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Georges Kaplan

Georges Kaplan

Georges Kaplan ne s’appelle – de toute évidence – pas vraiment Georges Kaplan puisque Georges Kaplan est un leurre. Né en 1975 dans une grande ville du sud de la France qui fût autrefois prospère grâce à son port, Georges Kaplan a principalement quatre centres d’intérêts dans la vie : sa famille, la musique, les bateaux (à voile) et l’économie. Ceux qui le connaissent considèrent Georges Kaplan comme un « libéral chimiquement pur » qui pense pour l’essentiel s’inscrire dans la tradition de la pensée libérale classique française et celle de l’école autrichienne d’économie. Il gagne honnêtement sa vie sur les marchés financiers et passe le temps en publiant des articles sur son blog http://ordrespontane.blogspot.com/

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Je suis libéral

Audience de l'article : 1932 lectures
Nombre de commentaires : 3 réactions
Je suis libéral. En tant que tel, j’estime qu’à l’unique condition que vos choix de vie ne portent pas atteinte à ma liberté, vous devriez pouvoir mener votre existence comme bon vous semble.

Il est sans doute utile que je précise ce point : quelque soient vos choix de vie et à l’unique condition que vous ne cherchiez pas à m’en faire supporter les conséquences, je serais le premier à me battre pour que vous puissiez vivre selon votre cœur.

Je le pense vraiment.

Je crois, en toute sincérité, que le collectivisme ne créera jamais rien d’autre que de la misère. Je le crois profondément. Mais si vous désirez fonder un phalanstère ou toute autre communauté basée sur ce principe, sachez que vous pourrez toujours compter sur mon soutien le plus indéfectible. De toute mes forces et en toute sincérité, je défendrais votre droit à vivre selon vos convictions.

Je réprouve, à titre tout à fait personnel, l’attitude de ses femmes musulmanes qui, alors qu’elles ont la chance de vivre dans un pays où le port du voile n’est pas imposé par la loi et alors que rien, ni dans le Coran, ni dans les hadiths ne le leur impose, se sentent obligées de cacher leur visage. C’est un choix que je ne comprends pas et que je n’approuve pas. Mais jamais, Ô grand jamais, je ne ferais rien qui vise à le leur interdire.

J’ai choisi de travailler dur et de prendre des risques pour construire mon avenir et celui de ma famille. C’est mon choix et peut-être ne le partagez-vous pas. Là encore, c’est votre droit le plus strict ; un droit que je respecte sans aucune arrière pensé. Ne travaillez pas, ne prenez aucun risque, faites comme bon vous semble mais, de grâce, ne le faites pas à mes dépens. Assumez vos choix et laissez-moi assumer les conséquences des miens !

Je réprouve absolument le racisme. De mes convictions, comme de mon expérience personnelle, je tiens qu’un homme est avant tout un individu qui doit être jugé pour ce qu’il est et pas en fonction du groupe dans lequel on veut le classer. Mais si c’est ainsi que vous voulez voir notre humanité, ainsi soit-il. Je ne ferais jamais rien pour vous l’interdire. Mais prenez garde : si vos convictions vous amènent à faire usage de la force, vous me trouverez sur votre chemin.

Au fond, je ne réclame qu’une seule chose : laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends. Ne vous occupez pas de mon bonheur, je m’en charge. Si le fruit de mon travail vous semble trop cher ou mal adapté à vos besoins, n’hésitez pas à vous fournir ailleurs. Si le travail que je vous propose vous semble mal payé ou trop contraignant, refusez-le. Si vous pensez que vous pouvez produire mieux et moins cher que moi, devenez mon concurrent.

Voilà ce qu’est le libéralisme. C’est la seule forme d’ordre social qui ne nécessite pas que l’on use de violence pour la maintenir pour la bonne et simple raison qu’elle résulte de vos propres choix.

Sachant cela, posez-vous une simple question : quelque soient vos idées, pensez-vous qu’elles puissent être mise en œuvre sans faire usage de force ? Faudra-t-il exproprier les propriétaires d’entreprises ? Faudra-t-il obliger les musulmanes à se dévoiler ? Faudra-t-il prendre le fruit du travail des uns pour le distribuer aux autres ? Faudra-t-il expulser celles et ceux qui ont le malheur d’avoir la peau trop sombre à votre goût ?

Si vos idées nécessitent l’usage de la force pour être appliquées, c’est que vos idées n’ont aucune valeur.

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3 commentaires

  • Lien vers le commentaire lebobclefeu lundi, 12 août 2013 10:10 Posté par lebobclefeu

    Bonjour,
    la clef de voute du raisonnement me semble fragile
    "pour la bonne et simple raison qu’elle résulte de vos propres choix": quel est votre point de vue sur l'héritage ?
    "ne nécessite pas que l’on use de violence pour la maintenir": en libéralisme, il n'y a ni police ni armée ?

    bien cordialement

  • Lien vers le commentaire Balthazar vendredi, 09 août 2013 20:40 Posté par balthazar

    Beau texte