Vous n'êtes pas membre (devenir membre) ou pas connecté (se connecter)
Charles Sannat

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

Charles-Sannat

promospeciale

«Révélations sur le Laboratoire expérimental avancé !!…» L’édito de Charles SANNAT

Audience de l'article : 1703 lectures
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous vous souvenez sans doute de cet article du Monde dont je vous parlais la semaine dernière en m’esclaffant de la découverte d’un phénomène éminemment prévisible par le service économique du plus grand journal de notre pays.

En effet, Le Monde lui-même expliquait (fort justement au demeurant) que dans un environnement de taux négatifs, le fait que l’or ne rapporte mais ne coûte rien allait finir par devenir un très grand avantage.

Le Japon est un cas d’école car le pays du Soleil-Levant est avance sur nous dans la longue descente aux enfers déflationnistes de nos économies occidentales.

Le Japon, avec plus de 250 % dettes sur PIB, une monétisation de la dette qui dure depuis des années, une création monétaire utilisée même pour acheter pas moins que les actions de l’indice phare de Tokyo, bref, tous les indicateurs japonais sont au rouge vif et cela empire jour après jour.

Logiquement, les Japonais, qui servent de laboratoire monétaire expérimental avancé, sont là aussi à point en ce qui concerne les taux d’intérêt négatifs et cela bien évidemment entraîne des conséquences assez prévisibles là encore.

Ce qui est passionnant c’est de voir ces conséquences révélées publiquement, de pouvoir les extrapoler et les prendre en compte dans nos propres réflexions.

Au Japon, les taux négatifs alimentent la fièvre de l’or

C’est un article d’un journal plus que sérieux, puisqu’il s’agit des Échos, qui nous apprend que “les ventes d’or ont bondi de 35 % dans l’Archipel au premier trimestre”.

Même plus encore que 35 % d’ailleurs si l’on regarde sur un an : “Sur le marché japonais, qui n’a jamais été l’un des plus gourmands pour ce métal, la demande avait enregistré, en glissement annuel, un bond de… 83 %. Malgré cette poussée passée, la ruée vers l’or vient de connaître une nouvelle accélération depuis la mise en place par la Banque du Japon (BoJ) de taux négatifs…”

Et voilà, le mot est lâché “taux négatifs”… mais l’expression suivante est encore plus lourde de conséquence et toutes celles et ceux qui hésitent seraient bien inspirés d’en prendre de la graine !!

“Le désarroi des investisseurs”

“Pour expliquer ce mouvement, les analystes pointent le désarroi des investisseurs depuis l’inauguration de la nouvelle politique monétaire de la BoJ. Cherchant à pousser les banques commerciales à injecter plus de liquidités dans l’économie réelle, la banque centrale a instauré à partir de la mi-février, un taux négatif de -0,1 % sur une partie des réserves excédentaires que les banques lui confient. Mais, immédiatement, ces établissements ont réduit les taux de rémunération des comptes courants quand d’autres acteurs du secteur se retrouvaient, eux, contraints de freiner ou de stopper la vente de produits de placement de peur de ne plus être en mesure de tenir les intérêts promis.

Privés d’options de placement et constatant le recul sévère de la Bourse, les investisseurs nippons se retournent vers le marché de l’or, devenu dans le même temps meilleur marché pour eux grâce au renchérissement du yen.”

Et vous, quelles sont vos options de placements ?

Comme je vous le disais un peu plus haut, le Japon nous montre juste la direction avec quelques mois ou quelques années d’avance.

Mais au moment où vous lisez ces lignes, je vous le demande… quelles sont vos options de placements ?

Quels choix avez-vous ?

Quels types de rendements ?

Et accessoirement… quels risques en face ?

Si vous me dites que c’est génial, que tout va bien, que vous savez aller chercher “du rendement” en achetant des parts de SCPI qui versent de 5 % au plus haut d’un cycle immobilier historique, je me permettrais tout de même de vous suggérer un peu plus d’humilité financière, car si l’immobilier baisse… la valeur des parts de vos SCPI feront la même chose. Donc prudence, il n’y a plus rien de garanti en ce bas monde ma “brave dame” (ça marche aussi avec mon brave monsieur, sinon les tenants de la théorie du genre et de l’égalité des sexes qui restent tout de même différents vont me tomber dessus).

Si vous trouvez que vous avez peu d’options de placements, c’est que vous être en train de vous “japoniser”, de vous “nipponiser” même, et ce n’est évidemment pas bon signe.

Alors que faire ?

Terre, or, et cash !

À ce niveau, je vais me faire des amis parmi les banquiers, les dirigeants politiques qui veulent interdire le cash, et les autorités monétaires qui haïssent l’or… Mais comme je me fiche de ma popularité comme d’une guigne, préférant la vérité qui dérange au mensonge qui rassure, cela n’est pas bien grave.

Voici la conclusion de l’article des Échos que je vous propose d’imprimer et d’accrocher au-dessus de votre lit pour méditation nocturne…

“Animés par les mêmes intentions et redoutant l’éventuelle mise en place de frais de gestion sur leurs comptes bancaires, des milliers de ménages japonais se sont aussi mis à stocker plus de liquides chez eux. Au début du mois, le ministère des Finances a indiqué qu’il allait devoir imprimer 17 % de billets de 10 000 yens en plus sur l’exercice fiscal qui s’achèvera en mars 2017. Autant de coupures et d’or qui se retrouveront dans des petits coffres-forts de maison, dont les ventes ont aussi bondi au Japon depuis l’instauration de taux négatifs…”

Bien évidemment, les bien-pensants vous expliqueront doctement à la télé que tout va bien et qu’il faudrait être le roi des cons pour stocker son pognon à la maison… Hein, espèce d’abruti !! Voyons donc… Hahahahaha, stocker son pognon à la maison, faut être crétin quand même.

Eh bien le crétin que je suis n’hésite pas à proclamer haut et fort qu’il n’est pas plus crétin d’avoir son pognon à la maison qu’il n’est absurde de laisser son argent à la banque avec des taux d’intérêt négatifs !!

Après, évidemment, les choses ne sont jamais binaires, blanches ou noires, tout ou rien ! Avoir un peu de sous à la maison, d’or hors système bancaire ou chez soi c’est évidemment une excellente idée. Ce qu’il faut c’est répartir les risques.

Mais n’oubliez pas ! Le meilleur placement des 50 prochaines ce sera la terre et je vous explique comment faire dans ma lettre Stratégies, quels que soient ou presque vos revenus ou vos moyens financiers. Ensuite, pour la liquidité, il faut privilégier les métaux précieux, l’or évidemment et l’argent.

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Pour écrire à ma femme Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL, “patrimoine, emploi, localisation”. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.


Source Les Échos ici  
Poster un commentaire