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Helios

Helios

Tous les commentaires de ce membre (137 publications)
La somme de 600K n'apparait-elle pas ridiculement faible ?
Où est passé le reste ?


Ce qui est étrange c'est qu'on peut imaginer une faillite bancaire complète, un écroulement complet de la monnaie, et penser que ce cas les droits de propriété des actifs "tangibles" seront respectés.

J'ai aussi ce problème : acheter ou louer ? Je suis actuellement en location.
Pour répondre à cette question je fais chaque année une petite simulation de l'achat et de la location et je compare le capital détenu au bout d'un an dans les deux cas. Dans les deux cas le montant du loyer et celui du remboursement d'emprunt sont les mêmes, mais on pourrait aussi faire une simu si les sommes sont différentes. Enfin, je suppose que si je passe à l'achat dans un an, l'emprunt se fera sur une année de moins.

Du coté de la location il faut compter le loyer, ce qu'a rapporté l'apport qu'on aurait investi dans l'achat. Du coté de l'achat, il y a les intérèts d'emprunt, la taxe foncière, les frais divers d'entretien et d'aménagement (1000€ par an me parait le strict minimum).

Je ne tiens pas compte des frais de notaire, puisque je suppose que l'achat aura lieu un jour où l'autre et qu'ils seront payés de toutes façons.

En cas d'achat envisagé dans un autre endroit que là où on loue il faut tenir compte des frais supplémentaires éventuels dus aux transports, en comptant tout si possible (transports en commun, carburant, amortissement de l'achat du véhicule, entretien).

Il faut ajouter aussi les circonstances exceptionnelles, par exemple si vous devriez louer un studio à un de vos enfants étudiants si vous déménagez, alors qu'il reste chez vous en cas de poursuite de la location (ça m'est arrivé ces deux dernières années).

On peut aussi compliquer le calcul en disant qu'en cas d'achat dans un an, toute baisse des prix, et les intérèts acquis de l'apport, se traduisent par une baisse du montant emprunté dans un an, d'où baisse des intérèts d'emprunt.

Dernier paramètre à prendre en compte pour évaluer votre capital au bout d'un an dans les deux situations : l'évolution des prix de l'immobilier.
Une fois tous les calculs effectués vous obtenez qu'à partir de X% de baisse des prix la location est préférable. Pour moi (en ne tenant pas compte des circonstances exceptionnelles évoquées plus faut) X tourne autour de 2,5%. J'ai donc décidé de différer l'achat.

PS : on note en ce moment une forte baisse des prix de l'immobilier neuf (-10% à Toulouse). Cela va probablement se répercuter sur l'IRL.


Il est malhonnète de tout mélanger dans la fonction publique d'état (c'est Le Monde qui le fait). On y trouve deux systèmes de retraite: pour les sédentaires et les non-sédentaires. Ces derniers ont un age de départ assez bas. La moyenne de l'age de départ pour les sédentaires est 61 ans. Les non-sédentaires comprennent en particulier les militaires, qui font très fortement baisser la moyenne. Et d'ailleurs leur mise à la retraite est souvent suivie d'un emploi dans le privé.


On explique ici pourquoi toute "garantie" sur les dépots est illusoire

http://globaleconomicanalysis.blogspot.fr/2013/03/fraudulent-guarantees-fictional-reserve.html


petit extrait:
  • In a Fractional Reserve Lending scheme, the notion there are meaningful reserves is ridiculous
  • Far more money has been lent out than really exists (the rest is a fictional accounting entry)
  • Fractional reserve lending constitutes fraud (just as lending something you do not own is fraud)
  • There is no way for all this money to be paid back (so it won't be)
  • Les actions des banques centrales (européenne, américaine, anglaise, japonaise, chinoise) ce ne sont pas des exemples de "socialisme" ?



    "Je préfère la faillite à la spoliation !"

    oui, mais pour les déposants je pense que la faillite traduirait pas une perte beaucoup plus
    importante que 10%.
    Mais il est probable aussi que cette  ponction serait suivie d'autres, ou de la faillite à la fin.

    Moi je suis étonné de voir un peu partout des commentaires hostiles aux mesures demandées
    par l'Europe, faits par des gens qui se félicitaient des décisions prises par l'Islande lors
    de ses problèmes de banques. Il me semble que dans le cas islandais les déposants avaient
    été bien plus impactés.


    Pour moi il y a quelque chose qui ne va pas dans les critiques de ce prétendu "hold-up".
    On a eu une situation qui me parait semblable en Islande. Dans ce cas le gouvernement a laissé s'écrouler les banques, et les déposants ont perdu beaucoup plus qu'une taxe de 10%. Alors pourquoi ils se plaignent les Chypriotes ? Ils auraient voulu la solution Islandaise (qui me parait la plus naturelle) ?


    Je ne suis pas économiste, mais il me semble évident qu'un indicateur comme le
    pourcentage de dépenses publiques par rapport au PIB ne peut qu'être imparfait :
    comment décrire un système multidimensionnel comme l'économie avec une seule variable ?
    Cet indicateur souffre aussi du fait que les dépenses publiques n'englobent pas les
    mêmes choses suivant les pays. Si on compare la France aux Etats-Unis par
    exemple, la proportion de dépenses publiques dans les dépenses totales de santé
    et d'éducation est bien plus élevée en France qu'aux Etats-Unis. Pourtant ce sont
    des dépenses quasiment obligatoires (à des degrés divers).
    Il serait donc intéressant, au lieu d'avoir seulement
       A = dépenses publiques
    d'avoir aussi
       B = dépenses publiques + dépenses de santé et d'éducation non couvertes par
    A
    On aurait forcément B > A, mais la différence B-A serait bien plus forte aux Etats-Unis qu'en France.
    On peut aussi discuter le concept de "public". Aux Etats-Unis par exemple la santé et l'éducation sont fortement impactées (dans le sens de l'augmentation des coûts) par un ensemble de lois. Dans la santé ces lois restreignent la concurrence entre les compagnies d'assurance (et peut-être aussi les professionnels de la santé). Dans l'éducation elles facilitent l'obtention de prèts, par l'impossibilité de se débarasser de sa dette par une faillite personnelle (donc le banquier n'hésite pas). Donc à l'arrivée on a des dépenses "privées", mais quand même fortement influencées par l'intervention publique.
     On peut aussi remarquer que dans les deux cas on obtient à l'arrivée un
    endettement massif. On parlait il y a quelques années de 1000 milliards $ de dette étudiante aux Etats-Unis, qui est un frein au développement de l'économie, en retardant la formation de familles ou l'achat immobilier. Les dettes pour la santé sont énormes aussi. En France les dettes pour financer les soins ou l'éducation sont plutot reportées sur les organismes étatiques.
    Pour conclure, je pense que le seul indicateur "pourcentage de dépenses publiques par rapport au PIB" est très insuffisant. Il faut y inclure une description des diverses composantes de ces dépenses, le total des dépenses correspondantes privées, et la façon dont ces dépenses privées sont impactées par les politiques publiques.

    Bah pour les Russes ce n'est pas trop grave. Une petite augmentation du prix du gaz et le problème est règlé.