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david

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Tous les commentaires de ce membre (564 publications)
+ de socialisme et - de capitalisme ?

Je ne comprends pas, ou bien on n'a pas les mêmes définitions, et surtout conceptions de ces termes.

Personnellement (et je sais bien que ce n'est pas la version dominante, mais tant pis !), le capitalisme ne s'oppose pas au socialisme ni au libéralisme. Car le capitalisme n'est pas un courant de pensée; il ne peut donc apparâitre au Moyen Age avec le développement des villes, du commerce, lettres de changes, ... ni à un autre moment.

Bla bla bla.

Alors si ce n'est pas un courant de pensée, qu'est ce que c'est ?

la nature profonde de l'Homme.

Les sources primitives du capitalisme en effet apparaissent selon moi avec la sédentarisation de l'Homme, lorsque le cueilleur-chasseur nomade ne tire plus profit ici ou là des ressources de la Nature mais tire profit d'un territoire.

C'est ce territoire qui permet de générer production/accumulation.

Les nomades du 21ème siècle n'ont que caravannes ou dromadaires.

A partir du moment où il se sédentarise, l'Homme exploite un territoire qu'il va capitaliser, d'abord au moyen de l'agriculture en général et de l'élevage en particulier pour satisfaire ses besoins vitaux. D'où le terme de capita (latin) désignant les têtes de bétail et donnant par extension le terme "capitalisme".

D'ailleurs, dans la langue de Goethe, deux verbes voisins témoignent de ce rapport étroit entre appropriation et sédentarisation : alors que "bezitsen" signifie posséder, bezetsen se traduit par occuper (un territoire).

Vu sous cet angle, le capitalisme est inhérent à l'Homme depuis des milliers d'années et prend des formes différentes au fur et à mesure de son développement; le capitalisme évoluera ensuite lui permettant alors de répondre à des besoins autres que ceux indispensables à son existence (manger, être en sécurité et se vêtir).

Il évolera également en fonction des différentes formes de gouvernement qu'il se procurera. Car le capitalisme chez les pharaons d'Egypte existait bel et bien, tout comme en URSS (qu'on appelait jadis quand j'étais jeune : capitalisme d'Etat).

Dans les pays occidentaux, il prend la forme d'économie de marchés avec des géométries variables, telle que le capitalisme "paternaliste", ou le capitalisme financier par exemple pour prendre des exemples extrêmes.

Il revêt également une dimension territoriale comme avec l'empire ou la mondialisation.

Avec les formes récentes du capitalisme (à l'échelle de l'histoire de l'humanité), donc depuis deux siècles environ, des courants de pensée viennent moduler/définir/régir ce qui fait intrinsèquement l'Homme (à savoir produire/accumuler/transmettre), se traduisant alors par l'essor du socialisme et du libéralisme notamment.

Le socialisme et le libéralisme sont donc sous cette définition des modes d'organsiation de la nature même de l'Homme, qui le distingue fondamentalement de l'animal.

(Ce n'est pas une théorie (je n'ai pas cette prétention. Juste une vision personnelle des choses.)

...

Cordialement


Bravo !
Le fordisme et le taylorisme ne marchent pas dans l'agriculture.
Malheureusement, un Empire repose - au plan intérieur - sur du pain (pour remplir le ventre) et des jeux (pour vider la tête).
Pour le pain, il faut qu'il soit là en quantité; on se fout de sa qualité intrinsèque et encore plus des dommages collatéraux liés à sa production (pollution/santé humaine/endettement ...).
Quant aux jeux, ...
@imhotep
Je ne trifouille pas les données
Je les recherche, c'est tout. Et i y a du sens, selon moi.
Deux exemples en hebdo pour les deux derniers krachs
hebdo 2000 2003

hebdo 2007 2009
Les cycles existent, en tout cas pour ceux qui veulent les voir.
Et oui, il y a du pi; mais désolé, je n'ai pas trouvé de coudée.
Je vais chercher ...

Bonjour Charles, 

Si on regarde dans le rétro, effectivement, et par exemple :
CAC MARS MAI KRACH

... on pouvait deviner - dans les grandes lignes - ce premier semestre.
Je n'ai pas ré--actualisé le graphe mais on s'apperceverait que je me suis planté d'un mois : il ne faut pas lire mars 2016-3830/4028 pts mais février 2016-3892 pts, et avril 2016-4607 pts au lieu de mai 2016-4556 pts.

Bon ça peut paraître simple comme ça, après coup,  puisqu'on sait maintenant depuis quelques semaines qu'on est dans un range bien précis, mais je ne voyais pas (dès début février) beaucoup plus haut que 4600 pts. L'avenir (et peut être dès cette semaine) me donnera peut être tort ....

J'ai d'ailleurs publié hier des graphes comparatifs permettant de comprendre pourquoi ces 4600 pts ont été atteints justement en avril et non en mai (comme je le pensais donc il y a quelques mois) ... c'est une triste histoire d'anniversaire !

Bref tout ça pour dire que : oui, je pense qu'on est en séquence baissière; mais je pense néanmoins d'une ampleur supérieure à ce que vous imaginez.

Le hic ! c'est que je ne suis qu'un profane, non un professionnel des marchés; donc je me méfie grandement de mes observations :-)

Cordialement
Cela fait 50/60 ans que l'on pratique le taylorisme et le fordisme dans l'agriculture (tel pays spécialisé dans le cacao, telle région dans le café ...); on retrouve cette spécialisation intensive dans la production en France : le blé dans la Beauce, le porc en Bretagne ...

Mais cela fait un siècle que l'on détruit les terres avec deux technologies issues de la première guerre mondiale : le char d'assault reconverti en tracteur, destructeur des sols par des labours de 40 cm, et le procédé habber-bosch permettant d'insdustrialiser la fabrication de nitrate (=explosifs) reconverti comme engrais dans les champs.

En fait, cela fait 4/5 siècles que l'Homme veut dominer la nature sans la comprendre, avec le siècle des Lumières et le développement de la science cartésienne. Derniere née du délire du cerveau humain : l'ingénierie climatique, dans laquelle pour lutter contre l'effet de serre, on imagine balancer des produits souffrés dans la haute atmosphère par exemple.

Le problème est que l'homme s'est urbanisé à l'excès depuis quelques décennies; il s'est coupé de la nature. Son contact avec les fruits et les légumes, ce sont les étales d'auchan ou casino. On ne sait plus distinguer les plantes, les insectes ... Pire, l'homme vit HORS-SOL agglutiné dans des immeubles comme les poulets en batteries.

C'est ce qu'on appelle le progrès.

Derrière tout ça, le pire c'est que 5 grosses multinationales contrôlent déjà 50 % des semences, et ça, ça me fait peur. Le but est de rendre le producteur addict aux intrants, aux traitements et aux semences (semence F1, réglementation sur semences ...). Peu importe les dommages collatéraux. Seuls, des problèmes insolubles l'arrêteront; le problème, c'est que face à ces problèmes, il veut encore aller plus loin dans la destruction de son environnement. Et le contrôle de sa population.

Du pain et des jeux. Voilà ce que veut l'homme.


Excellent Bourguignon même s'il a ses détracteurs.
 


J'ai un traité de Gressent de 1863 sur l'arboriculture fruitière ("culture des arbres conprenant la culture intensive et extensive des fruits de table (jardins fruitiers et vergers) celle de la pépinière et du vignoble; plantations urbaines et d'alignement; les soins à donner aux arbres des villes, des avenues, des routes et des forêts - par Gressent, professeur d'arboriculture et d'horticulture - ouvrage approuvé par l'Université. Encouragé par le ministère de l'agriculture. Et recommandé par le ministère de l'instruction publique pour les bibliothèques scolaires.")

Ce qui est marrant dans ce bouquin (entres autres) c'est les conseils (chapitre amendements) qu'il donne pour ne pas perdre de l'argent en achetant des engrais auprès des paysans (notamment fumier). Destiné en effet à l'urbain, c'est surprenant de voir aujourd'hui que les rôles ont évolués, pour ne pas dire qu'ils se sont inversés : le monde paysan est devenu dépendant de l'urbain (produits à faibles coûts) et de l'industrie.

"chaque fois qu'on se donnera la peine de tout utiliser pour la fabrication du fumier, on aura toujours en abondance des engrais et des paillis; les sols médiocres deviendront bons, et souvent on obtiendra en quelques années d'exellents et d'abondants produits, sur les sols les plus ingrats, quand on les aura enrichis d'humus" (page 84 - huitième édition).

C'est le principe de la lasagne (qui m'a permis de fertiliser un sol de remblai)...

Il insiste sur les engrais liquide.

C'est le principe des extraits fermentés (appelés purin) qui sont arrosés ou pulvérisés (pratique peu répandue en France déjà au XIXè).

L'agriclture bio-dynamique ou biologique n'a rien inventé en fait, à part s'opposer à l'emprise des industriels; mais c'est de moins en moins vrai. Par exemple, la nouvelle réglementation européenne sur le bio entrée en vigueur le 1er janvier 2009 permet entre autres, 0.9% d'OGM dans les produits bio, et des dérogations pour les traitements chimiques. Qui produit des OGM ?  par exemple Maîsadour semences qui appartient à la société suisse Syngenta, héritière des activités agro-chimiques de Novartis. Pour la petite histoire, le Parlement européen s'était opposé à ces 0.9 % ... La réglementation européenne définit des standards et ne se soucie pas des pratiques agricoles !

Attention au biobusiness.