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Helios

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Tous les commentaires de ce membre (137 publications)
Dans la phrase "L'objectif des mesures doit être d'empêcher que les particuliers et les entreprises "normales" qui possèdent des comptes en banque, et qui ne sont EN RIEN RESPONSABLES des turpitudes des banques et des états, puissent CONTINUER leurs opérations." Je pense que c'est le contraire que vous vouliez dire
Vous oubliez une chose : les dispositifs destinés à économiser l'énergie ne servent pas uniquement à faire baisser les émissions de CO2. Ils servent aussi à faire face au "peak oil" conjugué à la demande croissance de pétrole des pays émergents, qui se traduira par une augmentation sensible du prix des énergies fossiles.
N'entre-t'on pas progressivement dans un autre système économique ? Comment mesurer la part des interventions étatiques (y compris des banques centrales) dans l'économie ? Ne sommes-nous pas dans un régime socialiste où ce qui joue le rôle du Comité Central du parti, ce sont les dirigeants des banques centrales, quelques chefs d'états et présidents de multinationales ? Dans ces conditions la notion de "marché" ou d' "investisseur" a-t'elle encore un sens ?
Il existe une grande différence entre la France et les Etats-Unis. C'est que quand une catastrophe se produit en France, les responsables, qu'ils soient publics ou privés, sont très rarement condamnés, et quand ils le sont c'est à des peines très légères par rapport aux dommages subis. On pourrait citer l'amiante, ou les dommages causés à certaines personnes par les explosions nucléaires, ou encore les naufrages de pétroliers. Qu'on autorise les forages d'accord, mais qu'on s'assure avant qu'en cas de problèmes les industriels paieront.
C'est consternant. Mais j'aimerais des informations supplémentaires sur le "timing". L'explosion de la bulle d'insolvabilité c'est l'année prochaine? dans 5 ans ? dans 10 ans ?
Il me semble que le bilan de Tchernobyl dépasse nettement les quelques milliers de morts, bien que cela soit (volontairement) obscur. Ce qui est surtout souhaitable c'est qu'on ne se contente pas de produire des centrales les plus sures possibles, mais qu'on développe, construise et entretienne des dispositifs destinés à traiter les incidents graves. Je pense que cela a été oublié quand on voit l'impression de bricolage donnée par les efforts actuels des Japonais. C'est comme si on construisait des batiments (théoriquement) ininflammables et qu'on en profitait pour ne pas financer les pompiers. Bien sûr le coût de ces dispositifs doit être intégré dans le prix de l'électricité nucléaire.
Il y a quand même de grandes différences entre les situations américaines et françaises. Les rémunérations par exemple sont beaucoup plus maitrisées en France (savez-vous que les salaires des enseignants (de la maternelle au supérieur) ont baissé d'environ 25% depuis le début des années 80 ? cf. l'étude de Gary-Bobo datant de 2004). Il n'y a pas en France de "managers" d'écoles ou autres organismes publics recevant des salaires démesurés, alors que c'est courant aux Etats-Unis. En ce qui concerne les retraites, il ne faut pas non plus passer sous silence la ruine de nombreux retraités américains du privé (ainsi de des Anglais d'ailleurs), dont les placements ont des rendements négatifs. Cela rend encore plus insupportable là-bas le traitement privilégié des fonctionnaires locaux. Mais cela relativise aussi la supériorité de la capitalisation.