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Eric Le Goff

Eric Le Goff

Pas mal d'annees de trading derriere moi, the rise and fall de 1999, de tres beaux trades, des erreurs cinglantes, sur les cryptos depuis debut 2017 ou j'ai passe 50heures par semaine pendant 1 an a essayer de detricoter tout ca, analyser les fondamentaux des ICOs, comprendre un peu la technologie, et surtout les perspectives d'investissement, nouveaux risques (legal avec Tether dont je continue a penser qu'il y aura un couac, hack, ponzi avec BitConnect) et opportunites (hypervolatilite, gain prodigieux, respect de l'analyse technique mieux que d'autres actifs car tous les investisseurs sont biberonnes a la meme ecole)

Grace aux banques Centrales l'adage selon lequel un investisseur ne connaissait qu'une bulle est dementi. La crypto est le premier instrument de speculation mondiale aussi accessible. Ayant appris de 1999 j'ai vu se former les memes patterns, la meme hysterie collective et le meme reportage de M6 sur les messieurs madame Lambda, ce qui m'a fait sortir un peu avant le climax run de decembre. Depuis je laisse mes gains investis sur des positions longues et initie des positions de trading a plus court terme.


Pour toute question: ohmycoinweb@gmail.com.

"J'ai plus rien foutu au boulot et regarde le cours monter":)

promospeciale

Jusqu'où les indices peuvent-ils aller ?

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Le fonctionnement des marchés n'est pas complètement atypique. Il est typique d'une bulle en cours de développement.

La plupart des bulles prennent appui sur un nouveau paradigme. En 2000 l'explosion d'Internet, en 2007 la prospérité sans fin du secteur du crédit US. Vint l'implosion, passé un pic sur fond d'euphorie. 
Nous avons pour l'actuelle le nouveau paradigme:
1- les banques centrales font le prix des actifs, et seule la logique de flux importe
2- les taux sont bas vs. les dividendes - ce qui supprime la notion de prime de risque, pourtant fondamentale.

Maintenant, il manque encore l'euphorie, qu'il ne faut pas anticiper.


Car il est évident que les prix des actifs sont déconnectés des fondamentaux depuis longtemps et que se focaliser sur les fondamentaux peut faire perdre quelques précieux pourcentages de hausse à grapiller.

L'exemple le plus récent est celui du Japon. Mi-juillet, le marché bruit de rumeurs d'Helicopter Money qui permettrait de relancer l'économie réelle (et donc les profits des entreprises, voire, pourquoi pas, le achats directs d'actions par les retraités japonais. Pendant que leurs glorieux aînés profitent d'une retraite bien méritée, les jeunes lycéennes vont à Ginza s'acheter des sacs à main grâce à l'argent des  援助交際 (enjo kōsai, les japonais ont leur sugar daddy depuis les années 80 - quand l'on vous bassine avec le fait que le Japon voit toujours avec 20 ans d'avance, ce n'est pas qu'un postulat) et les garçons se promènent le nez baissé sur leurs Pokemon Go.
Point commun le même désintérêt du politique et l'indifférence à Abe. Fin de l'aparté. 

Comment cela s'est-il passé:
Les rumeurs de monnaie hélicoptère ont été rapidement démenties dans la semaine du 20 juillet. Déception. Alors le marché s'est pris à se réjouir d'un nouveau stimulus monétaire.
Or, le stimulus n'est pas venu non plus. Déception.
La seule nouvelle a été l'augmentation d'achat d'ETF par la banque centrale japonaise. Déception et baisse des marchés.
Puis, la nouvelle est réinterprétée: des flux acheteurs sur les actions: très bonne nouvelle. Assorti d'un "le meilleur moyen d'avoir du stimulus monétaire dans l'avenir est de ne pas en faire maintenant"
Depuis, les marchés se maintiennent.
Pourtant (ou plutôt, au contraire!), ce matin, les stats économiques japonaises ont été exécrables.

Japan's economy failed to grow on a quarterly basis during the April-June period, with gross domestic product (GDP) growth coming in at zero and missing already subdued forecasts.
On an annualized basis, GDP expanded 0.2 percent, slowing dramatically from the 1.9 percent spike in the first three months of the year.
A Reuters poll of economists had predicted an annualized increase of 0.7 percent and a quarterly rise of 0.2 percent.

Aucune réaction du Nikkei. Sans doute parce que, dans la torpeur estivale, ce genre d'information n'a - pour l'instant - aucune prise sur les décisions et les comportements d'investissement des robots, des fonds et des opérateurs.

Ce qui compte, c'est seulement que le Japon augmente le flux entrant sur les Futures, et les Futures font le cash.

Le SP 500 cf. le graphique sur mon premier article est le plus enthousiaste des indices et présente une instance imminente de forcer la porte d'une résistance pourtant majeure (bien que non horizontale)

Entrée en Bulle?

Donc le SP500 est en instance de sortie de son couloir trimestriel. S'il en sort effectivement, il pourrait s'enclencher une phase maniaque.
Je considère qu'il est risqué d'y aller dans une optique MT car les risques d'accident sont trop grands, grapiller 5% contre une prime de risque qui est quand même bien peu élevée.
Il s'est traité aujourd'hui sur le CAC 40 1,2 milliards d'Euros. Toute sortie de capitaux un peu précipitée risque de mettre l'indice au tapis. Donc toujours méfiance sur le MT.

Dans une optique de CT ou de day-trading rien n'empêche d'y aller pour des petits trades d'achat sur repli de taille minimale car la tendance est positive.

Alors pourquoi ça monte ? Un trader ne doit pas avoir besoin d'une raison pour expliquer les mouvements si le graphique parle. Mais l'investisseur va, lui, chercher des explications pour allouer ses capitaux à moyen terme, décisions qui s'aprécient en monthly au minimum. Alors, pourquoi ?

Quelqu'un ou quelques acteurs biddent systématiquement les Fut. Les Futures emmènent le marché. Il s'agit toujours du même élément explicatif, qui finalement revient de manière régulière tout au long de ce rallye. 
  1. Il est intéressant de noter que depuis 2009, les futures drivent les marchés actions, alors qu'avant 2009 c'était l'inverse. Les volumes ont explosé et cette explosion a débuté à l'issue de la disparition de la banque qui livrait une guerre fratricide à Goldman. Je ne retrouve hélas plus le Graphique.
  2. Le marché n'a plus un comportement normal depuis 2009 (cf. la forte hausse post-Ebola) et est techniquement dirigé par des achats techniques avec un respect millimétrique des objectifs. Une étude de 2015 réalisée par le site SeekingAlpha montrait que la majorité des gains sur le cash était obtenue grâce à un gain entre le close D et l'open D+1 sur les futures
  3. En 2014, un trader vétéran identifiait déjà sur Zerohedge des achats de Futures par la Fed, sur fond d'intervention. Point qui reste à éclaircir à l'aune du bilan.
  4. Une récente étude de Barclays vient de sortir et part dans les mêmes conclusions. La hausse depuis mars 2016 elle, se fait à moitié sur des achats de futures pour 60bn USD (achats banque centrale) et a moitié sur des couvertures de short, de même montant. Ce qui compense les 128 milliards de sortie des fonds par les investisseurs.
Personne n'y croit plus (depuis longtemps) pour les fondamentaux, mais le momentum des marchés, impulsé par les banques centrales, les grosses mains actives sur les Futures, et les phénomènes de suivi de tendance qui s'enclenchent, permettent au mouvement de ne pas se tarir.

Les objectifs basés sur l'analyse technique (puisque plus personne n'arrive vraiment à trouver son compte avec l'analyse fondamentale) sont tous à la hausse et entraînent donc la hausse.
Pendant ce temps, les baissiers trop focalisés sur le fondamental et non des moindres (Soros) rongent leur frein, en attendant un accident. Tant que le SP 500 n'est pas sous les 2080 durablement, la hausse aura de beaux jours devant elle.

20160815 - objkectifs SP500






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