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Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

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Comment les systèmes s’effondrent ? D’abord en ralentissant

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Si je suis parfaitement d’accord avec cet article qui explique que les systèmes s’effondrent d’abord en “ralentissant” – ce qui est évidemment le cas de nos systèmes depuis des décennies maintenant –, je partage nettement moins l’avis concernant le risque que font peser les “crypto-monnaies”.

Encore une fois, pour qu’une monnaie fonctionne, il faut qu’elle soit utilisée et reconnue par une masse critique d’acteurs économique. Si je lance demain ma crypto-monnaie, je n’arriverai à rien ou presque.

Bref, aucune crypto-monnaie privée n’émergera réellement et durablement ; néanmoins, ce qui est fort probable, c’est que la technologie actuelle soit récupérée par les banques centrales pour supprimer définitivement le cash et nous faire évoluer vers des monnaies 100 % digitales.

Ceux qui contrôlent actuellement la monnaie ne comptent pas du tout perdre leur monopole légèrement lucratif sur cette immense manne !

Charles SANNAT


Article de Charles Hugh Smith, publié le 29 avril 2016 :

« La vérité inavouable est que les jours des systèmes financiers, que l’on pense éternels, sont comptés. Une façon d’évaluer le déclin de la résilience de ces systèmes est d’observer le temps qu’il leur faut pour récupérer lorsqu’ils sont mis sous pression, ou encore de jauger la vigueur du redressement.

Pour y parvenir, on peut aussi se pencher sur les extrêmes atteints avant le retour « à la normale ». Par exemple, les taux d’intérêt, qui au lieu de se normaliser après 7 années de répression, sont poussés en territoire négatif par des banquiers centraux de plus en plus désespérés.

L’idée la plus importante ici est de comprendre que les systèmes financiers et les économies fonctionnent comme des systèmes naturels. La planification centrale et les manipulations des banquiers centraux semblent contrôler le système, mais ce contrôle occulte la réalité de la fragilité grandissante du système, de plus en plus sujet à l’effondrement et pas uniquement en raison de ses dynamiques internes, mais en résultante des manipulations des banquiers centraux.

Les signaux d’avertissement d’une résilience qui se fissure sont visibles tout autour de nous. (…) Les systèmes dominants n’opèrent pas en vase clos. En dessous de la surface d’un système dominant cohabitent de nombreux autres systèmes, réprimés par le système dominant.

Alors que le système dominant s’affaiblit/ralentit, d’autres systèmes occupent les places laissées vides dans l’écosystème. À un moment donné, l’équilibre de l’écosystème est bouleversé ; c’est alors qu’un nouvel équilibre composé de nouvelles dynamiques devient dominant.

Dans l’univers des devises, la montée en puissance des crypto-monnaies est un parfait exemple d’un système naissant qui gagne du terrain alors que le système dominant ralentit, ou se décompose.

Dans le système financier, ce processus peut être au moins conscient : nous pouvons voir le paradigme dominant s’affaiblir et voir d’autres systèmes se développer, qui seront en concurrence pour occuper le vide laissé par le système principal. (…) »

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