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Gilles Janssen

Gilles Janssen

Amoureux de la vie et passionné par la finance, ma conception de la vie est qu’elle ne se vit pleinement qu’à condition d’être libre, càd libre de nos schémas mentaux et donc également des attentes diverses, internes et externes, qui pèsent sur nous. Est-ce réellement atteignable ? Aucune certitude… mais s’en rapprocher me passionne.

Pour les attentes internes, chacun sa m***** et doit créer sa propre voie. Pour les attentes externes, je ne vois que trois façon d’y arriver : L’acceptation totale de sa condition, se retirer loin de tout (idéalement en groupe qui partage ta vision) ou l’indépendance financière. Je me suis lancé dans cette troisième option.

Plus pratiquement, j’ai 15 années d’expérience dans la finance et quelques expériences d’entreprenariat, dans l’immobilier principalement mais également une en e-commerce.

Chacun doit construire sa vérité, que ce soit en ce qui concerne la gestion de son patrimoine ou dans la vie en général, et j’espère que mes réflexions vous permettront d’enrichir les vôtres.

« L’expérience compte plus que le résultat… …qui de toute façon nous dépasse et ne nous appartient pas »









 

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Banque centrale recrute d’urgence illusionnistes (h/f) – CDI – Temps plein

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Comme j’en ai parlé ici, il semble que la stratégie de la FED soit d’y aller « coûte que coûte » et d’imprimer beaucoup plus rapidement que ce à quoi je m’attendais. Pour donner un ordre d’idée de la hauteur des montants en jeu, je vous invite à consulter cette infographie :

https://www.visualcapitalist.com/the-feds-balance-sheet-the-other-exponential-curve/

Comme vous le voyez, les projections faites par Bank of America prévoient un doublement de la masse monétaire en un an. Intéressons-nous aux conséquences de cela :

-            L’objectif premier est de financer le déficit du trésor US et d’empêcher la chute des marchés actions US en jouant sur la confiance ou plutôt l’illusion de confiance. Le SP500 doit valoir 3, 4 ou 5000 ? imprimons ce qu’il faut pour qu’il y soit. Il est évident qu’aucune valeur n’est créée par l’impression monétaire, mais cela donne l’illusion. 

-            Cela empêche d’USD de s’apprécier comme il le devrait et aux autres monnaies de s’effondrer dans une course à l’USD. L’indépendance des banques centrales est vraiment un concept dépassé. Pour bien comprendre ce qu’il se passe sur les monnaies, il suffit de s’imaginer des pierres qui tomberaient du toit d’un immeuble. Lorsqu’elles se regardent entre elles, aucune n’a l’impression de tomber réellement, tout au plus de légères variations relatives. Ne se voyant pas tomber, elles ont l’impression que ce sont les choses autour qui montent (immobilier, or, actions,…) alors qu’il n’y a pourtant pas de croissance. C’est d’ailleurs sur l’or que les illusionnistes des banques centrales doivent le plus œuvrer en le shortant massivement car c’est la porte de sortie du système financier. Il est impossible de définir combien de temps la magie peut opérer mais ceux qui ont un horizon d’investissement très long savent que le marché finira par retrouver sa raison tôt ou tard. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les banques centrales russes, chinoises mais également européennes ont pris conscience de l’intérêt d’avoir et de contrôler leurs stocks d’or.

-            Les ratios et indicateurs se basant sur le dollar ne devront plus être lus en comparaison historique. Il conviendra de les ajuster à hauteur de la création monétaire.

-           Le retour de l’(hyper)inflation. Sur ce point, mon hypothèse centrale est que la création monétaire est pilotée dans le temps de façon à contrebalancer les pressions déflationnistes dues aux gains de productivité et, plus récemment à la chute des prix du pétrole. En conséquence, le risque d’inflation me semble faible, surtout tant que la demande de biens et de services est en chute libre et que le pétrole est à la cave.

En d’autres termes, l’impression monétaire permet à des acteurs économiques qui devraient faire faillite de rester en vie, mais n’augmentera pas le niveau global des prix. Cela ne veut néanmoins pas dire qu’il ne peut pas y avoir des poches d’inflation comme on en a connu ces 10 dernières années sur l’immobilier, les obligations et les actions.

En revanche, nous ne sommes pas à l’abri d’une rupture de confiance dans le système qui entraînerait alors une hyperinflation. Sur ce point, l’EUR est évidemment bien plus exposé que l’USD et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la relance se fait plutôt par de la dette d’état en zone euro alors que les USA le font principalement via l’impression monétaire. Ici aussi, cela donne l'illusion que l'EUR reste à flot pour le moment. Ceci étant, il semble clair que les dettes de certains pays devront tôt ou tard être rachetées par des organismes comme le MES ou les banques centrales nationales. Il sera intéressant de surveiller ce qui se passera. J’ai arrêté d’essayer d’anticiper vu que les règles de gouvernance sautent les unes après les autres…

En parlant de cela, il est intéressant de noter que les anglais ne se sont pas pris la tête et permettent dorénavant à la BOE de financier directement les dépenses publiques :

https://www.marketwatch.com/story/uk-treasury-to-use-bank-of-england-for-financing-2020-04-09

Pour autant que la démocratie anglaise soit efficace (contrôle des dépenses,…), cela pourrait faciliter grandement leur sortie de crise en allouant directement l'argent là où il doit aller plutôt que de gonfler des bulles d’actifs qui n'enrichissent que les plus riches.

Conclusion: Le mode de gestion "bon père de famille" est devenu d'être trader intraday...
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