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Georges Kaplan

Georges Kaplan

Georges Kaplan ne s’appelle – de toute évidence – pas vraiment Georges Kaplan puisque Georges Kaplan est un leurre. Né en 1975 dans une grande ville du sud de la France qui fût autrefois prospère grâce à son port, Georges Kaplan a principalement quatre centres d’intérêts dans la vie : sa famille, la musique, les bateaux (à voile) et l’économie. Ceux qui le connaissent considèrent Georges Kaplan comme un « libéral chimiquement pur » qui pense pour l’essentiel s’inscrire dans la tradition de la pensée libérale classique française et celle de l’école autrichienne d’économie. Il gagne honnêtement sa vie sur les marchés financiers et passe le temps en publiant des articles sur son blog http://ordrespontane.blogspot.com/

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Les promesses de Maastricht

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Ce graphique qui retrace l’évolution du spread des taux à 10 ans des États-membres de la zone euro contre le bund allemand résume à lui seul l’histoire de la monnaie unique de janvier 1993 à aujourd’hui.
maastrich

Le traité de Maastricht est rentré en vigueur le 1er novembre 1993 (point 1 sur le graphique). Le 31 décembre 1998 (point 2 sur le graphique), l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Danemark, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne et le Portugal (lignes continues) abandonnent de fait leurs monnaies nationales dont le cours en euro est irrévocablement fixé. Le 1er janvier 2001 (point 3), la Grèce (tirets) rejoint ce premier groupe. La zone euro compte désormais 12 membres. Enfin, le 1er janvier 2008 (point 4), c’est au tour de Chypre et de Malte puis, un an plus tard, de la Slovaquie et enfin de l’Estonie (pointillés) qui rejoint la zone le 1er janvier 2011.

Toute la construction de la zone euro reposait sur une idée simple : en adoptant la monnaie unique, les États signataires renonçaient à la possibilité d’utiliser la création monétaire comme instrument de financement de la dépense publique. Partant, la pérennité de la zone euro impliquait nécessairement que les États-membres s’astreignent à une politique budgétaire rigoureuse ; sans cela, si un ou plusieurs des États concernés profitaient de la garantie implicite que représentait cet embryon d’union politique pour s’endetter plus que de raison, il était évident, dès 1993, que la tentation de quitter la zone pour recouvrer l’usage de la planche à billet serait trop forte – c’était le sens des accord de Maastricht.

Les promesses, on le sait, n’engagent que ceux qui les écoutent. 
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