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Henri Dumas

Henri Dumas

Libéral convaincu,  je tire des expériences de ma vie une philosophie et des propositions.
Le tout sans prétention de vérité.
Mon blog : www.temoignagefiscal.com

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Vrai argent et fausse monnaie

Audience de l'article : 1283 lectures
Nombre de commentaires : 3 réactions
Les banquiers sont au moins vilipendés, plus souvent copieusement insultés. Qu’ont-ils fait pour mériter un tel déluge de mauvais sentiments à leur égard ?

Ils prêtent de l’argent contre rémunération.

Certains pensent sans doute qu’ils devraient le prêter gratuitement, voire le donner. D’autres qu’ils devraient certes le prêter, mais pour rien ou peu de chose et exclusivement à eux qui sont raisonnables, surtout pas à n’importe qui, c’est-à-dire pas aux autres. Car, ce sont bien sûr les autres qui empruntent inconsidérément, foutant ainsi le bordel.

Bien peu ont conscience que ce sont eux l’emprunteur principal, ou du moins la collectivité dont ils dépendent, laquelle emprunte, en leur nom, pour les inonder de cadeaux démagogiques.

Et pourtant, ne donnent-ils pas systématiquement leurs voix à celui qui leur promet le plus de cadeaux ? A celui qui empruntera encore et encore pour leur faire les cadeaux promis ?

On ne voit pas très bien où est la responsabilité du banquier dans tout ça.

Il n’empêche, le banquier est haï.

En réalité, à travers cette haine, c’est la douleur du remboursement qui s’exprime. Je confirme que rembourser un crédit est très douloureux, particulièrement lorsque l’usage qui a été fait du capital n’a pas apporté les résultats escomptés et, il faut bien le dire, c’est le plus souvent le cas.

C’est pour cela que le préteur est toujours haï, au point que de nombreuses religions ont carrément interdit l’usage du crédit. Banquiers et emprunteurs sont exquis au moment de conclure l’accord de prêt, tout en salamalecs, puis ils s’ignorent au moment du remboursement et deviennent carrément des hyènes se déchirant mutuellement en cas de défaut.

Mais au fait,

Ce banquier, qu’a-t-il à réclamer son argent ? Faisons bref, qu’il nous lâche, la monnaie nous allons la fabriquer nous-même.

Oui mais… la monnaie et l’argent ne sont pas la même chose, contrairement à l’idée répandue volontairement ou involontairement. Enfin, du moins dans le vocabulaire ordinaire, dans l’esprit des gens ordinaires, comme moi.

Pour eux et pour moi, l’argent c’est ce que nous touchons en échange de notre travail, la monnaie c’est la valeur garantie de cet argent. A partir de ces définitions voici les questions que je me pose, que peut-être vous vous posez aussi.

L’argent

Qui peut savoir s’il y en a trop ou pas assez ? On comprend bien sa nécessité, mais qui établit exactement le volume de transactions en cours et, de fait, le montant total d’argent qui est nécessaire pour les couvrir ?

La chose était aisée lorsque l’argent était lui-même un bien tel que l’or, son volume était connu, il fallait faire avec. Ce n’est plus le cas.

Je suppose que quelqu’un fait des calculs ésotériques et sait, ou croit savoir, le volume d’argent dont le monde a besoin à l’instant T, qu’immédiatement des petites mains fabriquent ce qu’il faut ou détruisent ce qu’il ne faut pas. A moins que, plus prosaïquement, tout le monde s’en foute….

La monnaie

Ce serait le truc qui ferait que l’argent a une vraie valeur, qu’une fois qu’on l’a gagné, il est là, solide, indestructible, garant de nos efforts, récompense de notre travail ou de nos prises de risque.

C’est là que tout se complique, puisque la valeur dépend directement du volume.

Les banquiers disent : les garants de la monnaie, donc de la valeur de votre argent, c’est nous. Oui mais, ils font de la fausse monnaie tous les jours en prêtant de l’argent qu’ils n’ont pas, qui n’existe pas, grâce au système qui leur permet de n’avoir en dépôt que 10% des sommes qu’ils prêtent. Et je ne parle pas des titrisations que, par dessus le marché, ils revendent. Leur cupidité est insatiable.

Les Etats disent : les garants de la monnaie ce ne peut-être que nous, pour la bonne et unique raison que nous sommes au dessus de tout soupçon, puisque nous sommes l’Etat. Et puis, nous c’est vous. Oui mais, ils n’arrêtent pas d’imprimer, ici ou ailleurs, de faux billets pour rembourser les crédits qu’ils ne peuvent pas assumer.

En réalité, notre argent n’est pas garanti, son volume n’est pas maîtrisé, la monnaie c’est du pipeau. Voilà un constat bien inquiétant.

Qu’importe qu’un Etat plante ses banquiers ou fasse de la fausse monnaie, le résultat est le même, notre argent n’est plus garanti.

Qu’importe qu’un banquier soit aimé ou haï, si ses clients, vous ou d’autres, ne remboursent pas leurs crédits, il fait faillite et notre argent n’est plus garanti.

Finalement, la seule solution pour garantir la valeur de l’argent serait primaire, ce serait l’interdiction du crédit. Pas besoin d’être grand clerc pour voir tout de suite le sacré bond en arrière que cela produirait. Donc, ce n’est pas possible.

Il est préférable d’admettre que l’argent, qui nous sert de mesure économique, est instable et ne peut pas servir de garantie sur le long terme.

Quant à savoir si ce sont les banquiers ou les Etats qui sont les mieux placés pour essayer de fixer la valeur de l’argent, d’avoir une monnaie stable, un volume maîtrisé, je penche quand même pour les banquiers.

Qu’au moins leur cupidité serve à quelque chose en les amenant à prendre les mesures nécessaires pour que leur argent, donc aussi le nôtre, ne se volatilise pas en fausse monnaie. Evidemment, pour cela, il ne faut pas que les Etats les entrainent à la faillite en ne leur remboursant pas, avec notre accord, les emprunts qu’ils ont faits en notre nom sans nous le dire vraiment.

Je n’irai pas jusqu’à vous conseiller d’aimer vos banquiers, mais prenez garde à ce qu’une haine irraisonnée ne vous entraine dans une situation pire que celle que nous vivons.

Bien cordialement. H. Dumas
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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire hftrade lundi, 27 octobre 2014 10:50 Posté par hftrade

    peines de prison alourdies pour les esclaves du RSI qui decicederaient de quitter la secu


    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/10/24/des-sanctions-penales-renforcees-contre-la-desaffiliation-a-la-securite-sociale_4511695_823448.html

  • Lien vers le commentaire Manoit samedi, 25 octobre 2014 19:11 Posté par Manoit17

    Mais quel était donc le sujet de cette loi et des traités europeens?


    L'interdiction faite à la banque centrale de préter de l'argent à l'état! 


    L'état doit passer par les banques commerciales...avec les intérêts composés qui vont avec!


    Si une enfant de 12 ans nous l'explique si pédagogiquement, les adultes que nous sommes ne doivent pas douter de la vérité absolue qui en découle : un pillage organisé légal au profit des banquiers, même si bien entendu les intérêts rémunèrent AUSSI les créanciers privés que sont les caisses de retraite, assurances, les particuliers (à qui l'on reprend aussitot par l'impôt), etc.


    Le système a été (presque) mondialisé sous des prétextes fumeux.


    Fais moi confiaaaannnce, Tssss....

  • Lien vers le commentaire Manoit samedi, 25 octobre 2014 18:55 Posté par Manoit17

    Henri,


    Je ne manque pas un de vos articles, par "solidarité" contre cet état répressif et spoliateur. Pas toujours d'accord, mais toujours en harmonie avec ce qui vous anime : la déséspérance de votre démarche vouée à l'échec, mais si "honorable".


    Mais là vous tombez dans le piège, je ne vous en veux pas, même en fac d'éco rien n'est fait pour que les gens s'interrogent et remettent en cause ce q'une poignée de super nantis américains ont commis en 1913. Le hold up absolu, le rêve de toutes les maffias : se faire payer des intérêts sur du "vent" par toutes les populations par la création de la FED, avec le mot "vaseline" federal".


    La loi Pompidou/ Giscard d'Estaing de 1973, confirmée au niveau européen par Maastricht 1992 (article 104), et le traité félon anti-démocratique de Lisbonne (article 123). Pour mémoire qui était Pompidou? Non je ne parle pas de sa culture, de l'homme public, de la rue d'Ulm mais de ses accointances : ancien dirigeant de la banque Rotchild. La banque Rotchild qui est justement l'une des 5 banques composant la FED...membre fondateur s'il vous plait!


     


    Quand au sieur Giscard D'Estaing....


    La haute finance oeuvre depuis toujours pour ses intérêts propres. A des années lumières plus spoliatrice que le Bercy qui vous occupe habittuellement et qui vous le comprendrez dans la vidéo suivante est en fait à son service. Votre véritable ennemi, le renard qui vous a pillé, vous lui confiez les cles du poulailler, sous prétexte qu'il a pignon sur rue. MDR, Henri, MDR!


    Errare humanum est, perseverare diabolicum


    https://www.youtube.com/watch?v=Wkv9ZYfk7fs&list=PLD487F49FC4458D5D


    si les propos d'une enfant de 12 ans ne vous suffisent pas


    https://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs