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Apple : l'exemple parfait d'une entreprise qui défie les ratios grâce à la vision d'un homme

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Ce n'est pas moi qui le dit... Et c'est parfois presque cruel de revenir en arrière et de pointer sur les plantades totales de tel ou tel analyste !

Mon ami Seb de New York m'a envoyé cette analyse d'Apple d'octobre 2001, avec ce titre d'article paru dans TheStreet.com, et je ne peux m'empêcher de vous la ressortir, ICI.

Morceaux choisis :

"It's safe to say that the business model at Apple is terminally flawed".

"Apple is going into the retail store business to ensure that its products receive enough attention. This move is fraught with problems".

Bon, 9 ans après, le chiffre d'affaires a été multiplié par 5 ou 6, l'action a du faire du x10 au moins, et Apple est la 3ième market cap après Exxon et Microsoft...

Ceci étant, je ne suis pas forcément contre certains des arguments développés par le gars en question, aussi bien concernant le modèle Apple que la stratégie de distribution lancée en 2001.

Le "modèle Apple" reste selon moi très dépendant de la vision très précise d'un homme, Steve Jobs, et sa pérennité est donc incertaine. Apple peut parfaitement rouler pendant 2, 3 ou 4 ans sur sa lancée actuelle, mais les grands virages, les grandes innovations, c'est Steve Jobs. A l'époque, parier sur Apple, c'était parier sur le génie créateur et visionnaire d'un homme. Il a été élu CEO de la décennie, CEO ayant crée le plus de valeur, etc. Il est donc à la fois la chance et le problème d'Apple.

Parfois tyrannique et insupportable, Steve Jobs n'en reste pas moins un visionnaire de génie au charisme incroyable avec un incroyable sens pour imaginer les produits que souhaite le public. En le perdant en 1985 Apple a perdu son âme et son guide...mais l'a retrouvé 12 ans plus tard en 1997...

De plus, en effet, comme je l'ai déjà écrit il y a plusieurs années, le succès des Apple Retail Stores repose sur le succès des produits en eux-mêmes : si Apple devenait moins créatif, avec des produits moins excitants et désirables, les énormes charges fixes du réseau de distribution reviendrait comme un boomerang sur les compte. On en revient donc au point n°1 et au génie produit de Steve Jobs, tant qu'il est là.

Mais, à ce stade, je suis "long" Apple et estime toujours que l'action devrait atteindre 300$ sous 12 mois.

Ceci étant, peut-on miser sur Apple, fermer les yeux et revenir 10 ans après avec la conviction que le "snowball" aura fonctionné et que la société vaudra 2 ou 3 fois plus, comme Warren Buffet aime à la dire : non !

Michel de Guilhermier

Article original

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