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Caroline Domanine

Caroline Domanine

Entrepreneur, coach et trader…

…autodidacte et fière de l'être!

Je pense que chacun peut avoir sa chance s'il est prêt à y mettre le prix. Convaincue du pouvoir que nous avons tous sur notre vie, je me lance avec toujours plus d'énergie et de joie vers de nouveaux défis.

Trader par amour pour la liberté, coach par passion du partage, entrepreneur par besoin de créer; je crois que c'est notre comportement qui sera seul maître de nos performances. Parce que nos compétences techniques ne suffiront  pour gagner, développons nos compétences comportementales avec des questions et des outils simples à mettre en place !

Mon Blog : http://psychotrade.fr/


Chaque solution amène de nouveaux problèmes

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La lecture de B. Werber , auteur que j’affectionne depuis des années, m’a fait découvrir les « lois de Murphy » qui, prises à la lettre engendrent un pessimisme-catastrophisme certain ; mais qui peuvent aussi prévaloir d’une certaine nuance dans les choix qui nous semblent être évidents, pour notre plus grand avantage.

« Chaque solution amène de nouveaux problèmes »

Cet adage, certes pas très engageant de prime abord, est pourtant plein de promesses et éveille à la sécurité et à la distance.

Le principe de trading est très proche du principe de l’entrepreneuriat. Chaque trader gère son temps, son process et ses objectifs en parfaite autonomie. Cette autonomie est toutefois un leurre car nous incite à croire que nous maîtrisons tout. Hors, en trading comme ailleurs, nous ne pouvons maîtriser que la partie qui nous incombe. Un entrepreneur va être tributaire de ses clients, des choix de ses concurrents, des lois sur son activité ; un trader est dépendant des marchés, de la fiscalité , de la solidité de sa banque dépositaire (etc…)

Lorsque nous rencontrons un obstacle ou un échec ; nous cherchons évidemment une solution. Le temps d’adaptation à cette « nouvelle donne » est variable et dépends de l’individu, du problème et des possibilités qu’offrent l’environnement.

Quoiqu’il en soit, la solution trouvée change la donne de base et donc les interactions.

Personne ne possédé l’ensemble des informations nécessaires à l’étude globale des conséquences de la solution. Le problème actuel sera donc plus ou moins bien réglé et engendrera d’autres problèmes qui devront à leur tout trouver des solutions … On slalome entre les peaux de bananes !

Voila ce que cette « loi » nous explique. Chaque action crée tout un panel de réactions, certaines bonnes et d’autres moins.

Elle apporte de l’eau à mon moulin de la simplicité :

Plus les solutions que nous apportons sont simples; moins elles ont de chance d’engendrer des catastrophes car leur interactions sont réduites au stricte minimum.

Au fur et à mesure des problèmes que nous rencontrons tous, nous avons tendance à complexifier le process alors qu’il faudrait le simplifier, l’automatiser, le systématiser.

Les freins génèrent plus d’expertise, et on en veut pour notre peine , « Zut ! Je ne me suis donné tout ce mal pour en arriver à travailler avec un process compréhensible par un enfant de 8 ans ! » Cette approche est légitime, et je ne dis pas que l’expertise est inutile, loin de là ! L’expertise permet de simplifier de manière intelligente, par choix rationnel et judicieux, et non parce que nous n’avons pas assez de compétence. Nous avons tendance à faire l’amalgame entre simple et simpliste. La nuance entre ces 2 approches est énorme : l’un est efficace , l’autre ignore comment faire bien simplement.

Simplifier un process limite les variables incontrôlables de manière quasi exponentielle.

En trading, c’est très compliqué de faire simple, et les traders passent généralement par une phase où ils complexifient de plus en plus le système: répondant à un problème par une sophistication supplémentaire, qui engendre d’autres problèmes et qui demande encore de la sophistication etc…

Puis vient le moment du « raz le bol » , où tout un chacun finis par comprendre, de guerre las, que cette usine à gaz tellement complexe est inopérante, que plus on trouve de solutions, plus on a de problèmes.

Cette prise de conscience est un mauvais moment à passer. Quelle injustice ! Toute cette peine, tout ce travail, toute cette expertise pour ça ! Et pourtant, cette phase « peau de banane » n’est pas veine car elle aura ouvert le champ des possibles, aura montré de nouveaux horizons et riche de tout ce travail, tout un chacun est alors apte à créer de la « simplicité efficace ».

La loi de Murphy trouve alors sa propre limite car si « Chaque solution amène de nouveaux problèmes » , chaque problème permet aussi d’épurer notre vision, de faire le ménage et de distinguer l’indispensable de l’utile et du superflu.

Se débarrasser du superflu, assurément, hiérarchiser l’utile pour ne garder à portée de neurones que l’indispensable : voilà une noble quête !
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