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Productivité

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Les robots vont progressivement remplacer les hommes - quelques chiffres à méditer

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Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle : l’ère des robots. Ce constant en forme de consensus est partagé par de nombreux économistes, scientifiques, intellectuels et futurologues. Non seulement les robots vont prendre de plus en plus de jobs aux humains, mais cela affectera d’avantage les hommes que les femmes.

700 emplois analysés dans une étude

Dans une récente étude, des chercheurs de l’université d’Oxford ont analysé les compétences requises pour 700 différents emplois, afin de déterminer lesquelles d’entre-deux seraient susceptibles de basculer vers l’automatisation dans un futur proche. Des conclusions en forme de mauvaise nouvelle pour l’avenir des travailleurs : les machines automatisées ont une forte probabilité de faire prendre 47 % des jobs actuels d’ici quelques décennies.

Cette funeste prédiction s’accompagne d’une autre révolution, moins connu du grand public, qui va bousculer le traditionnel schéma homme-femme au travail. Ainsi, les métiers dominés majoritairement par les femmes sont bien plus à l’abri que ceux exercés par les hommes.

Inégalités persistantes ? Plus pour longtemps !

Malgré les progrès dans l’égalité au travail, il existe une grande distorsion dans la répartition homme-femme dans beaucoup de professions les plus basiques. Aux US, sur les 3 millions de chauffeurs-routiers que compte le pays, plus de 97 % sont des hommes. A l’opposé, sur les 3 millions d’assistantes de direction et secrétaires des US, les femmes occupent 95 % des postes. Et aux US justement, les premières autorisations de rouler pour des semi-remorques sans chauffeurs ont déjà été délivrées dans quatre Etats : le Nevada, la Floride, la Californie et le Michigan. Si les jobs de routiers en chair et en os pourraient très rapidement s’éteindre, les jobs d’assistantes administratives sont moins directement sous la menace.

inspiration de freightliner camions sans chauffeurs
Au US, les premiers camions sans chaufferurs ont déjà reçu leurs autorisations de rouler dans quatre Etats.

Un schéma de répartition homme-femme que l’on peut étendre à d’autres secteurs d’activités. Aux US, les mâles détiennent 97 % des 2,5 millions de jobs du secteur de la construction. Et l’étude d’Oxford démontre que ces types de jobs ont 71 % de plus de chance de se faire remplacer par un robot. Par contraste, 93 % des postes d’infirmiers sont entre les mains d’infirmières, avec un risque d’obsolescence (de remplacement par des robots) marginal, estimé à 0,009 %.

Comment expliquer de tels écarts ? Les compétences exhibées par la nouvelle vague d’intelligence artificielle correspondent beaucoup plus à des prérogatives exigées pour occuper un emploi exercé par un homme (couper un arbre, assembler des panneaux de tôle, frapper avec un marteau…, etc.).

Même le tradeur, un boulot de mâle, est sur la sellette

Pourtant, d’autres professions intellectuelles dominées par les mâles ne sont pas plus à l’abri. Beaucoup de postes qui semblent en sécurité, ceux qui exigent des connaissances et des prises de décision comme les traders de matières premières, sont surpassé par des bots de plus en plus sophistiqués. Des algorithmes qui sont désormais capable d’apprendre et d’extraire des schémas faibles et pointus, à partir de gigantesques volumes de données.

Les femmes, elles, travaillent dans un environnement bien plus chaotique, des univers non-structurés où la clé du succès passe par la lecture des sentiments et des interactions humaines. Habilement calmer un client irascible au téléphone ou faire une piqure à un nourrisson tout en le distrayant : des tâches qui ne seront pas tout de suite à la portée des intelligences artificielles.

Nouvel enjeu de société : les hommes à la maison, les femmes au travail

De quoi nos nouveaux robots sont-ils capables alors ? Au départ, des tâches bien spécifiques, des actions où l’ingénieur-informaticien pourra coder les prérogatives et mesurer les résultats. Il est ainsi facile de voir comment programmer un robot-peintre-en-bâtiment et de voir les résultats obtenus. Il est beaucoup plus difficile de savoir si un patient sénile, en maison de retraite, a besoin d’une couverture ou autre. Là où les algorithmes excellent vraiment, c’est dans les tâches requérant de la conformité, de l’attention et d’l’objectivité : du lavage des vitres d’un immeuble à la régulation de l’ensemble du trafic routier d’une ville.

En conclusion ; plus votre travail fait appel à de vastes compétences pour faire face à une grande variété de tâches, moins vous avez de chance de vous faire piquer votre job par un automate.
A l’échelle de nos sociétés, cette automatisation va involontairement – sans démagogie et contrairement à nos politiques - renverser la division du travail entre les hommes et les femmes. Un futur nouvel enjeu pour les sociétés modernes.

Source : www.oxfordmartin.ox.ac.uk/downloads/academic/The_Future_of_Employment.pdf 
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