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DE GIRO 2

Chroniques d’un entrepreneur candidat à l’expatriation, chapitre 5 : départ imminent.

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Les réflexions d’un entrepreneur futur expatrié

Cher lecteur,


Près de deux mois se sont écoulés depuis mon dernier édito. Le moins que je puisse dire, c’est que mon expatriation avance à grand pas.

Mon départ pour la Roumanie approche, il ne reste plus qu’un mois avant le déménagement ! Je reviens ce matin de Roumanie, où j’ai passé une semaine pour me trouver un logement. Cela m’aura pris à peine une journée et demie. Pas de garanties à donner, à part un mois de loyer d’avance, résiliation sous 30 jours. Bref, c’est simple, rapide, et environ deux fois moins cher que mon ancien lieu de résidence.


Pour résumer, je me suis dégoté un logement grand luxe de 80 m², dans un quartier neuf, à 15 minutes de mon lieu de travail, en moins de deux jours…

Cela serait-il possible en France ? Cela fait quelques années que je n'ai pas pratiqué mais j'ai de sérieux doutes sur la question!

Je reviens de ma semaine en Roumanie avec, encore une fois, un sentiment très particulier. Au vu de la situation économique particulièrement favorable, je fonde de grands espoirs sur mon expatriation. Preuve en est, je trouve actuellement des prospects, sans même avoir besoin de faire de la prospection. Evidemment, un prospect n’est pas un client ! Mais j’ai tout de même hâte de voir où cela me mènera !


Sommes nous paralysés par la peur?

Plus le temps passe et me rapproche du départ, plus je parle de mon projet autour de moi. Les retours de mon entourage éloigné (mon entourage proche, lui, a compris pourquoi je pars) sont pour le moins affligeants… Oui, il est possible de vivre dans un pays où la Sécu n’existe pas. Oui, des gens choisissent (ou non) de cotiser à un système de retraite volontaire. Oui, les magasins sont ouverts le dimanche et cela arrange tout le monde. Non, le peuple ne trouve pas obligatoire de ne pas travailler le dimanche, malgré 40 ans de communisme. Non, la mafia n’est pas présente partout et les Roumains ne sont pas tous des voleurs… Oui, il est possible de vivre sans tous les filets tissés par notre Etat providence !

J'ai la sensation que les Français subissent une forme d'aliénation, enfermés qu'ils sont dans leur certitude que le monde entier tourne comme chez eux. J’ai la sensation que notre nation a perdu tout sens du risque. Le moindre risque nous fait peur, et nous demandons à notre Etat de nous protéger, au lieu d'assumer.

J’ai aussi eu une surprise en me rendant compte que les Roumains ne comprennent pas plus ma venue dans leur pays que les Français ne comprennent mon départ. Evidemment, eux, veulent tous travailler en Europe de l’Ouest ! Cette belle Europe, libre, démocrate, où ils pourront être heureux… Les pauvres, s’ils savaient ce qu’est devenue notre société, ils resteraient chez eux !

Espérons simplement que je ne me fasse pas trop d’illusions sur mon futur pays d’accueil…


Bref, tous les feux sont au vert et je terminerai ce billet comme les autres:


VIVEMENT LE DEPART !


Jean-Noël







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