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Helios

Helios

Tous les commentaires de ce membre (137 publications)
Une baisse de -30% c'est une hausse de 30% (on va dire que je cherche la petite bète).
Il me semble que pour évaluer la progression des dépenses de santé il est insuffisant de les exprimer en euros constants. Il est beaucoup plus significatif de les exprimer en pourcentage du PIB.
D'autre part l'explosion des coûts semble bien se produire, parfoir même en pire, dans des pays où le système de santé est très différent, comme les Etats-Unis.
Il y a donc, à coté des défauts du système français, probablement d'autres causes. Peut-être un phénomène de bulle (comme dans l'éducation) ?

Quant au problème de l'éloignement des centres de soins il est bien évident qu'il existera toujours des malades qui décèderont en cours de transport vers les hopitaux. Et l'éparpillement des hopitaux, même en cas de budget illimité, pose un autre problème: plus il est grand et moins les praticiens auront l'occasion d'exercer leurs talents, leur expérience sera moins grande, donc ils seront moins bons.


Dans un monde en voie de déstructuration rapide, l'histoire montre que ce ne sont pas ceux qui ont de l'or qui s'en sortent, mais ceux qui ont les moyens de l'extorquer aux autres. Alors, au delà de savoir ce que l'on doit stocker, de l'or ou quoique ce soit, reste le problème de le conserver.

Je ne pense pas qu'il y ait de si grandes différences entre le Brésil et la France.
Dans ce livre : "L'Oligarchie des Incapables" de Sophie Coignard et Romain Gubert on montre la véritable osmose entre le monde politique et la haute fonction publique d'une part, et la finance et les multinationales d'autre part. Tout ce petit monde vivant à part, avec une idée lointaine de ce que vit 99% de la population.

C'est tout à fait contradictoire avec l'idée répandue qu'il y aurait l'état d'un coté et les entreprises et le monde économique de l'autre. Ce qui semble plus vrai c'est qu'il a d'un coté l'état et la finance mondialisée d'un coté, et les petits artisans de l'économie de l'autre.
Très difficile d'estimer le coût du démantèlement des centrales nucléaires. Quel est le prix de la surveillance des sites de stockage de déchets pour les 10 prochains millénaires ?

Vos chiffres sont bizarres, car il est facile de se procurer l'historique du point d'indice de la fonction publique ainsi que de l'inflation. On constate alors que le sommet de la valeur du point d'indice c'est en 2004, et que depuis il a perdu 22% en monnaie constante. Cela signifie tout simplement qu'un fonctionnaire en 2012 gagne 22% de moins que son collègue de 1984, à emploi et ancienneté égaux.
Cela doit d'ailleurs se voir dans la comparaison entre retraités et actifs. Car les retraites sont revalorisées elles selon l'inflation. On devrait donc voir des retraités gagner bien plus que des actifs à emploi équivalent au moment du départ à la retraite.
Cette baisse est particulièrement sensible dans l'enseignement supérieur, comme l'indique ce site
http://nicolas.tentillier.free.fr/Salaires/index.html
On voit que le salaire d'un maitre de conférences débutant passe de 2,4 smics en 1984 à 1,6 maintenant.


Il y a tout un tas de façons de voir le problème.
Il n'y a pas que les états et les "traders". Il y a aussi les banques centrales, qui sont l'émanation d'on ne sait quoi. N'auraient-elles rien à voir dans l'explosion des prix des matières agricoles ?

Quant aux états, il faut avant tout mettre en cause ceux des pays victimes de ces augmentations, qui n'ont rien fait pour mettre à l'abri leur population, en organisant la production nationale et des stocks, en ne mettant pas la subsistance de leur citoyens à la merci d'évènements extérieurs incontrolables. N'est-ce pas un des buts de l'état ?
 
Quant à l'inefficacité de la "gestion collective" qui serait due à l'insuffisance des rémunérations des dirigeants, ça me laisse perplexe. Cela est significatif d'un mode de pensée qui donne à l'argent un rôle exorbitant, qui tout simplement contraire à ce qu'enseigne l'histoire. On a trop tendance à penser que notre époque est différente des autres. Je pense que c'est faux. Toujours c'est le politique qui a fixé les règles du jeu, et qui a fixé aussi dans la pratique (même si c'est contraire à la théorie) les droits de propriété, même si on ne s'en rend pas compte dans les périodes de prospérité. Et c'est un pouvoir bien plus grand que toutes les fortunes.

Ce qui est drôle dans cet article c'est qu'on a l'impression en le lisant que les "règles du jeu" sont immuables et inattaquables. Alors que l'histoire nous montre précisément le contraire.
Une situation ne dure que parce qu'elle arrange une partie de la population qui parvient à dominer le reste. Si cette domination ne peut plus s'exercer (par la force, la mainmise sur les médias), des solutions alternatives s'imposent d'elles même. Et le changement peut être violent.
En ce qui concerne les rapports avec la Chine, on peut imaginer par exemple une fermeture des frontières. Les Chinois en Grèce du commentaire précédent peuvent par exemple voir venir des "aubedoriens". Je ne dis pas pourtant que ces conditions alternatives apporteront le bonheur, je n'en sais rien.


Vos exemples, même s'ils sont réels, sont très loin de représenter ce qui se passe vraiment. Pour avoir une idée plus juste il faut lire le livre "L'Oligarchie des Incapables" de Sophie Coignard et Romain Gubert.
 http://www.youtube.com/watch?v=JBUjaNxPdVo
Hallucinant.
La route est un espace de terreur, sans doute. Mais le piéton (parisien) a aussi cette impression (et peut-être le cycliste aussi). Et ce n'est pas à cause de la police....