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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

 
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L'histoire et la vérité

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Jeune, j’ai conduit des “Renault Dauphine”, des “Simca 1000”, des “Simca Aronde”, des “Opel”, autant de véhicules comme tous les autres qui n’en faisaient qu’à leur tête. Cela sur des routes qui actuellement seraient fermées à la circulation, ou limitées à 50 Km/h. La maîtrise de ces engins demandait un savoir faire qui ne pouvait pas s’improviser.

Ces voitures, lâchées aujourd’hui à 130 Km/h sur autoroute et à 90 Km/h sur route, aux mains des conducteurs actuels, ce serait un massacre.

Et pourtant, la pensée commune ne retient, comme cause de la baisse de la mortalité routière entre l’époque dont je vous parle et aujourd’hui — soit 10.000 morts par an –, que la limitation de vitesse. Alors que le seul mérite à reconnaitre à la limitation de vitesse est celui d’avoir canalisé, voir éradiqué, les courses stupides entre automobilistes, qui n’étaient qu’un phénomène relativement marginal.

Pour le reste, pour la plus grande partie des automobilistes, c’est le progrès qui a sauvé leurs vies. Le progrès technique des véhicules dû aux constructeurs, le progrès des voies de circulation dû aux ingénieurs des TP.

Je ne plaide pas pour libérer la vitesse, je n’en vois pas l’intérêt, mais pour que la vérité soit dite et pour que soit attribué le progrès à ses initiateurs et non à des imposteurs.

Je crains beaucoup les imposteurs.

La situation est exactement la même en politique.

Après plusieurs siècles d’asservissement les hommes découvrirent, péniblement, qu’ils avaient tous une identité personnelle.

Au prix d’une révolution et de ses soubresauts, ils comprirent que seul le droit à la propriété privée de leurs biens, de leur corps et de leur pensée permet l’accès à cette identité personnelle et sa conservation.

On peut considérer qu’il s’agit là de la base du libéralisme, inventé par l’Occident, très peu contesté pendant une grande partie du XIXème siècle.

Dans le même temps, ainsi que pendant la première moitié du XXème siècle, survenait l’avènement de l’industrie moderne qui devait transformer les rapports humains en instaurant la division du travail.

Cet ensemble d’évènements produisit une richesse jusqu’alors inconnue.

Face à cette situation inespérée, il se trouve que la conscience individuelle, libérale, non collective, permis un partage de cette richesse. Ce partage ne fut pas toujours facile, mais il fut et résista à toutes les tentatives de captation par la force, par la politique.

Ainsi, les occidentaux inventèrent le partage direct, sans intermédiaire de droit divin ou du droit des castes. On appelle cela la démocratie capitaliste libérale.

Chacun pour ce partage dû s’organiser, se regrouper, dialoguer, montrer éventuellement sa force, mais le fait que le partage ait eu lieu est bien à mettre au bénéfice du libéralisme, de la place prioritaire que le libéralisme reconnaît à l’individu.

Or, comme pour la sécurité routière, la pensée commune isole un élément secondaire : les alliances ponctuelles d’équilibre des forces, et tend à faire croire que seul cet élément est à la base du partage.

En gros, les socialistes prétendent que c’est uniquement leur égalitarisme collectiviste, leur capacité à agir en groupe, en peuple, qui serait à l’origine du partage actuel des richesses.

Ce sont des imposteurs.

Car il n’en est rien. La richesse peut émaner d’un groupe ou d’un individu, le partage aussi. Cela est affaire d’équilibre, du poids de chacun pour cet équilibre.

Mais une chose est sûre, pour qu’il y ait partage, il faut d’abord qu’il y ait une chose à partager, ensuite une acceptation par l’autre de sa part légitime.

Ces deux conditions ne peuvent s’appréhender que dans une société libérale où l’individu a, à la fois, la liberté de créer lui-même des richesses et celle d’estimer la part qui lui revient des richesses qui sont créés par d’autres.

Le partage des richesses, de toutes les richesses, matérielles mais aussi morales ou affectives, est un problème strictement personnel, même s’il peut arriver qu’il faille se regrouper pour faire valoir ses droits.

Quoiqu’en disent les imposteurs les fondements du libéralisme, le respect de l’individu et de ce qui le construit — ses biens et sa personne — sont les seuls outils d’un partage juste.

Les imposteurs égalitaristes, lorsqu’ils prennent le pouvoir par la force, finissent, ils l’ont démontré, par ne partager que la misère, mais… toujours par la force.

Bien cordialement. H. Dumas
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