voir ce qui va se passer, je n'ai pas la moindre idée de la piste qui va prévaloir pour finir, cela dit, le départ de Varoufakis, qui me semble être sur la ligne la plus dure, milite plutôt pour une sortie "douce" à base de  rééchelonnement, d'extension du plan d'aide et probablement de plan d'austérité.
Les opérations de défisc qui se font les yeux fermés sans regarder aucun paramètres sont pratiquement toujours perdantes, évidemment. Et comme à chaque fois des malandrins, à tous les niveaux, tentent de profiter de la crédulité de quelques uns. Bref, rien de nouveau et toujours la même histoire avec tous les systèmes de défiscalisation sur l'immo français (Robien, Scellier et cie).
Bref, pas très subtile comme publicité pour vos services personnelles que de dénoncer des dérives qui ont toujours existé et dénigrer ce que font d'autres sur le même créneau que vous en mettant en avant que vous faites beaucoup mieux parce que... ben justement, on ne sait pas pourquoi.