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Thibault Doidy de Kerguelen

Thibault Doidy de Kerguelen

Je suis président de la Compagnie Financière et Patrimoniale de Normandie. Vous pouvez me suivre sur mon site http://maviemonargent.info/

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Réparer son automobile avec des pièces d'occasion

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Le réseau Caréco dépoussière le métier de «casseur automobile» et propose des espaces de ventes de pièces détachées de réemploi qui permettent de réparer son véhicule à moindre coût.

Nous sommes loin du cliché. Pas de terrain vague, ni de carcasses de voitures empilées les unes sur les autres. Derrière le grand bâtiment dont la devanture rappelle celle d'un magasin, le vaste espace où s'alignent les véhicules en attente de démontage ressemble davantage au parking d'une grande surface qu'à une casse automobile. Situé en pleine zone industrielle dans la banlieue de Dunkerque, le site Caréco Cap Nord, avec son comptoir de ventes de pièces détachées d'occasion et son atelier de réparation, se veut la vitrine d'une activité en plein renouveau. Phares, ailes, capots, gentes, alternateurs ou encore moteurs complets, tout est ici étiqueté, photographié, répertorié… et surtout vendu environ un tiers du prix du neuf. Chaque pièce d'occasion proposée à la vente affiche son pedigree complet grâce à un système qui permet de visionner jusqu'au véhicule exact sur lequel elle a été prélevée. «Nous avons mis en place beaucoup d'innovations inspirées de ce que nous avons vu chez nos homologues étrangers, suédois, allemand, ou encore canadien, très en pointe sur le réemploi (NDLR: occasion remis à neuf) des pièces automobiles», explique François Meesemaecker, directeur du site.

L'enseigne développe aussi des magasins en pleine zone commerciale. Ici celui de Vendeville au sud de Lille.
L'objectif est de séduire les particuliers qui peuvent ici trouver «une véritable solution pour les véhicules qui ne bénéficient plus de la garantie constructeur. Pourquoi mettre systématiquement des pièces neuves sur un véhicule qui ne l'est plus», interroge Jean-Pierre Labonne. Le directeur de la coopérative, qui vient de fêter ses dix ans et a réalisé 200 millions de chiffre d'affaires l'an dernier, cite nombre d'exemples de véhicules trop chers à réparer, et qui roulent parfaitement aujourd'hui grâce à des pièces issues d'autres véhicules.
Mais face à la Suède notamment, où l'utilisation de pièces de réemploi est obligatoire pour les réparations, la France est encore à la traîne. Depuis 2009 pourtant, un arrêté autorise dans l'Hexagone la réparation avec des pièces d'occasion quand le montant de la réparation est supérieur à celle du véhicule. «Un particulier peut aujourd'hui exiger de son garagiste qu'il installe des pièces de réemploi», affirme le directeur de Caréco. Une grosse partie de la clientèle du réseau est d'ailleurs aujourd'hui composée de professionnels.

«Nous pâtissons d'une mauvaise image. Il y a un a priori sur les casseurs et les pièces d'occasion maquillées», regrette Jean-Pierre Labonne qui explique que toutes les pièces mises en vente dans son réseau sont contrôlées, et qu'il s'agit la plupart du temps de pièces de la marque du constructeur. Les stocks sont aussi très régulièrement renouvelés puisque les pièces ne sont plus proposées à la vente six mois après leur prélèvement sur un véhicule.

Le site Caréco de Dunkerque propose à ses clients de monter directement les pièces sur leur véhicule.
Et pour preuve de sa fiabilité, le réseau Caréco propose une garantie d'un an sur tous ses produits, pièces et main d'œuvre, «comme pour des articles neufs», ajoute son président Didier Richaud. Cela signifie que toute pièce qui cesserait de fonctionner dans un délai d'un an est remplacée ou remboursée si Caréco ne parvient pas à en trouver une nouvelle. «Ce qui est assez rare», assure Jean-Pierre Labonne car chacun des 78 membres de la coopérative peut consulter une base informatique où est recensée l'ensemble des pièces détachées disponibles sur tous les sites de réseau. Caréco commence également à informatiser les stocks non encore démontés: «Il est ainsi possible de savoir qu'une aile avant gauche de tel ou tel modèle est récupérable». A condition d'attendre un jour ou deux la livraison du transporteur, il est donc assez facile de se procurer une pièce surtout si le client possède une voiture d'une marque française ou Volkswagen âgée de plus de quatre ans. Enfin, lorsque la récupération n'est pas possible - les disques de freinage notamment ne peuvent être réutilisés par sécurité -, Caréco propose en complément des pièces neuves, ainsi qu'une gamme de produits comme des batteries ou des balais essuie-glace développés en marque propre sous le nom «Clarq».

Thibault Doidy de Kerguelen‘s insight:

De la paupérisation…
Les pays dynamiques et en développement se vantent d’être les plus gros consommateurs de voitures du segment « haut de gamme », nous, en France, on croit revivre la belle époque de l’occupation, lorsque les actualités cinématographiques vantaient « la p’tite reine » et les vélos taxis (qui sont réapparus à Paris), la « récup » (comme dans cet article), le « système D » et l’ersatz de café (comme nous avons pu lire récemment pour le cacao…).
Je serais de mauvaise foi, je dirais que depuis que les Chinois ont découvert le capitalisme, ils roulent en AUDI et que depuis que la France s’est mise au socialisme, elle roule à bicyclette… Mais ce serait exagéré, n’est ce pas?


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