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Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

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Industrie allemande, « Grosse problem » : décidément, ça ne tourne plus rond !

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« Les emmerdes ça volent en escadrille » avait l’habitude de dire de façon fort fleurie l’ancien président Jacques Chirac.

Depuis quelques mois l’industrie allemande semble enchaîner difficultés sur difficultés comme l’explique fort bien cette vidéo de l’institut XERFI consacrée à ce sujet.

audi polluanteAinsi, avant même l’affaire Volkswagen, la fédération VDMA de la construction mécanique et de l’ingénierie allemande anticipait, au mieux, une stagnation de la production du secteur pour 2015…

Il en va de même pour les exportations allemandes qui ne progressent plus et vous savez pourquoi?

Parce que comme je le répète depuis des années, la montée en puissance des pays low-cost a d’abord frappé de plein fouet les pays aux industries bas de gamme et les secteurs à faible valeur ajoutée comme le textile évidemment.

Puis les pays à l’industrie moyen de gamme comme la France, les Etats-Unis, ou encore l’Angleterre ont été à leur tour laminé.

La Chine qui termine sa montée en gamme et accessoirement les entreprises allemandes qui achèvent leur mondialisation (et donc leur délocalisation) vont plus que peser sur l’avenir industriel de l’Allemagne qui va découvrir que le « Das grosse kalitat » (c’est de l’humour pas de l’allemand) c’est de la foutaise et que ce ne sera plus une barrière au savoir-faire chinois.

La seule différence entre l’Allemagne et la France c’est qu’il aura fallu plus de temps à l’Allemagne pour découvrir qu’elle pouvait se faire parfaitement copier par des petits Chinois pas plus abrutis évidemment que des super méga forts Allemands…

C’est donc à partir d’aujourd’hui que l’Allemagne va trouver nettement moins drôles et marrantes les conséquences de la mondialisation, mais c’est à terme une excellente nouvelle puisqu’avec un peu de temps les intérêts français et allemands vont à nouveau converger.

Charles SANNAT

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