Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

Charles-Sannat

promospeciale

Scandale Volkswagen : les eurodéputés demandent des comptes à la Commission européenne

Audience de l'article : 1207 lectures
Nombre de commentaires : 0 réactions
La Commission européenne ne sert pas les intérêts des peuples. L’Europe a été organisée pour permettre les petits arrangements entre amis, loin du regard des souverainetés populaires.

L’Europe fonctionne de telle sorte qu’elle permet de contourner les démocraties nationales au plus grand profit du totalitarisme marchand et pour les grandes multinationales.

L’Europe c’est notre impuissance politique et la négation des peuples.

L’idée de l’Europe pour ne plus se faire la guerre est très belle… mais ce n’est pas l’Europe actuelle. Il ne faut pas confondre rêve et réalité. La réalité européenne est un cauchemar démocratique.

On s’agite comme d’habitude pour faire oeuvre « d’exutoire », mais il ne se passera rien et rien ne changera, car aucun des acteurs de la farce européenne ne veut changer quoi que ce soit. La soupe aux choux de Bruxelles est bien trop savoureuse.

Charles SANNAT

Europe koSTRASBOURG, 6 octobre (Xinhua) — Les eurodéputés, réunis à Strasbourg, ont demandé à la Commission européenne (CE) de faire toute la lumière dans l’affaire du scandale Volkswagen, lors d’un long et vif débat mardi en session plénière centré sur la question de savoir si la Commission était au courant des pratiques frauduleuses du constructeur automobile allemand.

Alors que Volkswagen (VW), accusé par les Etats-Unis d’avoir truqué les moteurs de 11 millions de véhicules pour réussir les contrôles anti-pollution, est dans la tourmente, la commissaire européenne au Marché intérieur et à l’Industrie Elzbieta Bienkowska a été appelée, sur la base d’une question parlementaire, à se prononcer devant l’hémicycle.

La fonctionnaire européenne s’est efforcée, sans réel succès, de rassurer les parlementaires de tous bords politiques, inquiets des conséquences du scandale VW pour la crédibilité et la santé de l’industrie européenne, mais aussi très critiques quant à l’attitude de la CE dans cette affaire.

« La Commission devrait reconnaître qu’elle, comme le gouvernement allemand, se sont vus informer que les tests anti-pollution n’étaient pas efficaces », a déclaré la représentante du groupe des Verts, l’Allemande Rebecca Harms avant de rappeler qu' »Angela Merkel avait été qualifiée sans relâche de Chancelière de l’automobile ».

De nombreuses voix se sont élevées pendant le débat pour réclamer de la Commission qu’elle déclare si « oui ou non, elle était au courant des tricheries » et « pourquoi, malgré plusieurs rapports sur les tests anti-pollution, elle n’avait pas diligenté d’enquête ».

« L’Union européenne (UE) a trop longtemps fermé les yeux. Le scandale VW révèle au grand jour combien le système est obsolète. La Commission envisage-t-elle enfin la création d’une agence de contrôle indépendante en la matière? », a vitupéré la rapporteure au sein de la commission des Transports du Parlement européen (PE), Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

L’eurodéputée avait déjà dénoncé, au lendemain du scandale, la « sortie de route des lobbyistes VW » et rappelé qu’elle avait à plusieurs reprises interpelé la CE sur le sujet. La CE avait alors jugé « prématurées » des « mesures de surveillance immédiates » en Europe et estimé ne pas avoir de pouvoir de sanction, s’en remettant aux Etats membres.

De là à conclure que « l’UE et le gouvernement allemand étaient au courant », il n’y a qu’un pas que n’hésite pas à franchir l’eurodéputé grec communiste Sotirios Zarianopoulos pour qui cette affaire « révèle un système mis en place au service des monopoles ».

Sans être aussi virulents, de nombreux parlementaires se sont eux aussi montrés très sévères à l’égard de la CE et ont demandé ouvertement si le scandale VW n’était pas la face cachée de l’iceberg. « Comment pouvez-vous savoir, Madame la commissaire, si VW est un cas isolé comme vous l’affirmez? », s’est ainsi insurgé l’écologiste Pascal Durand.

« Vous devez lutter contre les conflits d’intérêts et défendre les Européens. Une des premières actions à mener est la création d’une autorité indépendante européenne en matière de tests anti-pollution. Il en va de la santé de 500 millions de consommateurs », a encore asséné l’eurodéputé français.

Ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « Diesel Gate » met indéniablement en lumière les limites des contrôles anti-pollution chez les constructeurs européens et revêt désormais une dimension politique interne à l’UE.

Alors que la chancelière Merkel est attendue mercredi au PE à Strasbourg, plusieurs eurodéputés ont vertement critiqué une Allemagne « donneuse de leçons ».

A la fin du débat, la commissaire Bienkowska a été invitée par le président de séance à répondre clairement aux interrogations formulées par les parlementaires pendant le débat et à « ne pas se contenter de lire simplement un texte écrit ».

En vue de la résolution que les groupes politiques du PE vont préparer, elle s’est engagée à leur transmettre des réponses complètes et à les tenir informés. La résolution sera votée lors de la session plénière du 26 au 29 octobre à Strasbourg.
Poster un commentaire