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La bourse casino

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Si la bourse n’est rien qu’un vaste casino, peut-on le déjouer ?

 

La bourse est-elle un vaste casino ? La réponse va vous étonner mais la réponse est oui. De façon simpliste il y ceux qui gagnent, ceux qui perdent, et une vaste redistribution des richesses entre acteurs.

 

Pour aller plus loin, distinguons ces acteurs.

 

Il y a d’abord les « organisateurs » du jeu : ceux là définissent les règles et donnent accès au jeu. Vous comprenez qu’il y a notamment les courtiers (je ne m’étendrai pas sur les autres), métier sans risque qui permet de gagner à tous les coups. Pas besoin d’être intelligent pour être courtier. C’est le rôle du croupier au casino qui statistiquement est sûr d’être gagnant à long terme.

 

Il y a ensuite les « voleurs », soit les voleurs escrocs, soit les voleurs autorisés. Les premiers commettent des délits d’initiés par exemple. On les assimilera à ceux qui trichent à la roulette par exemple : seule solution pour être sûr d’être gagnant statistiquement. Et certains se targuent d’en être les champions et en font même des méthodes (j’ai vu des reportages sur la question). Il suffit de tricher sur sa mise par exemple.

 

Les seconds peuvent être des analystes financiers qui donnent des recommandations d’achat sur une valeur alors que leur copain trader, après une belle plus value, veut se débarrasser de ses titres. C’est un grand classique sur la bourse et il existe comme ça des rotations sectorielles faites par les analystes pour faire des effets de mode et berner un maximum de gogos. Bien sûr, pour se défendre les grandes institutions parlent de « chinese wall » mais croyez-vous que l’on peut empêcher les gens de parler entre eux ? Il y a aussi ceux qui sont honnêtes, il faut le reconnaître, et qui se débattent tant bien que mal pour que leur recommandation se soit pas parfois trop décalée par rapport à l’évolution des titres qu’ils suivent. Exemple : l’opinion des analystes sur les valeurs techno pendant la période 1999-2001 (bulle spéculative suivie d’un krach) qui ont été régulièrement à la traîne.  Parmi les voleurs autorisés, il y a aussi ceux qui font de la marge sur leurs clients. Autre grand classique en bourse. Ainsi on vous dit que votre ordre a été exécuté à tel prix alors qu’en réalité le trader a agi autrement et il se met la différence dans la poche. Tout simple.

 

Vous n’êtes ni courtier ni voleur, alors comment gagner en bourse ?

Tout simplement en ayant un plan de trading. Facile à dire alors qu’il est communément admis que les marchés suivent une marche aléatoire et que certains ont eu le prix nobel pour en tirer certaines conclusions. Est-ce réellement possible alors que j’ai entendu dire par des professionnels que s’il y avait une méthode qui gagnait en bourse, ça se saurait…Bien prétentieux.

 

Cela a été néanmoins mon pari quand je me suis mis à la recherche d’une méthode personnelle après bien des déboires. Il faut dire que je suis bien têtu et ne me décourage nullement. Comment une méthode pourrait-elle être statistiquement gagnante dans ce contexte ? Tout simplement si on arrive à déceler des configurations de marché particulières qui, se répétant,  prouveraient que l’on peut en tirer parti de façon statistique. Il faut pour cela construire sa méthode à partir d’un panel de valeurs et faire des tests sur un échantillon beaucoup plus large (des milliers de valeurs de préférence). C’est exactement ce que j’ai fait. Après m’être renseigné sur la bourse, j’ai vu qu’il y avait deux écoles : les partisans de l’analyse fondamentale et les partisans de l’analyse technique. J’ai opté pour la deuxième essentiellement parce que je me suis dis qu’avec seulement des bases d’historiques de cotations, elle serait plus simple à tester. J’ai commencé à regarder des centaines de graphes à partir d’un logiciel de visualisation de graphes. J’ai balayé ainsi pas mal d’indicateurs avec différents supports et différentes échelles de temps. Plutôt fastidieux mais nécessaire. C’est seulement lorsque j’ai eu l’intuition que des configurations se répétaient de façon étonnante que j’ai pensé qu’il fallait les programmer et les tester. Là aussi, facile à dire et j’en parle avec expérience puisqu’il m’a fallu des années pour programmer de façon la plus fidèle possible ce que voyait l’œil humain.

 

Alors quelle conclusion me direz-vous ? Je prouve par ma méthode que la bourse n’est pas complètement aléatoire et qu’il y a moyen de tirer profit de certaines situations. Je n’ai pas la prétention d’avoir trouvé les seules configurations exploitables, mais au moins en ai-je trouvé et je le prouve avec mes résultats de tests sur des milliers de supports et plus de 10 ans.

 

Comment cela peut-il marcher ? Je pense que c’est le résultat avant tout de la psychologie humaine : phénomènes croisés d’avidité et de peur des agents. Et je ne vois pas de raisons que la nature humaine évolue. Ainsi ai-je la prétention d’avoir trouvé une méthode robuste.

 

Quid du parallèle avec le casino ? Là aussi, j’ai l’expérience de ce que je raconte. Avant la bourse, je me suis intéressé au casino. Heureusement pour moi, il y a ceux qui ont du vécu et racontent leur histoire. C’est ainsi que j’ai su qu’il y avait moyen de gagner au black jack tout simplement en comptant les cartes. Pour en être sûr je l’ai moi-même expérimenté et réalisé que c’était en effet gagnant (le tout est de ne pas se faire repérer car sinon le jeu s’arrête). 

 

Ainsi, en bourse comme au casino, il y a moyen de gagner sans être professionnel à condition d’avoir élaboré une stratégie testée et re-testée.  

 

Remi De La Fayolle

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