Face aux bouleversements économiques, technologiques et géopolitiques des dernières années, la sous-traitance industrielle (autrefois considérée comme un simple levier de réduction des coûts) est devenue un pilier stratégique dans les plans de transformation des entreprises européennes. Dans ce nouvel environnement où la résilience de la chaîne d’approvisionnement est devenue une priorité vitale, le Vietnam s’impose désormais comme l’une des destinations les plus attractives au monde pour externaliser la production. Croissance soutenue, stabilité politique, montée en gamme industrielle, avantages logistiques et main-d’œuvre qualifiée : les fondamentaux du pays en font un choix de premier plan pour les organisations cherchant à renforcer leur compétitivité. Ce guide offre une analyse complète des opportunités, défis, secteurs clés, comparatifs régionaux, bonnes pratiques, risques à anticiper et perspectives 2026 de la sous-traitance industrielle au Vietnam.
Vidéo sur le sourcing et la sous-traitance industrielle au Vietnam
Dans cette vidéo, Guillaume Rondan et Pietro Karjalainen échangent sur les opportunités et les enjeux liés à la sous-traitance au Vietnam. Au-delà des idées reçues, ils expliquent de manière concrète comment une entreprise française; qu’il s’agisse d’une TPE, d’une PME ou d’un grand groupe: peut structurer une stratégie de sous-traitance performante au Vietnam.Experts du secteur depuis plus d’une décennie et francophones, ils répondent aux principales interrogations des dirigeants : risques, difficultés, leviers pour surmonter les blocages, mais aussi méthodes éprouvées permettant de gagner en compétitivité. Ils montrent comment mettre en place une chaîne de sous-traitance et d’achats robuste, résiliente et adaptée aussi bien aux périodes d’incertitude qu’aux phases de forte croissance.
Pourquoi le Vietnam s’impose comme un acteur majeur de la sous-traitance
Une croissance économique exceptionnelle et stable
Le Vietnam affiche depuis plus de dix ans une croissance parmi les plus dynamiques d’Asie. En 2024, selon la Banque mondiale :- la croissance du PIB réel a atteint 5,6 %, malgré une conjoncture mondiale complexe ;
- les investissements directs étrangers (IDE) ont dépassé 36 milliards de dollars, un record historique ;
- plus de 2 700 nouveaux projets industriels ont été enregistrés.
- stabilité politique ;
- orientation pro-export ;
- investissements massifs dans les infrastructures ;
- main-d’œuvre jeune (âge médian : 32 ans) ;
- intégration croissante dans les accords commerciaux internationaux.
Le contexte géopolitique favorise un mouvement massif “Chine+1”
Depuis une décennie, les coûts de main-d’œuvre en Chine augmentent de manière continue : +40 % entre 2013 et 2023. Les tensions commerciales sino-américaines et la volonté des grands donneurs d’ordre de réduire leur dépendance à un seul pays ont accéléré la diversification manufacturière. Le Vietnam en est le principal bénéficiaire :- Samsung y a investi plus de 18 milliards USD.
- Apple y a transféré une partie de la production de AirPods, Apple Watch et MacBooks.
- De nombreuses entreprises européennes y installent leurs unités métalliques, électroniques ou plasturgie.
Une main-d’œuvre compétitive et montée en compétences
En 2025, le coût horaire moyen dans l’industrie manufacturière :- Vietnam : 3,2 USD/h
- Chine : 6,8 USD/h
- Thaïlande : 4,9 USD/h
- Malaisie : 6,4 USD/h
- Europe de l’Ouest : 25+ USD/h
Les secteurs industriels clés au Vietnam
Métallurgie et mécanosoudure
- de structures métalliques (acier, aluminium) ;
- d’ensembles mécano-soudés ;
- de découpe laser haute précision ;
- d’usinage CNC 3, 4 et 5 axes ;
- de tôlerie industrielle.
- Hanoï – Bac Ninh – Hai Phong (Nord) : clusters métal / électronique / mécanique.
- Ho Chi Minh – Binh Duong – Dong Nai (Sud) : forte base d’usinage, acier, aluminium, équipements divers.
Injection plastique et extrusion
Le pays offre :- fabrication de moules ;
- injection multi-cavités ;
- extrusion plastique ;
- assemblages plastiques + métalliques.
Électronique, PCB et assemblage électromécanique
Le Vietnam est aujourd’hui un pilier de l’électronique en Asie :- Samsung y fabrique plus de 50 % de ses smartphones mondiaux.
- L’écosystème de sous-traitants (PCB, PCBA, câblage, assemblage OEM/ODM) s’est largement structuré autour du Nord.
Mobilier et produits de maison
Le Vietnam est le 2e exportateur mondial de mobilier vers les États-Unis grâce à :- maîtrise du bois, MDF, panneaux, placage ;
- excellence dans le rotin, bambou, cannage ;
- grande capacité de production d’extérieur (aluminium, fibre synthétique, mousse outdoor).
Textile, chaussures et cuir
Même si ces secteurs ne concernent pas toujours la sous-traitance industrielle stricte, ils montrent la maturité du savoir-faire vietnamien :- 1er exportateur mondial de chaussures vers les États-Unis
- Forte montée en gamme vers les textiles techniques et EPI.
Comparatif en Asie du Sud Est sur la sous-traitance
Vietnam vs Chine, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Inde, Cambodge, Taïwan
Chine : toujours le géant, mais plus coûteuse
Avantages :- capacité industrielle incomparable
- rapidité, maturité technique
- supply chain complète
- coûts élevés
- tensions géopolitiques
- dépendance critique
coût, diversification, proximité avec la zone ASEAN et accords commerciaux (EVFTA).
Thaïlande : maturité technique, surtout en automobile
Avantages :- process très stables
- certifications élevées (IATF, APQP)
- coûts supérieurs au Vietnam
- MOQ souvent plus élevés
Malaisie : excellent niveau en électronique et précision
Avantages :- anglais courant
- savoir-faire précision
- coût supérieur
- disponibilité capacité variable
Indonésie : capacité énorme, mais plus difficile à piloter
Avantages :- marché interne massif
- bonnes ressources en aluminium/acier
- dispersion géographique
- variabilité qualité et délais
Inde : puissance industrielle mais hétérogène
Très bon pour :usinage, fonte, IT, ingénierie. Limites :
délais longs, logistique interne complexe.
Cambodge : complément pour assemblage et main-d’œuvre
Bon pour :assemblage simple, textile. Limites :
peu de procédés industriels avancés.
Taïwan : haute précision
Excellence en :CNC, électronique, outillage de haute qualité. Coût élevé → complément idéal à Vietnam pour outillage + série.
Tableau de comparaison des pays pour de la sous-traitance industrielle en 2026
| Pays | Forces industrielles | Limites / points d’attention | Secteurs clés | Coûts industriels | Maturité technique | Risques logistiques / géopolitiques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vietnam | Main-d’œuvre compétitive, montée en gamme rapide, bonne stabilité politique, EVFTA avec l’UE, clusters denses (Nord/Sud). Proximité Chine pour outillage et composants. | Anglais pas toujours maîtrisé en atelier, catalogue produit faible (travail au cahier des charges), capacité parfois limitée pour très grands volumes. | Métallurgie, tôlerie, soudure, injection plastique, aluminium, assemblage électromécanique, mobilier d’export, textile, électronique légère. | Faible à moyen (env. 3,2 USD/heure en moyenne industrielle). | Élevée et en progression rapide (ISO, meilleure discipline atelier, adoption ERP croissante). | Modéré : ports saturables mais améliorations rapides ; risques naturels faibles ; contexte géopolitique stable. |
| Chine | Écosystème le plus complet au monde ; capacité production immense ; disponibilité de composants ; outillage rapide ; clusters très spécialisés. | Coûts en forte hausse (+40 % en 10 ans) ; dépendance politique ; droits de douane selon destinations ; certaines industries saturées. | Électronique complexe, injection plastique, moules, outillages, aluminium, textile, toutes familles industrielles. | Moyen à élevé (6,8 USD/heure). | Très élevée (niveau mondial). | Élevé : tensions géopolitiques, variabilité douanière, risques réglementaires pour export UE/USA. |
| Thaïlande | Base automobile très mature ; très bonne expertise plasturgie technique ; bonne logistique ; anglais bien maîtrisé. | Coût plus élevé que Vietnam/Cambodge ; parfois MOQ plus hauts ; disponibilité capacité variable. | Automobile, plasturgie technique, moules, électronique embarquée. | Moyen à élevé. | Très élevée. | Modéré : logistique excellente, risques naturels plus présents (inondations ponctuelles). |
| Malaisie | Forte spécialisation électronique & semi-conducteurs ; précision mécanique ; environnement administratif simple, anglais courant. | Coûts élevés ; capacité parfois limitée ; délais outillage plus longs. | Électronique, composants de précision, petites séries techniques. | Élevé. | Très élevée. | Faible à modéré : bonne stabilité mais dépendance matières premières importées. |
| Inde | Ingénierie très forte ; usinage, fonderie, IT, électronique ; massif réservoir industriel. | Hétérogénéité fournisseurs ; variabilité qualité ; délais longs ; instabilité logistique interne. | Usinage, fonte/acier, pièces mécaniques, produits complexes avec forte ingénierie. | Faible à moyen. | Variable (du très bas au très haut selon régions). | Modéré à élevé : congestion ports, infrastructures variables. |
| Indonésie | Marché interne immense ; ressources alu/acier ; montée en capacité ; coûts faibles. | Dispersion géographique ; maturité technique inégale ; délais administratifs longs. | Métallurgie lourde, casting, fabrications à haute intensité matière. | Faible. | Faible à moyenne. | Modéré : archipel dispersé, risques volcaniques et sismiques. |
| Cambodge | Coûts parmi les plus bas ; proximité Vietnam/Thaïlande ; bon pour textile et assemblage simple. | Écosystème industriel limité ; qualité variable ; besoin fort d’encadrement. | Textile, assemblage, sous-ensembles simples. | Très faible. | Faible (hors textile). | Modéré : dépendance logistique au Vietnam ou Thaïlande. |
| Taïwan | Excellence électronique, mécanique fine, composants de précision ; stabilité politique interne ; forte innovation. | Coût très élevé ; tension géopolitique Chine/USA ; capacité limitée pour produits grand volume. | Électronique haut de gamme, mécatronique, CNC haut niveau. | Très élevé. | Exceptionnelle (niveau mondial). | Élevé : risques géopolitiques majeurs. |
Quel est le meilleur pays pour de la sous-traitance industrielle ?
Le Vietnam apparaît comme le meilleur compromis global entre coût, montée en compétence, stabilité et possibilités de développement long terme. C’est également le pays qui bénéficie le plus de la stratégie "Chine+1", car il permet de conserver les avantages de la Chine (proximité, chaîne d’approvisionnement immense) tout en réduisant les risques géopolitiques et en améliorant la compétitivité.La Chine demeure le centre manufacturier incontournable, mais son coût croissant et les tensions internationales poussent les entreprises à diversifier.
La Thaïlande, la Malaisie et Taïwan offrent des niveaux techniques parmi les plus élevés, mais à un coût supérieur, ce qui en fait des destinations plus adaptées à des projets complexes ou à forte exigence qualité.
L’Inde, l’Indonésie et le Cambodge constituent des alternatives intéressantes pour les projets volumineux ou à forte intensité de main-d’œuvre, mais nécessitent un contrôle plus strict et une gestion plus structurée sur place
Les avantages stratégiques de la sous-traitance au Vietnam
Gagner en compétitivité grâce au coût du travail
S’engager dans un modèle de sous-traitance au Vietnam ne relève plus uniquement d’une démarche de réduction des coûts. C’est une décision stratégique qui touche à la compétitivité globale, à la résilience de la chaîne d’approvisionnement et à l’optimisation du modèle industriel.Développement et stabilité d'un pays
Ce qui distingue néanmoins le Vietnam n’est pas seulement le coût salarial mais l’évolution rapide du niveau technique. Les ateliers se modernisent, les certifications internationales sont mieux intégrées, et les équipes locales deviennent plus expérimentées dans les procédés industriels complexes. De nombreuses entreprises européennes se tournent vers le Vietnam également pour sa stabilité politique. Contrairement à d’autres régions en Asie du Sud ou au Moyen-Orient, le pays offre un cadre stable, lisible et sécurisé, avec une politique volontariste de soutien aux investissements étrangers.Accords de libre échange
Un autre avantage décisif réside dans les accords commerciaux internationaux que le Vietnam a signés, dont l’EVFTA (Accord de libre-échange Union Européenne–Vietnam). Cet accord ouvre la voie à une réduction progressive, voire à une suppression de nombreux droits de douane, permettant aux entreprises européennes d’importer des produits au meilleur coût tout en bénéficiant d’un environnement juridique plus harmonisé. Enfin, la localisation géographique du Vietnam lui donne un accès privilégié aux routes maritimes majeures de l’Asie et le positionne comme un acteur incontournable dans les stratégies "Chine+1". La proximité avec la Chine offre des synergies uniques, notamment pour le sourcing des matières premières, la fabrication d’outillages spécialisés ou les composants critiques.Les risques de la sous-traitance au Vietnam
Bien que le Vietnam présente des atouts majeurs, il demeure essentiel d’aborder les risques de manière lucide afin d’éviter les écueils qui affectent régulièrement les nouveaux entrants.Suivi qualité
Le premier risque, souvent sous-estimé, concerne la constance de la qualité. Le niveau technique des usines est en nette progression, mais la rigueur dans l’exécution peut varier d’un atelier à l’autre. Sans supervision sur le terrain, sans visites régulières, et sans protocoles qualité strictement définis, des écarts peuvent apparaître entre l’échantillon validé et la production en série. C’est notamment vrai dans les secteurs de la métallurgie, de l’injection plastique et des assemblages électromécaniques, où les tolérances doivent être maîtrisées avec précision.Communication et logistique
La communication peut également devenir une source de difficultés. Les différences culturelles influencent la manière dont les fournisseurs interprètent les demandes techniques ou les engagements délais. Certaines usines peuvent accepter des projets sans disposer de toutes les capacités nécessaires, par crainte de perdre un contrat ou de décevoir le client. Cette difficulté à dire “non” peut générer des retards importants ou des non-conformités structurelles. De plus, la documentation technique, lorsqu’elle n’est pas parfaitement clarifiée, peut prêter à confusion dans les phases critiques.La logistique internationale représente un autre aspect sensible. Le transport maritime expose les expéditions à des risques de congestion portuaire, de hausse imprévisible des tarifs, de retards liés aux conditions climatiques, ou encore de blocages administratifs en douane si les documents ne sont pas conformes. Les incidents de cargaison, bien que rares, doivent également être pris en compte : conteneurs endommagés, humidité excessive, chocs, pollution ou infiltration d’eau. L’assurance transport, la préparation documentaire et la conformité des emballages deviennent donc des éléments essentiels à sécuriser.
Diversification fournisseur
Enfin, le risque de dépendance à un fournisseur unique constitue une vulnérabilité majeure. Certains projets prennent rapidement de l’ampleur et reposent sur un seul partenaire local, ce qui expose l’entreprise européenne à des blocages potentiels en cas de surcharge, de difficultés financières du fournisseur, ou d’aléas techniques. Pour limiter ces risques, la mise en place d’un double-sourcing et d’une surveillance régulière des capacités et de la santé financière des partenaires est indispensable.Comment réussir une sous-traitance industrielle au Vietnam
La réussite d’un projet de sous-traitance repose sur une démarche méthodique, structurée et accompagnée. Le point de départ est toujours un cadrage clair : définition précise des objectifs, des contraintes techniques, du budget cible, des volumes prévisionnels et des marges de tolérance acceptables. La qualité du dossier initial conditionne la qualité du sourcing. Un cahier des charges incomplet ou imprécis entraîne presque systématiquement des incompréhensions en aval, des dépassements de délais ou des non-conformités.Après ce cadrage, la sélection des fournisseurs doit se faire selon une approche rigoureuse. Il est nécessaire de procéder à une présélection basée sur des critères objectifs tels que les capacités machines, les certifications, les projets réalisés, la stabilité financière ou encore la structure du management. Viennent ensuite les étapes d’audit et de visite sur le terrain, qui permettent de vérifier la réalité des équipements, le niveau de discipline dans l’atelier, le niveau de formation des opérateurs et la maturité du système qualité. Ces visites sont souvent le moment où l’on détecte des signaux faibles qu’aucune fiche technique ne peut révéler : propreté des zones de production, respect des flux, organisation des stocks, taux d’usure des outillages.
La phase d’échantillonnage est l’un des moments les plus critiques. Elle consiste à valider techniquement la pièce, à vérifier que les tolérances sont respectées et à ajuster l’outillage si nécessaire. Négliger cette phase revient à prendre le risque d’un écart difficilement rattrapable en production série. Une fois les échantillons validés, la négociation contractuelle doit être menée avec soin : propriété intellectuelle, responsabilités en cas de non-qualité, protocoles de contrôle, modalités logistiques, pénalités en cas de retard.
Le véritable test survient lors du démarrage de la production. Sans présence locale ou sans partenaire de confiance, les risques de dérive qualité augmentent fortement. Les inspections en cours de production permettent de détecter les écarts avant qu’ils ne s’accumulent sur un lot entier. Enfin, la phase de stabilisation nécessite un suivi continu de la relation fournisseur, des audits réguliers et une amélioration progressive des processus. La sous-traitance n’est jamais un acte ponctuel ; elle s’inscrit dans le temps et repose sur un partenariat construit.
Perspectives 2026 : pourquoi le Vietnam restera incontournable
Les perspectives à moyen terme confirment que le Vietnam va continuer de jouer un rôle central dans la sous-traitance industrielle mondiale. Le pays bénéficie d’un alignement rare entre croissance économique, investissements étrangers massifs et intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Les prévisions de la CNUCED et de nombreuses institutions internationales anticipent une croissance industrielle soutenue, dépassant les 6 % annuels sur la période 2025–2030. Le Vietnam est également perçu comme l’un des pays dont la stabilité politique et économique offre la plus grande prévisibilité pour les investisseurs.Le mouvement de diversification hors de Chine va continuer d’alimenter cette dynamique. Le Vietnam s’est parfaitement positionné comme une alternative crédible grâce à ses coûts compétitifs, sa proximité géographique avec les principaux hubs industriels asiatiques et la montée en gamme rapide de ses usines. La complémentarité entre Chine et Vietnam va s’intensifier, notamment avec un modèle où la Chine fournit les composants techniques et outillages complexes, tandis que le Vietnam assure les assemblages, la métallurgie, l’injection plastique, l’électronique légère ou la fabrication de sous-ensembles.
Les infrastructures logistiques continuent de s’améliorer. Le nouveau port de Cai Mep-Thi Vai se positionne comme l’un des futurs hubs maritimes les plus importants d’Asie du Sud-Est. Les zones industrielles continuent de se développer à un rythme très soutenu, particulièrement autour de Hai Phong, Bac Ninh, Binh Duong et Dong Nai.
Les réglementations européennes, telles que l’EUDR ou les exigences accrues en matière de conformité, vont renforcer la compétitivité des usines vietnamiennes capables de s’y conformer. Les fabricants locaux investissent dans des systèmes de traçabilité, des certifications environnementales et des outils numériques pour améliorer le suivi de la qualité. Le Vietnam ne se contentera plus d’être une plateforme de production à faible coût ; il aspire désormais à devenir une base industrielle moderne, capable de rivaliser sur des segments techniques exigeants.
En 2026, la combinaison de stabilité, compétitivité et montée en compétences devrait consolider la place du Vietnam comme destination privilégiée pour les entreprises cherchant à renforcer leur résilience industrielle et à sécuriser leurs approvisionnements sur le long terme.

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